Nombreuses réactions après le décès de Khalil Hachimi Idrissi, directeur de l’Agence marocaine de presse

Khalil Hachimi Idrissi, est décédé à Rabat à l'âge de 67 ans des suites d'une longue maladie. (Photo, MAP)
Khalil Hachimi Idrissi, est décédé à Rabat à l'âge de 67 ans des suites d'une longue maladie. (Photo, MAP)
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Publié le Lundi 10 avril 2023

Nombreuses réactions après le décès de Khalil Hachimi Idrissi, directeur de l’Agence marocaine de presse

  • La nouvelle a été accueillie avec beaucoup de tristesse par le monde politico-médiatique marocain, qui a déploré la perte de l’un des catalyseurs de l’essor de l’agence de presse marocaine
  • «C’est avec tristesse que j’apprends le décès de Khalil Hachimi Idrissi. Grand homme de lettres, il a dédié sa vie à la presse marocaine a déclaré Jack Lang, le président de l’Institut du monde arabe (IMA)

CASABLANCA: Samedi, le directeur général de l'Agence marocaine de presse (MAP), Khalil Hachimi Idrissi, est décédé à Rabat à l'âge de 67 ans des suites d'une longue maladie, a annoncé la MAP dans un communiqué. 

Ses funérailles ont eu lieu dimanche 9 avril au cimetière Chouhada à Rabat, en présence de ses proches, de membres du gouvernement et d’acteurs du monde de la politique, des médias, des arts et de la culture.

La nouvelle a été accueillie avec beaucoup de tristesse par le monde politico-médiatique marocain, qui a déploré la perte de l’un des catalyseurs de l’essor de l’agence de presse marocaine.

Le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances et de compassion aux membres de la famille de Khalil Hachimi Idrissi. Il a notamment indiqué avoir «appris, avec une vive émotion, la nouvelle du décès de l'illustre écrivain-journaliste»

Sur les réseaux sociaux ou via des déclarations, responsables politiques, journalistes, artistes et écrivains ont fait aussi part de leurs condoléances et de leur chagrin concernant la disparition de celui qui a transformé la MAP en un pôle public d'informations. 

«Nous perdons aujourd'hui un grand nom de la presse nationale qui a contribué à la promotion de la profession et s'est activé depuis sa nomination en 2011 comme directeur général de l'Agence Maghreb arabe presse (MAP) à améliorer le rendement de cette agence stratégique», a déclaré Mohammed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication. «Le défunt était aussi un fervent patriote, fier de l'histoire glorieuse du Maroc et très engagé pour faire découvrir et promouvoir les acquis du Royaume dans tous les domaines», a également ajouté le ministre.

«Je le connaissais à l'époque où il était rédacteur en chef de l'hebdomadaire Maroc Hebdo International. Il avait ensuite créé le quotidien Aujourd'hui le Maroc et avait été nommé à la direction générale de la MAP», a de son côté déclaré Younès Moujahid, président du Conseil national de la presse (CNP). «Nous avons eu l'occasion de travailler ensemble sur plusieurs dossiers lorsqu'il était à la tête de la Fédération marocaine des éditeurs des journaux, principalement au sujet des révisions nécessaires à apporter au Code de la presse et de l'édition. C’était un grand journaliste doté d'une vaste culture. Sa disparition est une grande perte pour la presse marocaine», a-t-il déploré. 

«Feu Khalil Hachimi Idrissi était un grand journaliste. Je l'ai rencontré au début des années 1990 dans un contexte marqué par de grands changements dans les registres de la démocratie, des droits de l'homme et de la suprématie de la loi. Il impressionnait par son style, son esprit et son parcours professionnel. D'une extrême gentillesse, il était toujours au rendez-vous quand il s'agissait de soutenir les causes en faveur de l'information et de presse», a témoigné Ahmed Chaouki Benyoub, délégué interministériel aux droits de l'homme.

Seddik Maâninou, écrivain-journaliste, a pour sa part déclaré que le défunt «était un intellectuel et un poète connu et reconnu. Il était aussi très apprécié pour son affabilité, son sens du dialogue et son ambition de tirer vers le haut le secteur de la presse. Il avait aussi de nobles qualités humaines et était connu pour son humilité et sa bonté. Paix à son âme et mes sincères condoléances à ses proches et à l'ensemble du personnel de la MAP».

Azzedine Hachimi Idrissi, artiste-peintre et frère du défunt, lui a également rendu hommage.  «Il était connu et reconnu pour sa noblesse, son courage, sa bonté, l'excellence de ses relations humaines et son professionnalisme. Sa direction de la MAP a été marquée par de grandes avancées. Il était aussi apprécié pour sa serviabilité, sa générosité et son sens de l'amitié.»

En France, la nouvelle n’est pas passée inaperçue. Khalil Hachimi s'est en effet très tôt engagé dans le développement des médias et a été, au début des années 1980, l'un des acteurs de la création et du développement de la communication interculturelle et communautaire dans l’Hexagone, où il a collaboré dans plusieurs stations de radio.

C’est donc tout naturellement que le président de l’Institut du monde arabe (IMA) et ancien ministre français de la Culture, Jack Lang, a réagi au décès de Khalil Hachimi Idrissi. «C’est avec tristesse que j’apprends le décès de Khalil Hachimi Idrissi. Grand homme de lettres, il a dédié sa vie à la presse marocaine. Il a contribué à la modernisation de cette grande agence qu’est la MAP, dont le travail remarquable doit beaucoup à la rigueur de cette figure du journalisme marocain. Toutes mes pensées vont à ses équipes, à sa famille et à ses proches.»

Diplômé du troisième cycle de l'institut de géographie de l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne, Khalil Hachimi Idrissi a été chroniqueur, grand reporter puis rédacteur en chef pendant de nombreuses années de Maroc Hebdo international avant de créer, en 2000, le quotidien francophone généraliste Aujourd'hui Le Maroc. En 2011, il a été nommé par le roi Mohammed VI, directeur général de la MAP.

En 2007, il a présidé le jury du grand prix national de la presse avant d'être élu, en 2008, président de la Fmej (Fédération marocaine des éditeurs de journaux), un poste auquel il a été réélu en 2011. 

Khalil Hachimi Idrissi compte également à son actif plusieurs publications, notamment les Billets bleus chroniques marocaines, 1994-2000.


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.

 


Israël tourne une page avec le retour de son dernier otage à Gaza

L'armée a indiqué qu'à "l'issue de la procédure d'identification", elle avait "informé la famille de l'otage Ran Gvili , (...) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé". (Reuters)
L'armée a indiqué qu'à "l'issue de la procédure d'identification", elle avait "informé la famille de l'otage Ran Gvili , (...) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé". (Reuters)
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  • Cet épilogue devrait permettre l'avancée du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien, et notamment la réouverture du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte, seule porte de sortie de la bande de Gaza
  • "Nous sommes au seuil de la prochaine phase" du plan américain, a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais "la prochaine phase, ce n'est pas la reconstruction", elle consiste "à désarmer le Hamas et à démilitariser" Gaza

JERUSALEM: "Nous pouvons enfin dire: il n'y a plus d'otages à Gaza": Israël a rapatrié lundi le corps de Ran Gvili, le dernier d'entre eux, marquant la fin du long combat des familles dans une société traumatisée par l'attaque du 7-Octobre.

Cet épilogue devrait permettre l'avancée du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien, et notamment la réouverture du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte, seule porte de sortie de la bande de Gaza sans passer par Israël.

"Nous sommes au seuil de la prochaine phase" du plan américain, a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais "la prochaine phase, ce n'est pas la reconstruction", elle consiste "à désarmer le Hamas et à démilitariser" Gaza, a-t-il ajouté.

L'armée avait auparavant indiqué qu'à "l'issue de la procédure d'identification", elle avait "informé la famille de l'otage Ran Gvili , (...) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé".

M. Netanyahu a salué "une réussite extraordinaire pour l'Etat d'Israël". "Nous les avons tous ramenés, jusqu'au tout dernier captif", a-t-il dit au Parlement.

Le gouvernement "a accompli sa mission morale", s'est-il prévalu, l'armée se félicitant d'avoir tenu sa promesse de "ne jamais abandonner personne".

"C'est une période qui touche à sa fin", réagit à Tel-Aviv Orna Cheled, une habitante de 70 ans, qui se dit "très émue".

"Mais je ne sens pas que la situation est résolue, que c'est vraiment la fin (...) au final, nous voulons juste vivre en paix", ajoute-t-elle.

"Ça ressemble à une forme de clôture. C'est très émouvant", témoigne aussi Rebecca Geller, 46 ans, une ancienne employée du Forum des familles, la principale association israélienne de proches de captifs.

"TRAVAIL EXTRAORDINAIRE! (...) Félicitations à ma formidable équipe de champions!!!", a écrit pour sa part Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Dans le même temps, neuf prisonniers palestiniens ont été libérés par Israël et hospitalisés à Gaza, selon l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa, à Deir el-Balah (centre).

Fin du "combat" 

Lors de l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, 251 personnes, dont 44 mortes, avaient été enlevées pour servir d'otages.

Sur les 207 otages pris vivants, 41 sont morts ou ont été tués en captivité.

Ran Gvili, un policier, était tombé au combat à 24 ans en défendant le kibboutz Aloumim.

Seule sa dépouille n'avait jusque-là pas été rendue à Israël dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur à Gaza sous pression américaine le 10 octobre.

"Avec le retour de (Ran) Gvili, un héros qui a donné sa vie pour défendre sa communauté, nous pouvons enfin dire: il n'y a plus d'otages à Gaza", a écrit le Forum des familles.

"Ce qui avait commencé dans un choc inimaginable est devenu l'un des combats civiques, moraux et humains les plus obstinés de l'Histoire", a-t-il ajouté, un combat désormais "terminé".

Les chaînes de télévision ont diffusé en boucle des images du cercueil de Ran Gvili, recouvert d'un drapeau israélien et entouré de soldats.

"Tu devrais voir les honneurs qu'on te rend ici. Toute la police est avec toi, toute l'armée (...) tout le peuple (...) Je suis fier de toi, mon fils", a lancé son père lors d'un hommage.

Dimanche, les forces israéliennes avaient lancé des fouilles dans un cimetière du nord de Gaza.

Le Hamas avait auparavant indiqué avoir donné aux médiateurs dans le conflit "tous les détails et informations" qu'il détenait sur l'emplacement du corps. Il a affirmé que sa découverte confirmait son "engagement" pour le cessez-le feu.

"Voyager est un rêve" 

Le retour de ce dernier otage ouvre la voie à la réouverture de Rafah, passage crucial pour l'acheminement de l'aide humanitaire.

Elle est réclamée de longue date par les Nations Unies et la communauté humanitaire, mais Israël a déjà précisé qu'elle serait "limitée" aux piétons et soumise à "un mécanisme complet d'inspection israélien".

Sur le terrain, alors que les deux parties s'accusent mutuellement de violer quotidiennement la trêve, la situation humanitaire reste dramatique pour les quelque 2,2 millions d'habitants palestiniens.

"Le monde ne se soucie pas de nous. Pour nous, voyager est un rêve de retour à la vie", témoigne Maha Youssef, 37 ans, déplacée à Gaza-ville par la guerre.

"Même si cela est financièrement difficile et probablement instable, mes enfants pourraient voir à quoi ressemble une vie normale et la vivre et au moins, ils pourraient aller à l'école", ajoute-t-elle.

La deuxième étape du plan Trump, endossé par le Conseil de sécurité de l'ONU en novembre, prévoit, outre le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

Le secrétaire général de l'ONU a salué lundi le retour du corps de Ran Gvili, appelant à une "mise en oeuvre intégrale" de l'accord de cessez-le-feu après plus de deux ans de guerre.