Report subit du passage à l'heure d’été au Liban: des perturbations en vue

Le Premier ministre Najib Mikati a pris la décision de reporter l'adoption de l'heure d'été à la nuit du 20 au 21 avril, au lieu de la nuit du samedi 25 au 26 mars, à la demande du président du Parlement Nabih Berri. (AFP)
Le Premier ministre Najib Mikati a pris la décision de reporter l'adoption de l'heure d'été à la nuit du 20 au 21 avril, au lieu de la nuit du samedi 25 au 26 mars, à la demande du président du Parlement Nabih Berri. (AFP)
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Publié le Samedi 25 mars 2023

Report subit du passage à l'heure d’été au Liban: des perturbations en vue

  • Au Liban, la décision de Mikati de reporter le passage à l’heure d’été a pris de court les sociétés de télécommunication et les compagnies d’aviation civile, obligées de s’adapter
  • Décider à la dernière minute de renoncer au passage à l’heure d’été, dans un pays qui l’applique habituellement, est du jamais vu

BEYROUTH: Le Premier ministre Najib Mikati a pris la décision de reporter l'adoption de l'heure d'été à la nuit du 20 au 21 avril, au lieu de la nuit du samedi 25 au 26 mars, à la demande du président du Parlement Nabih Berri.

Adoptée à la suite d’une courte discussion entre ces deux responsables, cette mesure qui n’a pas été expliquée, et semble avoir été prise in-extremis pour faciliter le temps du jeûne à la communauté musulmane, a créé des perturbations à plusieurs niveaux, à commencer par une confusion horaire due au fait que les appareils électroniques sont programmés pour passer à l’heure d’été dimanche. 

Le président de la Chambre des députés lance à Mikati “L'Égypte et tous les autres pays arabes maintiennent l'horloge telle quelle. Faisons-le à partir de maintenant et jusqu'à la fin du Ramadan. Nous reviendrons ensuite en arrière”.

“J'ai déjà soumis la proposition, c'est ce que je veux, un report au dernier samedi d'avril, mais c’est trop tard. Il y a des vols et tout un tas de problèmes”, lui répond le Premier ministre .

La décision de Mikati annule celle de la dernière réunion ministérielle du 7 mars, qui avait décidé de maintenir telles quelles les heures d'hiver et d'été, même si l'avance de l'horloge coïncide avec le mois du Ramadan.

"La première fois" qu'une telle décision est prise dans le pays, relève le quotidien An-Nahar

Le gouvernement a fait savoir qu'"exceptionnellement", ce changement de rythme n'aurait pas lieu ce week-end, de manière à "alléger d’une heure le jeûne du mois sacré du ramadan".

Le passage à l’heure d’été a lieu chaque année au Liban, lors du dernier week-end du mois de mars. L’idée principale serait de mieux profiter des heures de soleil et de réduire les dépenses énergétiques. Ces bénéfices sont néanmoins remis en question par des études scientifiques.

Décider à la dernière minute de renoncer au passage à l’heure d’été, dans un pays qui l’applique habituellement, est du jamais vu.

Au Liban, la décision de Mikati de reporter le passage à l’heure d’été a pris de court les sociétés de télécommunication et les compagnies d’aviation civile. Ces dernières sont obligées de s’adapter.

Dans un communiqué, la compagnie aérienne Middle East Airlines qui avait émis les billets d’avion pour des vols prévus à partir de dimanche sur base de la nouvelle heure, a déjà annoncé avancer d'une heure l'horaire de départ de tous ses vols: du 25-26 mars à minuit jusqu'au 20-21 avril 2023 à minuit. 

On ne sait pas encore si les horaires des appareils numériques et des systèmes internationaux seront automatiquement ajustés au Liban, indépendamment de la décision.

Samedi, l’opérateur local de téléphonie mobile, Touch, priait ses usagers, dans un message SMS, de mettre leurs téléphones en mode manuel pour éviter le basculement automatique de l’heure sur leurs appareils. 


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: l'armée entre au camp de proches de jihadistes d'al-Hol 

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  • Les forces kurdes avaient annoncé mardi avoir été "contraintes de se retirer" du camp pour défendre leurs régions menacées par l'armée, avant l'annonce d'un cessez-le-feu
  • Il s'agit du plus grand camp de prisonniers établi par les forces kurdes, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, avec l'aide de la coalition internationale antijihadiste. Le groupe jihadiste a été défait en 2019 en Syrie

SYRIE: L'armée syrienne est entrée mercredi matin dans l'immense camp de détention d'al-Hol (nord-est), qui abrite des familles de jihadistes du groupe Etat Islamique (EI) et dont les forces kurdes s'étaient retirées la veille, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Le correspondant a vu un grand nombre de soldats ouvrir la barrière métallique et entrer à pied dans le camp, alors que d'autres en gardaient l'entrée.

Al-Hol, situé dans une région désertique de la province de Hassaké, abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités, parmi lesquels des Occidentaux.

Les forces kurdes avaient annoncé mardi avoir été "contraintes de se retirer" du camp pour défendre leurs régions menacées par l'armée, avant l'annonce d'un cessez-le-feu.

Il s'agit du plus grand camp de prisonniers établi par les forces kurdes, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, avec l'aide de la coalition internationale antijihadiste. Le groupe jihadiste a été défait en 2019 en Syrie.

Le ministère syrien de la Défense avait annoncé mardi être "entièrement prêt à prendre la responsabilité du camp d'al-Hol et des prisons" de jihadistes dans la région.

L'émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, avait pour sa part estimé que "la mission initiale" des combattants kurdes, la lutte antijihadiste, était terminée et que le nouveau pouvoir syrien était désormais capable de contrôler les centres de détention de l'EI établis par les Kurdes.

En vertu d'un accord avec les Kurdes, l'armée s'était déployée lundi dans de vastes parties du nord et du nord-est de la Syrie dont les forces kurdes se sont retirées.

L'accord prévoit que l'Etat syrien devienne "responsable" des prisonniers de l'EI et que l'administration kurde chargée de ce dossier soit "intégrée aux institutions étatiques".

Le ministère syrien de l'Intérieur a annoncé "prendre les mesures nécessaires en coordination avec la coalition internationale pour maintenir la sécurité" des centres de détention.

Des milliers d'ex-jihadistes, dont de nombreux étrangers, sont détenus dans sept prisons et des dizaines de milliers de membres de leurs familles vivent dans deux camps établis par les forces kurdes dans le nord de la Syrie, al-Hol et Roj.