Le patron de la banque créée avec les actifs de SVB appelle les clients à revenir

Le patron de Silicon Valley Bridge Bank, l'entité créée par les régulateurs américains pour succéder à Silicon Valley Bank (SVB) après sa faillite, a appelé mardi les clients à ramener leurs dépôts au sein de l'organisation au moment où les grandes banques américaines voient, elles, affluer les clients. (AFP)
Le patron de Silicon Valley Bridge Bank, l'entité créée par les régulateurs américains pour succéder à Silicon Valley Bank (SVB) après sa faillite, a appelé mardi les clients à ramener leurs dépôts au sein de l'organisation au moment où les grandes banques américaines voient, elles, affluer les clients. (AFP)
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Publié le Mercredi 15 mars 2023

Le patron de la banque créée avec les actifs de SVB appelle les clients à revenir

  • La situation profite aux plus grandes banques comme JPMorgan Chase et Bank of America, qui ont de leur côté vu affluer des clients et des dépôts au cours des derniers jours
  • Des clients venant de petites et moyennes banques ont aussi probablement transféré tout ou partie de leurs fonds «vers des acteurs majeurs que le gouvernement ne pourra pas, à leurs yeux, laisser faillir», selon un analyste

NEW YORK: Le patron de Silicon Valley Bridge Bank, l'entité créée par les régulateurs américains pour succéder à Silicon Valley Bank (SVB) après sa faillite, a appelé mardi les clients à ramener leurs dépôts au sein de l'organisation au moment où les grandes banques américaines voient, elles, affluer les clients.

SVB, devenue insolvable après des retraits massifs de clients, a été placée vendredi sous le contrôle des autorités, qui en ont confié la gestion à l'agence américaine chargée de garantir les dépôts (FDIC).

"Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour reconstruire, regagner votre confiance et continuer à soutenir l'économie de l'innovation", a écrit dans un message Tim Mayopoulos, nommé lundi à la tête du nouvel établissement par la FDIC.

La banque est en train de remettre en route ses différents systèmes, "accorde de nouveaux prêts et honore les solutions de crédits existantes", a-t-il affirmé.

"La première chose que vous pouvez faire pour soutenir l'avenir de cette institution est de nous aider à reconstituer notre base de dépôts, à la fois en laissant des dépôts auprès de la Silicon Valley Bridge Bank et en transférant les dépôts qui sont partis au cours des derniers jours", a-t-il plaidé.

La défaillance de SVB vendredi, la plus grosse faillite bancaire aux Etats-Unis depuis 2008, avait été précédée mercredi par la mise en liquidation de l'établissement Silvergate Bank, petite banque régionale devenue la destination favorite du milieu des cryptomonnaies, et a été suivie par la fermeture forcée dimanche de Signature Bank, 21e banque du pays.

Mouvements vers les grandes banques 

La situation profite aux plus grandes banques comme JPMorgan Chase et Bank of America, qui ont de leur côté vu affluer des clients et des dépôts au cours des derniers jours, selon deux sources proches du secteur.

Ces établissements ne vont pas activement à la recherche de nouveaux clients auprès de concurrents au vu du contexte, ont affirmé ces deux sources.

Mais elles accueillent les clients des banques fermées, ce qui représente des montants élevés, a souligné l'une d'entre elles.

Des clients venant de petites et moyennes banques ont aussi probablement transféré tout ou partie de leurs fonds "vers des acteurs majeurs que le gouvernement ne pourra pas, à leurs yeux, laisser faillir", avance Alexander Yokum, qui analyse les banques régionales pour le cabinet CFRA.

Les départs devraient toutefois dépendre des banques, de la composition de leur clientèle ou de leur implantation régionale, estime-t-il.

L'ampleur des mouvements ne saura probablement connue que quand les banques publieront leurs résultats trimestriels, en avril, ou si elles publient un rapport intermédiaire d'ici là, souligne Alexander Yokum.

Dans une note, l'agence de notation S&P Global Ratings a souligné n'avoir "pas vu d'éléments indiquant que les sorties de dépôts incontrôlables enregistrées dans quelques banques se soient largement répandues" dans les autres.

"Nous pensons que les mesures d'urgence annoncées par la Réserve fédérale (dimanche) ont permis aux banques de disposer de sources de liquidités supplémentaires en cas de besoin et ont probablement aussi réduit les chances que la question de la confiance devienne un problème pour un grand nombre de banques", est-il ajouté.

Sur la seule journée de jeudi, SVB avait reçu quelque 42 milliards de dollars d'ordres de retrait de la part de clients alarmés par la volonté de la banque de renflouer rapidement ses liquidités en levant des capitaux, après avoir vendu un portefeuille de titres financiers pour 21 milliards de dollars avec une perte de 1,8 milliard à la clef.

Dans un document boursier mardi, SVB a précisé que Goldman Sachs était l'acheteur de ce portefeuille.

La FDIC a garanti que tous les clients de la banque avant sa mise en faillite auraient accès à l'intégralité de leurs fonds, y compris au-delà de la limite habituelle des 250 000 dollars.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.