Des compagnies américaines prêtes à investir dans la pétrochimie et l'énergie en Algérie

Mohamed Arkab avec les représentants des compagnies américaines. (Photo fournie)
Mohamed Arkab avec les représentants des compagnies américaines. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 13 avril 2023

Des compagnies américaines prêtes à investir dans la pétrochimie et l'énergie en Algérie

  • «Des réunions de travail seront tenues entre les experts de Sonatrach et de Chart Industries portant sur les solutions technologiques modernes dans le domaine pétrochimique et la réhabilitation des raffineries du gaz naturel et du GNL»
  • «Il y a une réelle attractivité du marché algérien; l’Algérie est en discussion avec les compagnies américaines Chevron et Exxon»

PARIS: Chevron, Occidental Petroleum Corporation, PPG Energy ou encore TGS Nopec…, de nombreuses compagnies américaines sont intéressées par des projets de partenariat dans le secteur de l'énergie et de la pétrochimie en Algérie.

En marge de sa participation aux travaux de la 41e édition de la Conférence sur l’énergie CERAWeek-2023, organisée en mars à Houston (États-Unis), le ministre algérien de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, a rencontré Steve Hummel et Joe Belling, responsables de Chart Industries, une compagnie américaine spécialisée dans le développement et la transformation du gaz naturel liquéfié (GNL). Ces derniers ont évoqué les perspectives de partenariat algéro-américain dans la filière de la pétrochimie.

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Les compagnies Occidental Petroleum Corporation et TGS Nopec souhaitent renforcer leurs partenariats avec Sonatrach dans l’exploration des hydrocarbures et le développement des gisements ainsi que dans l’ingénierie géophysique. (Photo fournie)

Les technologies modernes de la pétrochimie qui englobent, entre autres, le raffinage du GNL, la réhabilitation des raffineries de gaz naturel et du GNL, semblent être les premières pistes conjointes de travail entre les deux parties. «Des réunions de travail seront tenues entre les experts de Sonatrach et de Chart Industries portant sur les solutions technologiques modernes dans le domaine pétrochimique et la réhabilitation des raffineries du gaz naturel et du GNL», précise la direction du groupe pétrolier algérien.

Exploration et production

Lors de sa rencontre avec Craig Damon, directeur exécutif de Turbomachinery Laboratory, une société spécialisée dans la recherche, la formation et le développement des expertises dans le secteur de l’énergie, le ministre algérien a étudié la possibilité de mettre en place des programmes de formation destinés aux cadres des compagnies nationales énergétiques Sonatrach et Sonelgaz, notamment dans les filières liées à l’industrie pétrolière et à la transformation énergétique.

Les compagnies Occidental Petroleum Corporation et TGS Nopec souhaitent, quant à elles, renforcer leurs partenariats avec le groupe algérien dans l’exploration des hydrocarbures et le développement des gisements ainsi que dans l’ingénierie géophysique, l’exploration et le forage. M. Arkab a évoqué la possibilité de développer des partenariats avec les compagnies américaines dans le domaine de l’exploration gazière et pétrolière, la mise en œuvre des prospections géologiques et géophysiques avancées ainsi que l’utilisation des nouvelles techniques industrielles en énergie solaire et éolienne.

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Toufik Hakkar ,PDG de Sonatrach. (Photo fournie)

Les compagnies Occidental Petroleum Corporation et TGS Nopec souhaitent, quant à elles, renforcer leurs partenariats avec Sonatrach dans l’exploration des hydrocarbures et le développement des gisements ainsi que dans l’ingénierie géophysique, l’exploration et le forage.

Quant aux discussions avec le groupe Chevron, elles concernent les investissements communs dans la prospection, l’exploration et la production des gisements en hydrocarbures. Selon la direction du groupe pétrolier, la coopération algéro-américaine dans ce domaine va permettre à l’Algérie «d’élargir les réserves du pays en hydrocarbures et de répondre aux besoins nationaux à long terme, tout en sécurisant les approvisionnements énergétiques mondiaux, notamment vers l’Europe». 

Le groupe précise que les deux parties  ont étudié les moyens de renforcer «la coopération en matière d’accompagnement technique et technologique en amont pétrolier et gazier et des services, et de réduction des émissions de carbone tout au long de la chaîne de valeur des hydrocarbures». De son côté, Toufik Hakkar, PDG de Sonatrach, a affirmé qu’un contrat avec Chevron devrait être conclu d’ici à la fin de l’année 2023.

Attractivité du marché

Interrogé par Arab News en français sur les opportunités d’affaire entre les deux pays, Ismaïl Chikhoune, président du Conseil d’affaires algéro-américain, souligne que les entreprises américaines sont intéressées par le développement des investissements dans divers domaines en Algérie. «Il y a une réelle attractivité du marché algérien. L’Algérie est en discussion avec les compagnies américaines Chevron et Exxon. Ce sont des références mondiales du doing business. Ces deux géants du secteur de l’énergie ne vont pas n'importe où dans le monde. Cela signifie que non seulement il y a du business en Algérie, mais également une sécurité dans le business.» 

Il souligne que «c’est le moment d’agir notamment dans le renouvelable où de grandes compagnies américaines spécialisées dans le solaire s'intéressent à l'Algérie». M. Chikhoune affirme qu’en mai prochain, une délégation d’entreprises algériennes et de professionnels intéressés par les énergies renouvelables et l’économie verte sera en visite à Washington pour rencontrer des experts et des professionnels américains.

 


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com