Colère au Liban après la décision de dernière minute du Premier ministre de retarder l’heure d’été

Les institutions libanaises ont pris samedi des positions divergentes sur la décision de reporter d’un mois le début de l’heure d’été (Photo, AFP/Dossier).
Les institutions libanaises ont pris samedi des positions divergentes sur la décision de reporter d’un mois le début de l’heure d’été (Photo, AFP/Dossier).
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Publié le Dimanche 26 mars 2023

Colère au Liban après la décision de dernière minute du Premier ministre de retarder l’heure d’été

  • Cette décision pousse les musulmans du pays à changer les heures de jeûne pendant le Ramadan
  • Les institutions libanaises ont pris samedi des positions divergentes sur la décision

BEYROUTH : Une décision soudaine du Premier ministre libanais par intérim Najib Mikati de reporter le début de l’heure d’été d’un mois s’est transformée en un différend politique majeur, mettant de côté la grave crise économique du pays. 

Malgré les avertissements consécutifs du FMI sur l’état de l’économie libanaise, la dernière controverse politique autour du report de l’heure d’été du 25 mars au 21 avril domine le débat dans le pays. 

La contestation au sujet de l’heure d’été implique également des différences religieuses et sectaires et survient alors que les musulmans commencent le mois sacré du Ramadan. Cela signifie donc que ceux qui jeûnent devraient rompre leur jeûne une heure plus tôt que prévu. 

Les institutions ont pris samedi des positions divergentes sur la décision. Un média a même déclaré qu’il «ne respectera pas la décision et s’engagera à suivre le temps universel.»

 Selon un observateur politique, le conflit reflète un «vide politique, étant donné qu’une décision absurde a été expliquée de manière sectaire.»

Cela a montré «la perte de confiance dans la classe politique dirigeante ainsi que l’ampleur de  l’indifférence dans laquelle peut se glisser la politique au Liban.» 

Le report a semé la confusion parmi les institutions travaillant avec d’autres États, notamment l’aéroport international, les banques et les réseaux de téléphonie mobile qui s’adaptent à l’heure d’été chaque année. 

Les compagnies aériennes ont été contraintes de reprogrammer leurs vols et les deux principaux réseaux mobiles du pays ont envoyé un message à leurs abonnés respectifs, leur demandant de «régler manuellement l’heure sur leurs téléphones portables avant minuit afin d’éviter le changement d’heure sur leurs écrans.»

Le secrétaire général des écoles catholiques, le père Youssef Nasr, a déclaré : «Les établissements d’enseignement privé et la Fédération des établissements privés respecteront la décision de Mikati jusqu’à ce qu’elle soit annulée.»

La décision de Mikati a provoqué le sarcasme sur les plateformes de réseaux sociaux. Un militant politique a déclaré : «Nous sommes dans la République de la perte du temps.»

Un autre a déclaré : «Il semble que la connexion du Liban au système international n’est pas importante.»

D'autres ont averti que la décision «a été prise par des dirigeants qui ne reconnaissent pas la présence d'autres personnes dans le pays».

Le député du Mouvement patriotique libre, Saeed Nasr, a déclaré lors d'une conférence de presse : «Une telle décision entraîne de nombreux problèmes et perturbations dans les logiciels, les applications et les appareils électroniques qui dépendent de l'heure d'été dans leurs opérations, entraînant ainsi des erreurs dans le réglage des heures et des dates, retardant la production et les processus de livraison. Ceci affecterait éventuellement les banques et les paiements SWIFT.»

Entre temps, au milieu d'un conflit politique sur le report - avec l'opposition à la décision menée par les députés FPM et le député Nadim Gemayel - le Cabinet libanais doit tenir une session lundi pour discuter de l'augmentation des salaires et des incitations à la suite de l'effondrement des salaires des secteurs public et privé. 

Des membres de l'armée à la retraite devraient manifester sur la place Riad Al-Solh, à Beyrouth, lors de la réunion du Cabinet, à la suite d’un mouvement similaire plus tôt cette semaine.

Les représentants des vétérans ont déclaré que l'appel à manifester est survenu après que les négociations avec le gouvernement n'aient pas répondu à leurs revendications fondamentales, en particulier au sujet des salaires justes et légaux et d’une augmentation des prestations médicales et éducatives.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Frappes israéliennes sur le sud du Liban parallèlement aux négociations de Rome

Un cratère laissé par une frappe aérienne israélienne menée durant la nuit, qui a visé une maison dans le secteur de Bourj al-Chamali, près de Tyr, le 6 août 2026. (AFP)
Un cratère laissé par une frappe aérienne israélienne menée durant la nuit, qui a visé une maison dans le secteur de Bourj al-Chamali, près de Tyr, le 6 août 2026. (AFP)
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  • Israël a intensifié ses frappes dans le sud du Liban, ciblant notamment Bourj al-Chamali et Mansouri, tandis que deux soldats israéliens ont été tués dans la région
  • Malgré cette escalade, Israël et le Liban poursuivent à Rome des négociations sous médiation américaine, alors que le Hezbollah rejette l'accord prévoyant son désarmement

BEYROUTH: Israël a mené dans la nuit une série de frappes contre deux localités du sud du Liban, alors que l'armée israélienne a annoncé jeudi la mort de deux de ses soldats, parallèlement à la poursuite des négociations entre les deux pays à Rome.

L'Agence nationale d'information (ANI) libanaise a indiqué que "l'ennemi israélien a intensifié ses attaques" dans la région de Tyr, en menant depuis la nuit de mercredi "une série de frappes aériennes et de bombardements".

Des drones israéliens ont frappé un quartier du village de Bourj al-Chamali avant une nouvelle frappe aérienne contre le même site, faisant quatre blessés, a ajouté l'agence de presse.

Selon la même source, l'aviation israélienne a également visé Mansouri, à une dizaine de kilomètres plus au sud, dont les habitants avaient reçu mardi un ordre d'évacuation.

Mardi, l'armée israélienne avait annoncé avoir mené des frappes contre le sud du Liban en réponse à ce qu'elle a qualifié de "violation flagrante du cessez-le-feu" par le Hezbollah pro-iranien.

Une personne a été tuée et douze autres blessées mercredi dans une frappe israélienne ayant visé une salle de prière située dans un cimetière de la localité de Tebnine, selon le ministère libanais de la Santé.

Cette escalade intervient après l'annonce, jeudi matin, de la mort de deux soldats israéliens dans le sud du Liban, les premières pertes enregistrées par l'armée israélienne dans cette région depuis plus d'un mois. Le Hezbollah n'a pas réagi dans l'immédiat.

Le Liban et Israël tiennent depuis mardi à Rome un septième cycle de négociations directes sous médiation américaine.

Les deux pays ont conclu en juin un accord-cadre prévoyant le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région.

Le Hezbollah rejette cet accord et refuse de déposer les armes.

Depuis le début de la guerre, plus de 4.300 personnes ont été tuées au Liban, tandis que 38 soldats israéliens et un contractuel civil ont perdu la vie.


Le chef de la diplomatie saoudienne participe à des discussions régionales en Jordanie sur la sécurité maritime et la désescalade

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a participé mercredi en Jordanie à une réunion avec ses homologues régionaux afin de discuter des efforts visant à désamorcer les tensions. (KSAMOFA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a participé mercredi en Jordanie à une réunion avec ses homologues régionaux afin de discuter des efforts visant à désamorcer les tensions. (KSAMOFA)
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  • La réunion de quatre parties régionales à Amman a réuni le prince Faisal avec les ministres égyptien, turc et pakistanais

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a participé mercredi à Amman à une réunion avec ses homologues régionaux afin d'examiner les moyens de réduire les tensions, de renforcer la coordination et de préserver la sécurité maritime.

Cette réunion des quatre parties régionales s'est tenue dans la capitale jordanienne et a réuni le prince Faisal, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Pakistan, Ishaq Dar, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, ainsi que le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan.

Les ministres ont passé en revue les derniers développements régionaux et ont souligné l'importance de renforcer la coordination et de maintenir une approche commune face aux enjeux actuels de la région.

Ils ont également insisté sur la nécessité d'efforts conjoints pour garantir la sécurité de la navigation dans le détroit d'Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb, préserver la liberté de navigation et soutenir la stabilité des chaînes d'approvisionnement mondiales ainsi que des marchés de l'énergie.

Les ministres ont salué l'initiative de l'Arabie saoudite visant à créer une alliance multinationale de défense maritime destinée à renforcer la sécurité en mer, protéger les voies navigables internationales et faire face aux menaces pesant sur le transport maritime et le commerce mondial.

Les discussions ont également porté sur les efforts visant à apaiser les tensions régionales et à répondre aux défis sécuritaires persistants. Les ministres ont souligné l'importance des solutions diplomatiques et du soutien aux efforts de médiation menés par le Pakistan et le Qatar.

Ils ont enfin réaffirmé la nécessité de respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale des États dans le cadre des efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le Conseil des ministres saoudien souligne que le dialogue est essentiel à la désescalade régionale

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
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  • Les ministres soulignent l’importance de déployer tous les efforts possibles pour parvenir à un apaisement.

RIYAD : Le gouvernement saoudien a réaffirmé que le dialogue demeure indispensable pour parvenir à une désescalade, alors que des informations faisant état de progrès dans les discussions ont été rapportées mardi, laissant entrevoir un possible accord visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, qui a présidé la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à Djeddah, a souligné l’importance de tout mettre en œuvre pour instaurer un climat d’apaisement, ouvrant la voie à des solutions diplomatiques garantes de la sécurité et de la stabilité régionales.

Washington et Téhéran sont engagés dans une guerre régionale intense depuis le 28 février, date à laquelle Israël et les États-Unis ont lancé des attaques contre l’Iran, entraînant l’assassinat du guide suprême du pays.

Un responsable américain a évoqué la possibilité qu’un accord avec l’Iran soit conclu dès mercredi, ce qui pourrait permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.

Le détroit avait été fermé par l’Iran après l’effondrement d’un protocole d’accord signé entre Washington et Téhéran, qui avait brièvement permis la reprise du trafic maritime dans cette voie navigable stratégique.

Le prince héritier a également informé le Conseil des ministres de son entretien téléphonique, tenu durant le week-end, avec le président américain Donald Trump.

« Son Altesse Royale a souligné la nécessité de privilégier le dialogue pour réduire les tensions, ainsi que l’importance de déployer tous les efforts possibles afin de parvenir à une trêve ouvrant la voie à des solutions diplomatiques », a rapporté samedi l’Agence de presse saoudienne (SPA), peu après l’échange entre les deux dirigeants.

Le Conseil des ministres a par ailleurs salué le soutien international croissant et la participation accrue à la coalition multinationale de défense maritime lancée par l’Arabie saoudite.

Le Royaume et treize autres pays ont créé cette coalition jeudi afin de protéger la navigation dans les principales voies maritimes du Moyen-Orient.

Selon le ministère saoudien de la Défense, la Coalition multinationale de défense maritime s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité maritime, protéger les routes maritimes internationales et faire face aux menaces pesant sur la navigation et le commerce mondial.

Toujours selon la SPA, cette coalition reflète le rôle de premier plan du Royaume dans le renforcement de la sécurité et de la stabilité aux niveaux régional et international.

Elle renforce la coopération multilatérale entre les États et établit un cadre destiné à protéger les voies maritimes internationales, les routes commerciales et les approvisionnements énergétiques face aux menaces croissantes en mer Rouge, dans le détroit de Bab el-Mandeb et dans le golfe d’Aden. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com