Liban: un iftar rythmé par l'inflation

Alors que 81% de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (Escwa), ce nouveau coup de canif sur le pouvoir d’achat pourrait bien plonger davantage de Libanais dans l’indigence. (Photo, AFP)
Alors que 81% de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (Escwa), ce nouveau coup de canif sur le pouvoir d’achat pourrait bien plonger davantage de Libanais dans l’indigence. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 31 mars 2023

Liban: un iftar rythmé par l'inflation

  • À Beyrouth, un grand écran à l'entrée de la grande surface d’un supermarché affiche un taux de change qui varie plusieurs fois dans la journée
  • Dans un pays qui importe 90% de ses marchandises, quelques produits sont encore étiquetés en livres libanaises

BEYROUTH: Un ramadan pas comme les autres: cette année, les musulmans célèbrent le mois sacré dans la morosité. Avec la détérioration continue de la situation économique dans le pays, les plats que de nombreux Libanais considéraient comme abordables et populaires deviennent de plus en plus chers. Désormais, face à la flambée des prix de l’alimentation, les habitudes changent et des privations s'imposent. 

À Beyrouth, un grand écran à l'entrée de la grande surface d’un supermarché affiche un taux de change qui varie plusieurs fois dans la journée.

PHOTO
À Beyrouth, un grand écran à l'entrée de la grande surface d’un supermarché affiche un taux de change qui varie plusieurs fois dans la journée. (Photo: Yara Sarkis)

Alors que 81% de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (Escwa), ce nouveau coup de canif sur le pouvoir d’achat pourrait bien plonger davantage de Libanais dans l’indigence.

Le dollar est passé d’un taux fixe de 1 500 livres libanaises (LBP) en 2019 à 107 600 LBP (1 dollar = 0,92 euro). Mi-février, avec l’annonce de la «dollarisation» faite par le ministre de l’Économie, les supermarchés ont fixé le prix de leurs marchandises en dollars, laissant toutefois au client la possibilité de payer en livres libanaises au taux du marché parallèle.

Aujourd'hui, deux phénomènes sont observés dans les supérettes et les supermarchés du Liban: la «réduflation» (équivalent anglais du mot shrinkflation; ce mot désigne un produit dont le volume a nettement diminué – le verbe shrink signifie en anglais «rétrécir», NDLR) et le mélange de produits affichés en livres libanaises et en dollars. Ainsi, le consommateur est perdu dans ses calculs, notamment parce que le taux change constamment. Depuis le début de la crise sans précédent survenue en 2019, la livre libanaise a perdu plus de 95% de sa valeur par rapport au billet vert. Avec la dévaluation dramatique de la livre, les consommateurs ne savent plus si les prix sont rationnels ou non.

Des méthodes opaques, pas illégales

Le phénomène de «réduflation» prend donc de l’ampleur avec l’inflation. Les industriels cherchent à dissimuler les hausses de prix en réduisant la quantité proposée dans l'emballage.

PHOTO
La viande préemballée participe à camoufler discrètement la hausse des prix. Si le paquet semble peu cher, c’est que les tranches qu'il contient sont amincies. (Photo: Yara Sarkis)

La viande préemballée participe à camoufler discrètement la hausse des prix. Si le paquet semble peu cher, c’est que les tranches qu'il contient sont amincies…

Le maigre revenu des Libanais rend inaccessibles la plupart des marchandises. Chacun a sa technique pour faire baisser l’addition. Quand le prix n’est pas affiché dans les rayons, certains consommateurs n’hésitent pas à faire des va-et-vient pour scanner leurs articles grâce à l’appareil. Les longues files devant les caisses ne surprennent plus personne. Et quand l’addition est trop lourde, de nombreux produits sont laissés au magasin. 

Dans un pays qui importe 90% de ses marchandises, quelques produits sont encore étiquetés en livres libanaises. Certains, comme les fruits et légumes ou d’autres produits locaux, qui ne nécessitent pas l’achat d’ingrédients à l’étranger, restent affichés en monnaie locale.

PHOTO
Seuls quelques produits sont encore étiquetés en livres libanaises: les fruits et légumes, ainsi que quelques autres produits locaux. (Photo: Yara Sarkis)

L’autre phénomène consiste à mélanger les prix des produits affichés en livres libanaises et d’autres en dollars pour que les clients perdent la notion du coût. En général, le prix en livres est «gonflé» de manière totalement injustifiée. Pourtant, nombreux sont ceux qui optent pour les produits affichés en livres, pensant, souvent à tort, qu’ils sont moins chers.

PHOTO
L’autre phénomène consiste à mélanger les prix des produits affichés en livres libanaises et d’autres en dollars pour que les clients perdent la notion du coût. (Photo: Yara Sarkis)

 

Qu’est-ce que l’ «indice fattouche» ?

Le prix d’une salade fattouche permet de représenter l’évolution des prix des denrées alimentaires. Elle regroupe quatorze ingrédients divers, parmi lesquels des légumes, des épices, de l’huile d’olive et du pain. Selon le ministère de l’Économie et du Commerce, cette salade représente aussi «le plat principal du ramadan».

D’après ce fameux «indice fattouche», une famille de cinq personnes devra désormais dépenser 33 500 LBP par bol de fattouche, soit le triple de l’année dernière et près de quarante fois plus que ce qu’il coûtait en 2019.

 

PHOTO
Les marques haut de gamme ont été remplacées par des équivalents produits dans les pays voisins. (Photo: Yara Sarkis)

L’impact de la crise sur le pouvoir d’achat a imposé un changement dans l’économie libanaise, ce qui a mené à la disparition de certains produits alimentaires des rayons du supermarché. Les importateurs optent pour des produits moins chers et de moindre qualité. Les marques haut de gamme ont été remplacées par des équivalents produits dans les pays voisins. Un tel phénomène freine également l’essor des producteurs locaux. Le Liban est pourtant connu pour ses industries de fromages et laitages, mais les produits locaux ont désormais disparu des étals. Les producteurs locaux sont également victimes de l'inflation galopante et peinent à garder le cap. 


Nouvelle attaque iranienne dans le Golfe en réplique aux bombardements américains

L'Iran a attaqué des intérêts militaires américains au Koweït jeudi, malgré la menace de nouveaux bombardements proférée par Donald Trump à la suite de plusieurs échanges de frappes, au risque d'un nouvel embrasement après plus de six mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a attaqué des intérêts militaires américains au Koweït jeudi, malgré la menace de nouveaux bombardements proférée par Donald Trump à la suite de plusieurs échanges de frappes, au risque d'un nouvel embrasement après plus de six mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • Après un mois d'accalmie, les hostilités ont repris dimanche dans un scénario qui se répète depuis le début de la guerre déclenchée fin février et toujours sans issue diplomatique
  • L'armée américaine a mené deux vagues de frappes dimanche et mardi soir, visant respectivement selon elle une tentative de miner le détroit d'Ormuz puis des installations des Gardiens de la Révolution iraniens

TEHERAN: L'Iran a attaqué des intérêts militaires américains au Koweït jeudi, malgré la menace de nouveaux bombardements proférée par Donald Trump à la suite de plusieurs échanges de frappes, au risque d'un nouvel embrasement après plus de six mois de guerre au Moyen-Orient.

A l'issue d'une nouvelle nuit de bombardements américains meurtriers suivis d'une riposte d'envergure, le président américain a averti mercredi que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment" la République islamique qui a juré de "briser" l'ennemi américain.

Dès les premières heures jeudi, l'armée du Koweït a indiqué sur X faire face à "des attaques hostiles de missiles et de drones à la suite de l'ignoble agression iranienne".

"En réponse aux crimes commis par l'Amérique contre le peuple iranien, des attaques de missiles et de drones sont en cours contre des bases américaines au Koweït", a confirmé peu après la télévision d'Etat iranienne sur le même réseau social.

Après un mois d'accalmie, les hostilités ont repris dimanche dans un scénario qui se répète depuis le début de la guerre déclenchée fin février et toujours sans issue diplomatique.

L'armée américaine a mené deux vagues de frappes dimanche et mardi soir, visant respectivement selon elle une tentative de miner le détroit d'Ormuz puis des installations des Gardiens de la Révolution iraniens, notamment des sites de radars et de défense anti-aérienne.

La deuxième a fait au total 19 morts, dont sept membres des forces armées mais aussi des civils, l'un des bilans les plus élevés depuis plusieurs mois. Quatre personnes ont été tuées au cours d'un mariage dans le district de Sirik (sud-est), où près de 70 personnes ont été blessées.

L'armée américaine n'a pas réagi à la frappe ayant touché le mariage, mais a affirmé "ne jamais prendre pour cible des civils, contrairement aux Gardiens".

Pression économique 

Dénonçant un "crime de guerre", l'Iran a revendiqué des frappes tous azimuts contre des alliés des Etats-Unis dans la région - Jordanie, Koweït, Bahreïn, Irak mais aussi Emirats arabes unis.

L'Iran a prévenu les Etats-Unis qu'ils devaient désormais s'attendre à une "nouvelle stratégie" destinée à "briser les fondements" de l'ennemi, sans en détailler les contours.

Il a aussi adressé une nouvelle mise en garde à "tout pays coopérant avec l'armée américaine agressive".

La reprise des bombardements tranche avec les déclarations récentes de l'administration Trump qui affirmait vouloir privilégier la pression économique sur Téhéran et ses partenaires.

Le président américain peine à trouver une issue à ce conflit très impopulaire aux Etats-Unis, où se tiennent en novembre les élections de mi-mandat, et très coûteux pour le budget américain.

Avant l'accalmie de cet été, l'opposition démocrate affirmait que les combats avaient asséché les stocks de munitions américains, ce que l'administration réfute.

"Nous avons détruit bien plus que leur radar. L'attaque a été très violente, et nous sommes prêts à en lancer une autre à tout moment", a averti mercredi Donald Trump.

"Détroit Trump" 

Dans le détroit d'Ormuz, que le président américain a suggéré de rebaptiser "détroit Trump" avant d'assurer qu'il n'était pas sérieux, deux pétroliers ont pris feu après avoir heurté des mines, selon Téhéran.

Stratégique pour le transport d'hydrocarbures, cette voie est verrouillée par l'Iran depuis le début de la guerre.

Les Etats-Unis ont en retour imposé un blocus aux ports iraniens et, récemment, un nouveau train de sanctions secondaires contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Ces dernières mesures vont permettre d'exercer "une pression économique maximale" sur le pays, a insisté mercredi Chris Wright, le ministre américain de l'Energie, lors d'un déplacement au Venezuela.

En Israël, le chef de la diplomatie Gideon Saar a assuré que son pays était prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, mais n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

 


Dans une rare visite en Egypte, Xi appelle à combattre «les ingérences» au Moyen-Orient

L'Egypte a déroulé le tapis rouge à Xi Jinping pour cette visite porteuse de promesses financières. (AFP)
L'Egypte a déroulé le tapis rouge à Xi Jinping pour cette visite porteuse de promesses financières. (AFP)
Short Url
  • Pékin, partenaire majeur de Téhéran, est en première ligne et cherche l'appui du Caire, dont les banques sont aussi ciblées
  • La semaine dernière, le Trésor américain a en effet annoncé des sanctions contre la branche émiratie de la deuxième plus grande banque égyptienne, Banque Misr, accusée de participer aux échanges financiers avec Téhéran

LE CAIRE: Le président chinois Xi Jinping, à l'occasion de sa première visite en Egypte en dix ans, a mis en garde mercredi contre les "ingérences extérieures" au Moyen-Orient, au moment où la région s'enfonce de nouveau dans la guerre.

Le conflit était au coeur des discussions au palais d'Al-Ittihadiya au Caire, Xi et son homogue égyptien Abdel Fattah al-Sissi appelant à des "solutions diplomatiques" pour mettre durablement fin aux hostilités.

"Nous devons défendre le principe selon lequel les peuples du Moyen-Orient sont maîtres de leurs propres affaires, nous opposer aux ingérences extérieures (...)", a déclaré M. Xi, dont les propos ont été rapportés par l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.

Il s'est aussi dit prêt à travailler avec les pays de la région pour assurer la sécurité de la navigation, ébranlée par les attaques régulières de navires dans le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Canal de Suez 

L'Egypte a déroulé le tapis rouge à Xi Jinping pour cette visite porteuse de promesses financières.

Les deux pays ont notamment signé un accord lançant la troisième phase de la zone industrielle égypto-chinoise, qui accueille déjà 200 entreprises et représente environ quatre milliards de dollars d'investissements, selon les autorités.

Cette annonce, dont les détails financiers n'ont pas été dévoilés, permettra à Pékin de renforcer davantage sa présence dans la zone du canal de Suez, alors que la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran menace le commerce maritime mondial.

Une série d'accords supplémentaires ont été signés, sans que les autorités égyptiennes en précisent la teneur.

La venue du président chinois intervient au moment où Washington accroît sa pression sur les partenaires commerciaux de l'Iran.

Pékin, partenaire majeur de Téhéran, est en première ligne et cherche l'appui du Caire, dont les banques sont aussi ciblées.

La semaine dernière, le Trésor américain a en effet annoncé des sanctions contre la branche émiratie de la deuxième plus grande banque égyptienne, Banque Misr, accusée de participer aux échanges financiers avec Téhéran.

Autonomie stratégique 

Dans le cadre de son offensive contre l'Iran lancée avec Israël fin février, Washington a juré le mois dernier d'asphyxier l'économie iranienne, menaçant d'élargir ses sanctions, qui pourraient également frapper des banques chinoises.

La Chine, grand acheteur de pétrole iranien, a de son côté promis de défendre ses intérêts.

A l'approche d'une rencontre annoncée entre Xi Jinping et le président américain Donald Trump plus tard en septembre, Pékin cherche également à renforcer ses liens avec les pays de la région proches de Washington.

Or l'Egypte est l'un des plus gros bénéficiaires de l'aide militaire américaine et un médiateur historique clé au Moyen-Orient.

Selon des analystes, Le Caire compte utiliser cette visite pour mettre en avant son autonomie stratégique, en montrant qu'il peut tirer parti de ses relations étroites avec Washington comme avec Pékin.

Abdel Fattah al-Sissi, dans un texte publié mardi dans les médias égyptiens, a ainsi vanté sa "politique étrangère indépendante". Il a aussi assuré que ces deux membres des Brics étaient des "partenaires" pour "renforcer le rôle du Sud global", dans un monde de plus en plus polarisé.

"Générations d'amitié" 

Xi Jinping doit se rendre plus tard mercredi au Grand Musée égyptien près des pyramides de Gizeh.

A travers la mégapole de plus de 26 millions d'habitants, les grandes avenues ont été décorées de drapeaux chinois et égyptiens, ainsi que de panneaux montrant les deux présidents ou vantant des "générations d'amitié égypto-chinoise coulant comme le Nil".

Les investissements chinois jouent déjà un rôle clé dans les grands projets du président Sissi: ils ont financé le quartier des finances et des affaires, constellé de gratte-ciels, dans la nouvelle capitale administrative située à 50 km à l'est du Caire.

Pékin est un important exportateur vers l'Egypte, avec un excédent commercial atteignant 12 milliards de dollars sur les sept premiers mois de 2026, selon les douanes chinoises.

Les deux pays sont également liés par leur coopération militaire: l'Egypte qui, sous l'administration Sissi, est devenue l'un des plus gros pays acheteurs d'armes au monde, a accueilli en août d'importants exercices conjoints de combat aérien avec l'armée chinoise, mettant en scène le puissant chasseur J-16.


Liban: une frappe israélienne tue un homme dans le sud 

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur un quartier de Nabatiyé. L'armée israélienne avait mené plusieurs frappes sur le secteur à l'aube, d'après l'Ani. (AFP)
Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur un quartier de Nabatiyé. L'armée israélienne avait mené plusieurs frappes sur le secteur à l'aube, d'après l'Ani. (AFP)
Short Url
  • Depuis des semaines, les violences se concentrent dans la région de Nabatiyé où l'armée israélienne, qui occupe une partie du sud du Liban, tente de déloger le Hezbollah d'une colline stratégique, Ali Taher
  • Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur Nabatiyé

BEYROUTH: Un homme a été tué et un autre blessé mercredi dans une frappe israélienne sur la ville de Nabatiyé, dans le sud du Liban, a rapporté un média d'Etat, l'armée israélienne affirmant avoir visé des infrastructures du Hezbollah pro-iranien.

Depuis des semaines, les violences se concentrent dans la région de Nabatiyé où l'armée israélienne, qui occupe une partie du sud du Liban, tente de déloger le Hezbollah d'une colline stratégique, Ali Taher.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "un homme a été tué et un autre blessé dans une frappe menée par un drone ennemi" mercredi matin sur un quartier de Nabatiyé. L'armée israélienne avait mené plusieurs frappes sur le secteur à l'aube, d'après l'Ani.

De son côté, l'armée israélienne a annoncé dans un communiqué avoir "frappé des infrastructures terroristes dans la région de Nabatiyé", affirmant riposter "au lancement par le Hezbollah dans la nuit de deux drones d'attaques" contre ses soldats dans la région de la crête d'Ali Taher.

Les violences entre les deux parties ont baissé d'intensité depuis le mois de juin, à la suite d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran puis de la signature d'un accord cadre entre le Liban et Israël.

Mais 11 personnes avaient été tuées le 15 août dans des frappes israéliennes, les attaques les plus meurtrières depuis, et une femme a trouvé la mort la semaine dernière dans un raid israélien.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël le 2 mars en soutien à Téhéran, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

L'accord-cadre signé entre le Liban et Israël prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif israélien du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région.

Le Hezbollah est opposé aux négociations entre le Liban et Israël qui doivent en principe tenir une nouvelle session en septembre, dont la date n'a toujours pas été fixée.

Le groupe armé et financé par l'Iran avait déjà entraîné le Liban dans une guerre avec Israël en octobre 2023, en solidarité avec le Hamas palestinien dans la bande de Gaza.

Au total, les deux guerres ont fait 8.920 morts selon le dernier bilan du ministère libanais de la Santé.