Trump assure qu'il va être «arrêté» mardi et appelle à des manifestations

Donald Trump, actuellement en campagne pour la primaire républicaine en vue de la présidentielle de 2024, tiendra un meeting samedi prochain à Waco, au Texas (Photo, AN).
Donald Trump, actuellement en campagne pour la primaire républicaine en vue de la présidentielle de 2024, tiendra un meeting samedi prochain à Waco, au Texas (Photo, AN).
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Publié le Dimanche 19 mars 2023

Trump assure qu'il va être «arrêté» mardi et appelle à des manifestations

  • Donald Trump, en campagne pour la primaire républicaine en vue de la présidentielle de 2024, tiendra un meeting samedi prochain à Waco, au Texas
  • Vendredi, l'un des avocats de Donald Trump, Joseph Tacopina, avait indiqué à des médias que son client se «rendrait» à la justice new-yorkaise s'il devait être inculpé

NEW YORK: Donald Trump a assuré samedi qu'il allait être "arrêté" mardi et a appelé à des manifestations, avant une possible inculpation concernant une affaire de paiement juste avant la présidentielle de 2016, pour acheter le silence d'une actrice pornographique avec laquelle il aurait eu une liaison.

"Le candidat du parti républicain" à la primaire pour la présidentielle de 2024 "et ancien président des Etats-Unis d'Amérique va être arrêté mardi de la semaine prochaine", a lancé Donald Trump sur son réseau social Truth Social en lettres majuscules, comme il en est coutumier.

"Manifestez, reprenez notre nation!", a ajouté M. Trump, dans un message dont la tonalité rappelle ceux publiés avant l'assaut du 6 janvier 2021 contre le Capitole américain, qu'il est accusé d'avoir incité.

L'inculpation d'un ancien président américain serait inédite aux Etats-Unis.

Même si elle n'empêcherait pas Donald Trump de rester candidat à la présidence, le caractère explosif d'une telle décision judiciaire pourrait avoir des conséquences incertaines sur la campagne -- en le mettant en difficulté face à ses rivaux républicains, ou au contraire en stimulant sa base.

Sollicitée par l'AFP, l'une des avocates de Donald Trump, Susan Necheles, a répondu que son client avait décidé de s'exprimer "sur la base d'informations de presse" publiées depuis quelques jours sur une possible inculpation la semaine prochaine.

"Comme il s'agit d'une poursuite politique, le bureau du procureur du district (de Manhattan, ndlr) a recours à des fuites à la presse plutôt que de communiquer avec les avocats du président Trump comme cela devrait être le cas normalement", a dénoncé Mme Necheles.

Les rumeurs sur une éventuelle inculpation au pénal se sont multipliées depuis que M. Trump a été invité à témoigner devant un grand jury -- un panel de citoyens doté de larges pouvoirs d'enquête et chargé d'entériner une mise en examen. Un signe possible de la volonté du parquet de poursuivre l'ancien président dans l'affaire dite "Stormy Daniels".

«Manifestez!»

En cause, 130.000 dollars versés à cette actrice et réalisatrice de films pornographiques, Stephanie Clifford de son vrai nom, pour -- accuse la justice new-yorkaise -- acheter son silence et ainsi ne pas porter préjudice au candidat Trump lors de la présidentielle de novembre 2016, finalement remportée par le milliardaire républicain contre Hillary Clinton.

Le versement de cette somme, en soi légal, pose problème car le parquet de New York considère qu'il s'agit d'un don dissimulé à la campagne du président, en violation des lois de financement électoral.

Quelques heures après sa première publication samedi, Donald Trump a renouvelé son appel: "Il faut sauver l'Amérique, manifestez, manifestez, manifestez!!!"

Ces messages font écho à celui qu'il avait lancé fin 2020, convaincu qu'il s'était fait "voler" l'élection face à Joe Biden, pour que ses partisans manifestent à Washington le 6 janvier 2021, prélude à leur assaut contre le Capitole américain, siège du pouvoir législatif, qui avait choqué l'Amérique et le monde.

Banni de Twitter et d'autres grands réseaux sociaux dans la foulée de ce qui avait été perçu comme une incitation à la violence, il a récemment été réintégré au réseau à l'oiseau bleu, ainsi qu'à Youtube et Facebook.

"L'annonce de l'ancien président ce matin est dangereuse", a taclé la démocrate Nancy Pelosi, qui présidait la Chambre des représentants au moment de l'attaque contre le Capitole. Elle l'a accusé de vouloir "continuer à faire les gros titres et provoquer ses partisans".

Procureur démocrate «corrompu»

Donald Trump, qui tiendra un meeting samedi prochain à Waco, au Texas, a qualifié sur Truth Social les services du procureur de Manhattan, le démocrate Alvin Bragg, de "corrompus et très politiques".

Et le président républicain de la Chambre, Kevin McCarthy, a dénoncé sur Twitter un "abus de pouvoir scandaleux par un procureur de district extrémiste qui laisse courir des criminels violents tout en voulant assouvir une vengeance politique contre le président Trump".

Visé dans plusieurs affaires judiciaires, l'ancien président républicain (2017-2021) n'a encore jamais été inculpé.

C'est son ancien avocat personnel Michael Cohen, devenu l'un de ses pires ennemis, qui s'était chargé d'effectuer le versement des 130.000 dollars à Mme Clifford pour qu'elle taise cette supposée relation de 2006 avec Donald Trump. Déjà condamné dans cette affaire, M. Cohen a témoigné au moins à deux reprises devant le grand jury la semaine dernière.

Le milliardaire Elon Musk, qui a permis la réintégration de l'ancien président sur Twitter, a quant à lui estimé samedi qu'en cas d'arrestation, "Trump sera(it) réélu dans une victoire écrasante" en novembre 2024.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.