Graver son amour sur les murs d'Erbil, et au diable les traditions

Les Kurdes irakiens écrivent leur amour sur les murs d’Erbil, derniers lieux d’expression dans une société conservatrice (Safin Ahmed/AFP)
Les Kurdes irakiens écrivent leur amour sur les murs d’Erbil, derniers lieux d’expression dans une société conservatrice (Safin Ahmed/AFP)
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Publié le Lundi 27 juillet 2020

Graver son amour sur les murs d'Erbil, et au diable les traditions

  • Dans la région en apparence la plus ouverte d'Irak, avec ses gratte-ciels, ses hôtels et autres cafés les tabous à Erbil sont les mêmes qu'ailleurs au Moyen-Orient
  • Certains n'hésitent pas à détourner des traditions kurdes ou musulmanes pour écrire leur amour sur les murs d'Erbil

ERBIL : "Néron a brûlé Rome et Nermine a mis le feu à mon cœur" : dans des recoins peu fréquentés d'Erbil, dans le nord de l'Irak, des Kurdes irakiens ont décidé de déclarer leur flamme sur les murs, dernier refuge où exprimer son amour dans une société conservatrice.

D'une écriture maladroite à la bombe de peinture bleue, l'un d'eux compare sa bien-aimée à l'empereur romain ayant perdu la raison. D'autres, à grand renfort de cœurs, célèbrent le nom de leur amour ou l'anniversaire de leur histoire.

"J'espère que tu seras mon amour encore beaucoup d'années, Ala Ziad", est-il écrit, sous un pont, dans des culs-de-sac ou près de terrains vagues abandonnés d'Erbil, capitale d'un Kurdistan irakien tiraillé entre traditions et modernité.

Car dans la région d'apparence la plus ouverte d'Irak, avec ses gratte-ciels, ses hôtels et autres cafés qui ont fleuri comme des champignons à Erbil ou Souleimaniyeh, les tabous sont les mêmes qu'ailleurs au Moyen-Orient. L'expression des sentiments en public est mal vue et les militants des droits des femmes dénoncent pêle-mêle excision, mariages forcés ainsi que le poids des traditions qui pèsent sur les jeunes amoureux. Des traditions kurdes ou musulmanes que certains n'hésitent pas non plus à détourner pour écrire leur amour sur les murs d'Erbil.

"Si j'aimais Dieu autant que je t'aime, il m'aurait envoyé à l'humanité comme son prophète", lit-on ainsi sur un mur. Tout aussi romantiques mais surtout bien plus politiques, certains graffitis parlent de la grande cause régionale : celle des Kurdes en Syrie voisine, toujours déchirée par la guerre qui a poussé des milliers d'entre eux à venir s'installer au Kurdistan d'Irak. "Dans tes yeux, je vois le monde entier. C'est comme si j'étais à Damas", peut-on lire sur un graffiti au bleu profond passé. Un autre célèbre Kobané, ville kurde de Syrie dont le monde entier a suivi la reprise par les forces kurdes aux jihadistes du groupe État islamique (EI) en 2015.

Autant de déclarations d'amour qui sont désormais gravées. Et exposées au regard de tous.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.