Crise en Israël: Des voix juives s'élèvent en France

Des manifestants affrontent la police lors d'un rassemblement contre la réforme judiciaire du gouvernement israélien à Tel Aviv, le 27 mars 2023 (Photo, AFP).
Des manifestants affrontent la police lors d'un rassemblement contre la réforme judiciaire du gouvernement israélien à Tel Aviv, le 27 mars 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 28 mars 2023

Crise en Israël: Des voix juives s'élèvent en France

  • Réputé pour son soutien inconditionnel à Israël, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) avait appelé lundi à «suspendre» la réforme judiciaire
  • La diaspora entretient des relations compliquées avec l'Etat hébreu, souvent passionnelles

PARIS: Certains évoquent une "brisure", d'autres une "déchirure". Au sein de la communauté juive française, la plus importante d'Europe, les angoisses et les interrogations face à la crise en Israël s'expriment de plus en plus ouvertement - et publiquement-.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a certes annoncé lundi une "pause" dans le processus d'adoption de la réforme de la justice qui a jeté des centaines de milliers d'Israéliens dans la rue depuis trois mois. Mais la crise est loin d'être résolue.

"Où va Israël ?", "Judaïsme et démocratie", "La démocratie est en danger en Israël" : les titres des émissions, des débats, ou des tribunes qui fleurissent dans la presse française depuis quelques semaines sont révélateurs.

Au sein de la diaspora juive française, souvent classée à droite bien que très hétérogène, et traditionnellement prudente de peur d'être accusée de "double allégeance" ou de déchaîner l'antisémitisme, des voix s'élèvent pour critiquer la politique du gouvernement Netanyahou, le plus à droite de l'histoire du pays.

Réputé pour son soutien inconditionnel à Israël, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) avait appelé lundi à "suspendre" la réforme judiciaire et à "rétablir au plus vite le calme et le dialogue avec toute la société".

Le communiqué, pourtant mesuré, a immédiatement entraîné un flot de réactions sur twitter, le Crif se voyant prié de se mêler de ses affaires, ou étant au contraire salué pour sa prise de position.

"Israël a plus que jamais besoin d'entendre les voix de la diaspora juive", martèle la rabbin Delphine Horvilleur, pour qui ce qui se joue actuellement touche fondamentalement au caractère juif et démocratique de l'État hébreu.

"L'argument 'ça ne te regarde pas, tu ne vis pas en Israël' est irrecevable", s'insurge cette figure de la mouvance libérale. Elle parle de "brisure" et dénonce le "kidnapping idéologique" du judaïsme par les "nationalistes messianiques" désormais en poste dans le gouvernement Netanyahou.

Bascule

"La diaspora anglo-saxonne avait déjà pris les devants, mais la communauté juive française, qui s'est longtemps refusée à critiquer le gouvernement israélien, se l'autorise aujourd'hui. Quelque chose a bougé, beaucoup se sentent le devoir de parler", estime Mme Horvilleur.

Dans une tribune publiée il y a quelques jours dans le Monde, l'homme d'affaires Maurice Lévy, président du conseil de surveillance du groupe Publicis, exhortait Benyamin Netanyahou à "ne pas fracturer la communauté juive à travers le monde" et à "préserver la démocratie israélienne".

Avant lui, un collectif d’intellectuels et d’artistes dont le philosophe Raphael Zagury-Orly mettait en garde contre "l’avènement sournois d’un régime autocratique illibéral" en Israël.

La diaspora entretient des relations compliquées avec l'État hébreu, souvent passionnelles.

"On a tous un lien avec Israël, et tous les Juifs de France sont un peu aux aguets, tellement tout bouge tout le temps là-bas", sourit Vanessa, enseignante dans une école juive à Nice (sud-est), qui, "très religieuse", admet toutefois ne pas suivre la crise entraînée par la réforme judiciaire.

"Israël est un pays que j'admire, qui me fait tourner la tête", raconte pour sa part Yael Sibony, une enseignante de 50 ans à Aix-en-Provence (Sud). "Mais ce qui se passe est effrayant. C'est un pays où on est censé se sentir protégé, or la démocratie est menacée, des lignes sont en train d'être franchies", déplore-t-elle.

Dans ces "lignes" qu'elle énumère, il n'y a pas que la réforme judiciaire contestée. Les saillies racistes à répétition contre les Palestiniens du ministre des Finances Bezalel Smotrich, et les événements d'Huwara fin février -des colons avaient attaqué un village palestinien pour venger la mort de deux d'entre eux-, ont marqué pour certains juifs une "bascule".

Sur la radio France Culture samedi, l'historien Elie Barnavi, ancien ambassadeur d'Israël en France, estimait que, même si la question palestinienne n'est pas prioritaire pour les manifestants en Israël, "derrière la réforme judiciaire, il y a tout un tas de questions qui étaient dormantes et qui font surface. Rien ne sera plus pareil".


Mondial-2026: «On est là où on voulait être», se réjouit Didier Deschamps

  • Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0
  • "Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien"

FOXBOROUGH: Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0 en quart de finale de la Coupe du monde:

"Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien. C'était compliqué parce qu'aujourd'hui en ratant le penalty, les occasions qu'on ne met pas. Quand c'est Kylian, pas de soucis, il ne doute jamais, même s'il a eu une occasion avant de marquer aussi. C'est super, on est là où on voulait être donc on va bien récupérer et puis on va voir notre adversaire demain.

"Kylian (Mbappé) c'est un peu la cheville, il ressentait un peu une douleur. Et Manu (Koné) il avait eu un coup au genou et un peu de crampes aussi mais c'est normal, les matchs enchaînent. C'est bien, Warren (Zaïre-Emery) qui n'avait pas joué du tout jusqu'à maintenant a fait une très très bonne rentrée. Il faut qu'ils se tiennent tous prêts, je ne peux pas faire plaisir à tous mais je fais en sorte qu'ils se sentent tous concernés. Et ceux qui ne jouent pas, ils sont là aussi avec l'ensemble du groupe.

"C'est la particularité du sport, surtout le football - c'est un sport populaire -, c'est de fabriquer les émotions et de les partager. J'imagine qu'il y a beaucoup de ferveur et de passion en France. Ici on est dans notre bulle (...) On est là pour ça et les joueurs ont ce devoir-là de tout faire - après on réussit, on ne réussit pas toujours - mais de tout faire pour aller le plus haut possible. On passe une étape importante aujourd'hui, on se retrouve encore dans le dernier carré, ça veut dire qu'on est là."


Nouvelle canicule: le gouvernement déclenche un plan inédit Orsec «chaleurs extrêmes»

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
  • "L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues"
  • La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé"

PARIS: La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule.

"L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues", notamment que "les personnes les plus vulnérables, celles qui sont seules, souvent en ville, souvent âgées, subissent davantage de surmortalité que le reste de la population", a expliqué la porte-parole sur TF1. Météo France a prévu de placer 24 départements en vigilance rouge samedi.


Paris accueillera le Global Investment Summit 2026, plateforme de coopération entre l'Europe et le Golfe

Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
  • Le Global Investment Summit 2026, organisé à Paris les 1er et 2 septembre, réunira plus de 2 000 participants et 80 intervenants internationaux pour renforcer les investissements entre l’Europe et les pays du CCG
  • L’événement ambitionne de mobiliser 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans un premier temps, avec un objectif de 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce à des partenariats stratégiques et des projets durables

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PARIS: Les 1er et 2 septembre 2026, le Palais des Congrès de Paris accueillera la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026, un rendez-vous international lancé par le groupe saoudien B&S Investments afin de renforcer les liens d’investissement entre les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les marchés internationaux.

Pensé comme le point de départ d’une série mondiale de sommets, le GIS débutera à Paris avant de faire étape en Espagne, à Londres et à Genève, puis de s’achever à Riyad en 2030. L’initiative vise à créer une plateforme internationale réunissant investisseurs, dirigeants d’entreprise et décideurs publics afin de transformer les opportunités d’investissement en partenariats durables et en projets concrets.

Les organisateurs estiment que le sommet pourrait contribuer à mobiliser un premier volume d’environ 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans la région du Golfe, avec l’ambition de porter ce montant à 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce au développement des investissements directs et des partenariats stratégiques.

Plus de 2 000 participants sont attendus à Paris, parmi lesquels des investisseurs internationaux, des chefs d’entreprise, des représentants gouvernementaux et des acteurs des secteurs public et privé. Plus de 80 intervenants internationaux prendront part aux conférences consacrées aux grandes tendances économiques et financières qui façonnent les marchés mondiaux.

Au-delà des sessions plénières, le GIS 2026 mettra l’accent sur la mise en relation des participants à travers des réunions d’affaires ciblées, des rencontres bilatérales et un espace d’exposition destiné à présenter des projets d’investissement et à favoriser la conclusion de nouveaux accords commerciaux.

« Le GIS 2026 représente le premier chapitre d’une série mondiale institutionnalisée conçue pour présenter le CCG non pas comme un ensemble de marchés concurrents, mais comme une architecture d’investissement coordonnée », a déclaré Bader Al-Nofai, directeur général de B&S Investments. Selon lui, l’objectif est de passer « du dialogue à la mise en œuvre » en créant des mécanismes permettant aux investisseurs et aux décideurs d’aboutir à des résultats mesurables dans un délai de 12 à 24 mois.

À travers cette initiative, B&S Investments entend renforcer les flux de capitaux entre l’Europe et le Golfe tout en soutenant une croissance économique durable fondée sur des partenariats de long terme.