Propos sur la BRAV-M: Enquête pour «injure publique» visant Mélenchon

L'ancien candidat Insoumis a répété le souhait de ses troupes de «dissoudre» cette unité (Photo, AFP).
L'ancien candidat Insoumis a répété le souhait de ses troupes de «dissoudre» cette unité (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 01 avril 2023

Propos sur la BRAV-M: Enquête pour «injure publique» visant Mélenchon

  • «Vous imaginez ce que c'est que de dire je suis volontaire pour monter sur une moto et tabasser des gens en passant? C'est manifester un état d'esprit qui ne me convient pas et que je trouve anormal», avait affirmé Mélenchon
  • «Il y a toutes sortes de violences pour lesquelles ont fait des soins, des auditions, on réfléchit», avait-il ajouté

PARIS: Après "La République, c'est moi" et la houleuse perquisition de 2018, le parquet de Paris a ouvert une nouvelle enquête sur des propos polémiques de Jean-Luc Mélenchon, concernant les unités motorisées BRAV-M, dont il veut envoyer les policiers "se faire soigner".

Accusées de violences policières sur les manifestants contre la réforme des retraites, à travers notamment les images diffusées sur les réseaux sociaux, les BRAV-M ont été défendues mardi par le préfet de police Laurent Nuñez, qui a menacé de poursuites tout auteur d'"insultes" à leur encontre.

L'ancien secrétaire d'Etat a signalé en parallèle à la justice des propos tenus dimanche par l'ex-candidat LFI à la présidentielle. Sur LCI, M. Mélenchon avait déclaré, au sujet des membres de ces Brigades de répression de l'action violente motorisées, créées au printemps 2019 après le saccage d'une partie des Champs-Élysées: "Nous enverrons ces jeunes gens se faire soigner".

"Vous imaginez ce que c'est que de dire je suis volontaire pour monter sur une moto et tabasser des gens en passant ? C'est manifester un état d'esprit qui ne me convient pas et que je trouve anormal", avait poursuivi l'ex-sénateur. "Pour moi, ce n'est pas une activité normale", avait-il encore dit.

"Il y a toutes sortes de violences pour lesquelles ont fait des soins, des auditions, on réfléchit", avait-il ajouté.

L'ancien candidat Insoumis a répété le souhait de ses troupes de "dissoudre" cette unité, une proposition qui est également portée actuellement par une pétition signée vendredi soir par près de 230 000 personnes.

A la suite de ce signalement, une enquête pour "injures publiques visant une personne dépositaire de l'autorité publique", confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes, a donc été ouverte mercredi, a indiqué vendredi le parquet de Paris, confirmant une information du Parisien.

En 2018, déjà, la réaction colérique de M. Mélenchon lors de la perquisition au siège parisien de son mouvement, ponctuée par le désormais célèbre "La République c'est moi", et les bousculades qui ont mêlé ses troupes aux forces de l'ordre et à un magistrat, lui avaient valu une condamnation pour rébellion.

L'incident avait durablement atteint l'image dans les enquêtes d'opinion du responsable politique, tantôt tribun respecté et rassembleur, tantôt meneur tempétueux et clivant.

BRAV-M chez Hanouna: Le préfet de police ouvre une enquête et saisit la justice

Le préfet de police de Paris Laurent Nunez a annoncé vendredi soir l'ouverture d'une enquête administrative et la saisine de la justice après la présence de quatre personnes assurant être des BRAV-M (policiers à moto) dans l'émission TPMP de Cyril Hanouna.

"Les premiers éléments en notre possession laissent à penser que ces personnes n'appartiennent pas à la BRAV-M (Brigade de répression des actions violentes – motocycliste)", a écrit la préfecture de police (PP) dans un tweet.

"En tout état de cause, le préfet de police ouvre une enquête administrative et saisit la procureure de la République de Paris", a ajouté la PP.

Vendredi, dans l'émission Touche pas à mon poste (TPMP) sur C8 de Cyril Hanouna, quatre personnes, le visage encagoulé, une capuche noire sur la tête et la voix modifiée, se sont présentées comme étant des membres de la BRAV-M, un brassard orange marqué police au bras.

Elles ont expliqué que les personnes auxquelles elles avaient à faire face en manifestations étaient "des Black bloc déterminés à (les) tuer". Les "Black Bloc sont les pires ennemis des manifestants et nous, on est les meilleurs amis des manifestants", a dit l'une d'elles.

"On a vraiment été créés pour aller chercher les éléments les plus radicaux et les plus violents", a-t-elle ajouté.

«Honoré»

Outre le leader LFI, le parquet de Paris a confirmé que l'enquête visait l'avocat Arié Alimi, objet d'un signalement distinct du préfet de police.

Sur RMC, le 22 mars, Me Alimi avait déclaré que les BRAV-M "sont un certain type de policiers engagés volontaires, qui recherchent la violence, c'est comme ça qu'on les sélectionne, qui sont lancés dans les rues de Paris avec des matraques et des armes, qui brisent les os et qui font des chasses à l'homme comme on le voit sur les images à longueur de journée en ce moment".

"Je serai honoré de pouvoir répondre, et d'abord aux services de police le jour où ils me convoqueront, et de pouvoir démontrer tout ce que j'avance", a commenté l'avocat, sollicité par l'AFP.

"C'est probablement une réponse du berger à la bergère", a ajouté celui qui défend régulièrement des personnes victimes de violences policières, comme la famille de Cédric Chouviat, un livreur mort à Paris à la suite d'une interpellation début 2020.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.