Violences au Proche-Orient: Sept Palestiniens et deux Israéliens blessés

Des tirs israéliens ont blessé mardi sept Palestiniens dans le nord de la Cisjordanie occupée, a indiqué le ministère de la Santé palestinien (Photo, AFP).
Des tirs israéliens ont blessé mardi sept Palestiniens dans le nord de la Cisjordanie occupée, a indiqué le ministère de la Santé palestinien (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 19 avril 2023

Violences au Proche-Orient: Sept Palestiniens et deux Israéliens blessés

  • Six personnes blessées légèrement par balles réelles ont été admises à l'hôpital gouvernemental de Jénine dans le nord de la Cisjordanie et un septième blessé dans un hôpital voisin
  • Plus tôt mardi, deux Israéliens ont été blessés par des tirs ayant visé leur voiture dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est annexée

JÉRUSALEM: Des tirs israéliens ont blessé mardi sept Palestiniens en Cisjordanie occupée, quelques heures après que deux Israéliens ont été blessés par des tirs à Jérusalem-Est dans une attaque qui a visé leur voiture, près d'un site religieux juif.

Six personnes blessées légèrement par balles réelles ont été admises à l'hôpital gouvernemental de Jénine dans le nord de la Cisjordanie et un septième blessé dans un hôpital voisin, après un raid militaire israélien, selon le ministère de la Santé palestinien.

L'armée israélienne a affirmé de son côté qu'elle menait une opération dans cette zone de Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Plus tôt mardi, deux Israéliens ont été blessés par des tirs ayant visé leur voiture dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est annexée.

Le Magen David Adom, équivalent israélien de la Croix-Rouge, a indiqué que les blessés, deux hommes, avaient continué de rouler après l'attaque survenue peu avant 07H10 (04H10 GMT) et l'avaient signalé à la police, avant d'être pris en charge par les secours.

L'hôpital Hadassah de Jérusalem a indiqué avoir reçu un des deux blessés, âgé de 48 ans, l'autre, d'une cinquantaine d'années, ayant été admis à l'hôpital Shaare Tsedek où il a été opéré en urgence. Selon ces deux établissements, leurs jours ne sont pas en danger.

Les coups de feu ont eu lieu non loin de la tombe de Simon le Juste, lieu de pèlerinage pour les juifs ultraorthodoxes.

Après l'attaque, les alentours ont été bouclés et des journalistes de l'AFP ont vu d'importants effectifs des forces de l'ordre, lourdement armés, s'y déployer.

La police a indiqué avoir retrouvé ce qu'elle a présenté comme l'arme utilisée par l'assaillant: un pistolet-mitrailleur de type "Carlo", modèle produit de façon artisanale par des groupes armés palestiniens en Cisjordanie occupée.

Une journaliste de l'AFP a vu des policiers entrer dans une maison palestinienne encerclée par les forces de l'ordre alors qu'un drone survolait les lieux.

Plus tard dans la matinée, la plupart des forces de sécurité avaient quitté Cheikh Jarrah, le secteur a été rouvert et la circulation a repris normalement.

Et mardi soir, des dizaines d'Israéliens se sont rassemblés à Cheikh Jarrah, certains agitant des drapeaux bleu et blanc frappés de l'étoile de David près de policiers, selon cette même source.

La chasse à l'homme se poursuit pour retrouver l'auteur de l'attaque.

Regain de tensions

Ces violences survient dans les derniers jours du ramadan et alors qu'Israël marque la journée de commémoration de la Shoah.

Au son des sirènes, les automobilistes se sont arrêtés pendant deux minutes à Jérusalem en mémoire des six millions de victimes juives du nazisme durant la Seconde Guerre mondiale.

"Tout s'arrête, un peu comme l'Holocauste, quand toutes ces vies ont été interrompues. Mais ensuite la beauté de cette commémoration c'est que quand la sirène s'arrête, la vie reprend son cours", affirme Jamie Boskey, une chanteuse américano-israélienne de 44 ans tenant dans ses bras son enfant, figée au son des sirènes.

Le maire israélien de Jérusalem, Moshe Lion, s'exprimant lors d'une cérémonie à l'hôtel de ville, a déclaré que l'une des principales leçons de l'Holocauste était "de ne jamais être impuissant face à ceux qui cherchent à nous nuire".

Le quartier de Cheikh Jarrah a été au coeur de tensions en 2021 autour de l'éviction d'habitants palestiniens au profit de colons juifs.

Ces tensions avaient contribué au déclenchement de la guerre de mai 2021 entre Israël et les combattants du Hamas et du Djihad islamique palestinien dans la bande de Gaza.

Lundi soir, un Israélien a été blessé par une Palestinienne l'ayant attaqué au couteau au carrefour du Goush Etzion, en Cisjordanie occupée, au sud de Bethléem, selon l'armée israélienne.

De même source, des soldats israéliens ont ouvert le feu sur l'assaillante et l'ont "neutralisée", avant qu'elle ne soit évacuée vers un hôpital israélien, sans que ses jours soient en danger, selon des sources médicales.

Le conflit israélien connaît un net regain de tensions depuis le début de l'année, après l'entrée en fonctions, fin décembre d'un des gouvernements les plus à droite de l'Histoire d'Israël, dirigé par le Premier ministre Benyamin Netanyahou.

Depuis le début de l'année, il a coûté la vie à au moins 96 Palestiniens, 19 Israéliens, une Ukrainienne et un Italien, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de sources officielles israéliennes et palestiniennes.

Ces statistiques incluent, côté palestinien, des combattants et des civils parmi lesquels des mineurs, et côté israélien, en majorité des civils incluant des mineurs, et trois membres de la minorité arabe.


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com