L'Egypte accueille des pourparlers israélo-palestiniens pour ramener le calme

Un manifestant palestinien tient un drapeau national alors que d'autres brûlent des pneus lors d'une petite manifestation appelée par le Hamas à l'est de la ville de Gaza près de la frontière avec Israël le 19 mars 2023 contre ces pourparlers (Photo, AFP).
Un manifestant palestinien tient un drapeau national alors que d'autres brûlent des pneus lors d'une petite manifestation appelée par le Hamas à l'est de la ville de Gaza près de la frontière avec Israël le 19 mars 2023 contre ces pourparlers (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 19 mars 2023

L'Egypte accueille des pourparlers israélo-palestiniens pour ramener le calme

  • Des responsables américains et jordaniens vont également participer à cette rencontre dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh
  • L'Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui regroupe plusieurs factions palestiniennes mais pas le Hamas, participe aux négociations avec Israël

LE CAIRE: L'Egypte accueille dimanche des représentants israéliens et palestiniens pour tenter de ramener le calme après la récente flambée de violence en Cisjordanie occupée, selon le ministère égyptien des Affaires étrangères.

Des responsables américains et jordaniens vont également participer à cette rencontre dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, afin de "soutenir le dialogue entre Israéliens et Palestiniens pour mettre fin aux mesures unilatérales et au cycle de violences", selon la même source.

À Aqaba en Jordanie fin février, Israéliens et Palestiniens s'étaient engagés à oeuvrer pour une "désescalade". Ils se retrouvent à Charm el-Cheikh après la mort depuis le début de l'année de 86 Palestiniens, 13 Israéliens et une Ukrainienne, selon un décompte de l'AFP de sources officielles israéliennes et palestiniennes.

L'Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui regroupe plusieurs factions palestiniennes mais pas le Hamas, participe aux négociations avec Israël, dirigé par l'un des gouvernements les plus à droite de l'histoire du pays, formé en décembre par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Mais dans les Territoires occupés, la participation de l'OLP suscite les critiques: des rassemblements ont eu lieu dans la bande de Gaza sous blocus tandis que des appels à manifester ont été lancés en Cisjordanie occupée.

Pour Moussa Abou Marzouq, haut cadre du Hamas à Gaza, le mouvement islamiste "a fait le choix de l'escalade de la résistance contre l'occupation" et "s'oppose au sommet de Charm el-Cheikh comme à tous les sommets qui visent à calmer la situation".

"L'ennemi sioniste utilise ces sommets pour mener plus d'attaques", renchérit un communiqué du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche) et du Djihad islamique.

Les dirigeants palestiniens "doivent être responsables" et "quitter les négociations d'Aqaba et de Charm el-Cheikh", a affirmé à l'AFP un dirigeant du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP).

L'Egypte, sa diplomatie et surtout ses services de renseignement, sont régulièrement sollicités pour intervenir dans la question palestinienne: premier pays arabe à avoir signé la paix avec Israël en 1979, et voisin de la bande de Gaza, Le Caire reçoit tout autant les chefs de gouvernement israéliens que les dirigeants des différents partis palestiniens.

Jeudi, quatre Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens à Jénine en Cisjordanie où 20 Palestiniens sont morts cette année. Et samedi, une roquette tirée de Gaza a atterri en Israël sans faire de victime, selon l'armée israélienne.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.