Le village patrimonial met en valeur les traditions d’AlUla

Rand Baniali, 15 ans, exhibe trois tenues différentes de la créatrice Salhah al-Chahrani, fondatrice des robes Therah. (Photo fournie)
Rand Baniali, 15 ans, exhibe trois tenues différentes de la créatrice Salhah al-Chahrani, fondatrice des robes Therah. (Photo fournie)
La céramiste Bayan Saoud. (Photo fournie)
La céramiste Bayan Saoud. (Photo fournie)
Hanadi Abou Kashim expose la collection de sa marque Abaq au marché d’Al-Qafila. (Photo fournie)
Hanadi Abou Kashim expose la collection de sa marque Abaq au marché d’Al-Qafila. (Photo fournie)
Hailah al-Enezi, 60 ans, propose des produits artisanaux exceptionnels. (Photo fournie)
Hailah al-Enezi, 60 ans, propose des produits artisanaux exceptionnels. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 17 mars 2023

Le village patrimonial met en valeur les traditions d’AlUla

  • Le marché d’Al-Qafila offre aux visiteurs un mélange éclectique de souvenirs et de produits artisanaux fabriqués localement
  • Parmi les produits de Hanadi Abou Kashim, on compte des savons, des crèmes, des bougies, du baume à lèvres et du henné – tous fabriqués à la main

DJEDDAH: Un village patrimonial a donné aux visiteurs du site de l’AlUla Camel Cup l’occasion de remonter le temps.
Le marché d’Al-Qafila offre aux visiteurs un mélange éclectique de souvenirs et de produits artisanaux fabriqués localement.
Hailah al-Enezi, 60 ans, est originaire d’AlUla. Elle a fondé la marque Bint Albadiyah. Elle vend des produits comme des tapis, des oreillers, des housses de coussin ainsi que des motifs décoratifs pour les abayas.
Elle déclare: «Les événements organisés par la Commission royale pour AlUla, comme l’AlUla Camel Cup, sont très importants.»
«On nous propose un espace pour vendre nos marchandises au village patrimonial. Les courses de chameaux font partie de notre patrimoine et de notre culture, mais nos arts et métiers traditionnels sont tout aussi importants.»
Elle se fait aider par sa fille pour créer des produits à base de laine de chameau, de mouton et de chèvre.
Elle participe également à la formation des jeunes à l’art traditionnel et considère qu’il est de son devoir de garder les vieilles traditions vivantes.
Elle ajoute: «Nous avons une richesse inestimable dans notre pays et je partagerai toujours mes connaissances avec tous ceux qui veulent apprendre.»
Elle a commencé à travailler à l’âge de douze ans après avoir appris les techniques de sa mère qui les avait elle-même héritées de sa famille.
Hanadi Abou Kashim, également née à AlUla, vend sa marque Abaq au marché. Parmi les produits, on compte des savons, des crèmes, des bougies, du baume à lèvres et du henné – tous fabriqués à la main.
Elle dit: «C’est ma passion et, grâce à cette plate-forme, de nombreux visiteurs en dehors d’AlUla achètent mes produits et les apprécient.»
Bayan Saoud, 30 ans, est une céramiste d’AlUla qui vend des tasses à café en terre cuite et des vases décoratifs. Elle a passé deux ans à perfectionner son art à Madrasat Addeera, l’école d’art de la vieille ville d’AlUla.
«C’est ma passion, soutient-elle, et cet art fait aussi partie intégrante de notre culture.»
«Une grande partie de mon travail est achetée par la jeune génération, qui adopte les traditions du passé. C’est très intéressant de pouvoir vendre nos produits à l’AlUla Camel Cup, où il y a des visiteurs en provenance du monde entier.»
La créatrice d’Alkhobar, Salhah al-Chahrani est la fondatrice de la marque Therahdresses, spécialisée dans les abayas décorées. Elle puise son inspiration dans les montagnes d’Abha.
Elle note: «L’AlUla Camel Cup est un véritable succès et le village patrimonial est un excellent moyen pour les personnes talentueuses de présenter leur travail.»


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Guggenheim Abu Dhabi fixe sa date d’ouverture en décembre

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  • Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira le 11 décembre, marquant une nouvelle étape dans le développement d’Abu Dhabi comme destination culturelle mondiale
  • Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le musée mettra à l’honneur l’art moderne et contemporain à travers une collection mêlant perspectives régionales et internationales

DUBAÏ : Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira officiellement ses portes le 11 décembre de cette année, a annoncé mardi le Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi.

Cette ouverture marque une étape majeure dans les efforts de l’émirat pour s’imposer comme une destination mondiale de l’art et de la culture.

Le musée d’art moderne et contemporain servira de plateforme d’échange artistique, avec pour ambition de présenter des perspectives mondiales variées tout en mettant en valeur les récits des Émirats arabes unis et de la région. Conçu pour susciter la curiosité autour de l’art moderne et contemporain, il entend mobiliser les nouvelles générations à travers des expositions, des programmes éducatifs et un dialogue culturel.

Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le Guggenheim Abu Dhabi rejoindra le Louvre Abu Dhabi, le Musée national Zayed, le Musée d’Histoire naturelle d’Abu Dhabi et teamLab Phenomena Abu Dhabi, renforçant ainsi le statut du quartier comme l’un des principaux pôles culturels au monde.

Membre du réseau de musées Guggenheim, qui comprend notamment ceux de New York, Venise et Bilbao, l’établissement d’Abu Dhabi a été développé avec une identité propre, ancrée dans l’histoire de l’émirat en tant que carrefour du commerce et des cultures.

Mohamed Khalifa Al-Mubarak, président du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi, a déclaré : « Le Guggenheim Abu Dhabi représente un moment décisif dans notre parcours culturel. Le musée est le fruit de la conviction profonde de l’émirat que la culture constitue le lien le plus durable entre les peuples et un pilier essentiel des sociétés tournées vers l’avenir. Il apporte de nouvelles perspectives sur l’art moderne et contemporain, en mettant en lumière des œuvres venues des quatre coins du monde.

En tant qu’élément clé du quartier culturel de Saadiyat, le musée créera de nouvelles opportunités de transformation en matière d’apprentissage, de créativité et d’échanges culturels, inspirant les générations futures à explorer leur propre potentiel. Ici, chacun trouvera sa place et pourra se reconnaître dans les récits racontés par le musée, en découvrant des idées et des voix artistiques venues du monde entier. »

La Dre Mariet Westermann, directrice générale de la Fondation Solomon R. Guggenheim, a déclaré : « La Fondation Guggenheim est fière et heureuse d’être un partenaire de longue date du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi dans la création d’un musée d’art contemporain d’une ambition et d’une envergure exceptionnelles. La collection du musée est à la fois profondément ancrée dans son territoire et résolument internationale, centrée sur la région tout en réunissant des œuvres provenant de tous les continents. À travers les nombreuses histoires qu’il racontera et fera découvrir, le Guggenheim Abu Dhabi sera une source d’émerveillement, un lieu de rencontre et un espace de curiosité et de joie pour les habitants des Émirats arabes unis comme pour les visiteurs du monde entier. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Mon chat s'appelle Zizou»: à Paris, les supporters ont accueilli le sélectionneur Zidane

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  • Zidane: Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018
  • "Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner"

PARIS: Et soudain, une porte coulisse, laissant entrevoir la silhouette de la légende de l'équipe de France. Tout juste nommé sélectionneur des Bleus, 20 ans après la fin de sa carrière de joueur, Zinédine Zidane s'arrête devant la centaine de supporters, patientant pour une photo ou un autographe de l'homme du jour.

"J'ai rencontré Zidane, le maillot est signé", se réjouit Romain, 29 ans, portant à la fois la tunique des Bleus sur le dos, et tenant dans la main celle de la Coupe du monde 2006, qui avait marqué la fin de l'ère "ZZ" en équipe de France.

De ce Mondial, Milya, 10 ans, en a visionné récemment "le coup de boule", image aussi triste que célèbre de l'ancien meneur de jeu, exclu lors de la finale perdue contre l'Italie pour son geste sur Marco Materazzi.

Bien sur, la petite fille n'a pas connu Zinédine Zidane joueur mais "Papa est un grand fan". A tel point qu'à la maison, le poisson rouge s'appelle "Zizou" et le chat "OM".

"On venait pour un week-end de deux jours et on s'est dit qu'on allait être là, raconte à l'AFP sa mère Cindy, 35 ans et coordinatrice d'un habitat inclusif, on est tous fans de foot dans la famille, mais aussi de l'OM, donc Zidane, ça a du sens", reprend-elle, installée près des barrières posées en face du siège de la Fédération française de football, dans le 15e arrondissement de Paris.

"Une histoire du foot" 

Chez Xavier aussi, on a "appelé le chat Zizou", de quoi perturber son fils Hugo, 7 ans, qui apprendra à connaître davantage le champion du monde 98 comme celui qui accompagnera Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé ou encore Bradley Barcola.

Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018.

"Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner".

"Quand on voit comment se structure l'Espagne (sacrée au Mondial-2026, ndlr), le challenge sera là, complète Fabrice, cadre de 54 ans, il faudra voir comment structurer une équipe avec un fort potentiel".

Ce dernier a vécu en 1998, depuis le Stade de France, la finale qui avait sacré les Français pour la première fois, avec un doublé du natif de Marseille. Un souvenir qui a évidemment marqué d'autres supporters réunis à Paris.

Les drapeaux s'agitent, et les membres de l'association des "Irrésistibles français" lancent une Marseillaise ou encore des chants pour patienter. Autour d'eux, certains passants s'arrêtent par curiosité, quand une compagnie de CRS, venue de Marseille, veille au bon déroulement de l'attente, qui a pris fin ce mardi.

"C'est une histoire du football français que l'on voit aujourd'hui, reprend Romain, employé dans la communication, Zidane c'est la France mais aussi au delà. J'ai grandi avec lui, les premiers matches que j'ai suivis étaient avec lui".

Les prochains le seront avec Zinédine Zidane le sélectionneur.

 


L’UNESCO inscrit six sites de la région MENA sur la Liste du patrimoine mondial

Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
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  • Une procédure d’urgence qui reflète l’impact des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises

DUBAÏ : Du premier site naturel des Émirats arabes unis inscrit au patrimoine mondial aux sites historiques de Palestine et du Liban, six nouveaux sites du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les nouveaux sites inscrits sont : Wadi Wurayah à Fujaïrah, la réserve marine d’Aqaba en Jordanie, le château d’Alamut et les fortifications associées en Iran, le village tunisien de Sidi Bou Saïd, les châteaux du Mont Amel au Liban et Sebastia en Palestine.

Le comité a également approuvé l’inscription du paysage migratoire de Boma-Badingilo, au Soudan du Sud, selon une procédure d’urgence, tout comme les châteaux du Mont Amel et Sebastia.

L’UNESCO a indiqué que cette procédure d’urgence reflétait l’impact croissant des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises, qui mettent gravement en péril le patrimoine culturel et naturel. Les trois sites ont ainsi été ajoutés à la Liste du patrimoine mondial en péril.

Par ailleurs, le comité a inscrit trois sites déjà classés sur la Liste du patrimoine mondial en péril, estimant que les valeurs pour lesquelles ils avaient été reconnus étaient désormais menacées. Il s’agit de l’ancienne cité de Chersonèse taurique et sa chôra en Ukraine, du centre historique de Paramaribo au Suriname et de Tyr, au Liban. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com