Comment les Saoudiens célèbrent Aïd al-Fitr dans le respect de leurs traditions locales

Des millions de Saoudiens célèbrent l'Aïd Al-Fitr chaque année, ainsi qu'un demi-milliard de musulmans dans le monde (Photo, SPA).
Des millions de Saoudiens célèbrent l'Aïd Al-Fitr chaque année, ainsi qu'un demi-milliard de musulmans dans le monde (Photo, SPA).
Des millions de Saoudiens célèbrent l'Aïd Al-Fitr chaque année, ainsi qu'un demi-milliard de musulmans dans le monde (Photo, SPA).
Des millions de Saoudiens célèbrent l'Aïd Al-Fitr chaque année, ainsi qu'un demi-milliard de musulmans dans le monde (Photo, SPA).
Les traditions et les cultures se sont conjuguées pour mettre en avant un thème commun : la fête (Photo, SPA).
Les traditions et les cultures se sont conjuguées pour mettre en avant un thème commun : la fête (Photo, SPA).
Feux d'artifices pour célébrer Aïd Al-Fitr (Photo, Fournie).
Feux d'artifices pour célébrer Aïd Al-Fitr (Photo, Fournie).
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Publié le Samedi 22 avril 2023

Comment les Saoudiens célèbrent Aïd al-Fitr dans le respect de leurs traditions locales

  • Le Royaume d’Arabie saoudite marque la fin du mois sacré du Ramadan par des cadeaux, des rencontres familiales et des célébrations
  • Entre nouvelles tenues et repas somptueux, les Saoudiens décrivent leurs propres traditions familiales pour Aïd Al-Fitr

DJEDDAH: Avec des chocolats, des sucreries et des cadeaux en abondance, les Saoudiens célèbrent Aïd Al-Fitr, renouant avec des traditions ancestrales, renouvelant les liens de parenté et retrouvant leurs familles et leurs amis lors de réunions festives élaborées marquant la fin du Ramadan.

Plus d'un milliard de musulmans à travers le monde participent à cette célébration annuelle, qui a lieu depuis plus de 1 400 ans.

Aïd Al-Fitr marque la fin du mois sacré du Ramadan, au cours duquel les musulmans jeûnent de l'aube au crépuscule, s'abstenant de nourriture, d'eau et d'autres besoins vitaux, se concentrant plutôt sur la prière et la supplication tout au long de la journée.

Cette fête, qui marque la rupture du jeûne, est la première des deux fêtes officielles de l'Islam — la seconde étant Aïd Al-Adha — et est un jour de joie, d'action de grâce, de culte, de fraternité, de solidarité et de moralité.

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"Diriyah Gate" à Riyad célèbre l'Aïd Al-Fitr (Photo, SPA).

À l'instar des traditions locales du Ramadan, Aïd Al-Fitr est célébré différemment à travers le monde. Les traditions et les cultures se sont mélangées pour créer quelque chose de mieux adapté à chaque communauté, qui se distingue par un thème commun — la célébration. 

Dans certaines régions, Aïd Al-Fitr est une fête très élaborée. Au lieu d'une seule journée de festivités, certaines cultures célèbrent jusqu'à trois ou cinq jours, avec de nombreuses réunions amicales et familiales, des cadeaux et distribution des eidiyas (enveloppes contenant de l'argent).

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L'Aïd Al-Fitr est l'occasion pour les habitants de tout le Royaume de se divertir en famille et entre amis après un mois de jeûne et de prière (Photo, SPA).

D'autres cultures préfèrent un événement plus discret, mettant l'accent sur la famille et les amis. En Arabie saoudite, beaucoup choisissent de tout mettre en œuvre.

Dans les derniers jours du Ramadan, les personnes qui anticipent les célébrations de l’Aïd Al-Fitr se précipitent pour acheter des vêtements, des cadeaux, des décorations et des friandises de dernière minute. Une nouvelle tenue, en particulier, est considérée comme une nécessité absolue.

Des milliers de personnes se pressent dans les centres commerciaux et les marchés du pays à la recherche de ballons, de bonnes affaires et de vêtements, car la tradition veut que les célébrants se parent de leurs plus beaux atours. 

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L'Aïd est également l'occasion de faire du shopping (Photo, SPA).

Les centres commerciaux étant ouverts presque 24 heures sur 24 pendant les sept à dix derniers jours du Ramadan, les femmes se rendent dans les magasins à la recherche de la tenue idéale pour les réunions sociales prévues.

Les hommes, quant à eux, sont à la recherche d'un thobe parfaitement taillé et d'une ghutra ou d’un keffieh assorti. Les boutons de manchette, les chaussures, les pantoufles ou les gilets constituent souvent la touche finale.

«Quand nous étions enfants, nous étions innocents et nous n'exigions pas grand-chose», a révélé Rehaf A. de Médine à Arab News, se souvenant des célébrations de l'Aïd durant son enfance. «Si je portais la même robe que ma cousine, nous agissions comme des jumelles et nous nous amusions.»

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De jeunes garçons achètent de nouveaux vêtements dans un centre commercial de Riyad (Photo, SPA).

«Aujourd'hui, je trouve toujours les mêmes tenues que ma cousine, car les options sont généralement très limitées lorsqu’on fait les achats à la dernière minute. Je faisais la même erreur, année après année. Mais un voyage en Italie au début de l'année m'a permis de faire du shopping, je n'avais donc plus d'excuse.»

Elle se souvient des scènes des premières prières de l'Aïd à la mosquée sacrée de Médine, où tout le monde était élégamment vêtu de thobes et de robes neuves et où quelques personnes étaient habillées de la même façon. «Les acheteurs de dernière minute – impossible d’y remédier», a-t-elle ajouté.

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L'Aïd est un moment qui passionne tant les enfants que les adultes (Photo, Fournie).

Bien que les nouveaux vêtements et les rassemblements clinquants constituent un moment fort de la fête, ce sont les premières heures de la journée, après les prières matinales de l'Aïd, qui sont les plus profondes pour de nombreuses personnes.

D'autres savourent la première gorgée de café et le retour à leur routine matinale après un mois de jeûne.

Pour les Saoudiens, tout commence lorsque le croissant de lune de Chawwal (le 10e mois du calendrier islamique) est observé.

Vers 5 heures du matin, après la prière du Fajr, les rituels de la prière de l'Aïd commencent. Les prières de l'Aïd proprement dites ont lieu un peu après le lever du soleil.

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Un Saoudien rejoint un groupe sur un site d'observation le 20 avril 2023 (Photo, SPA).

Les mosquées sont remplies de personnes de tous les âges, et les places voisines – et parfois même les trottoirs et les parkings – sont recouvertes de tapis pour accueillir le grand nombre de fidèles. 

Après la prière de l'Aïd, les gens se saluent à la mosquée en disant «Koul Aam wa Antoum Bekhair» ce qui signifie «que vous soyez bénis et en bonne santé chaque année», ou «Aid Moubarak», ce qui signifie «fête bénie».

En quittant la mosquée et les lieux de prière, de nombreuses personnes empruntent un chemin différent de celui par lequel elles sont arrivées, une tradition qui remonterait au prophète Mohammed.

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Vendredi, les familles affluent pour assister aux activités de l'Aïd dans la province septentrionale de Hail (Photo, SPA)

Dans les maisons familiales, l'odeur de l'encens enflammé emplit l'air, tandis que certains diffusent par haut-parleur la chanson épique d'Umm Kulthum «Ya Leilet El Eid» (Oh nuit de l'Aïd), une tradition qui se perpétue la nuit précédant l'Aïd pour beaucoup.

Les lanternes et les décorations sont accrochées, la vaisselle et les tasses à café sont disposées, les vêtements sont repassés et parfumés.

«Chaque famille possède ses propres traditions, toutes uniques», explique à Arab News, Samira Hammad, traiteuse à Djeddah. «Dans certains foyers, les plateaux de fromages et le pain sont placés à côté des plats traditionnels pour satisfaire les goûts de chacun.» 

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L'Aïd est un moment qui passionne tant les enfants que les adultes (Photo, Fournie).

«Mais il existe une tradition que les gens ont toujours en commun, c'est de manger ensemble. C'est la bonne nourriture, les sourires et les rires qui comptent le plus, la reviviscence des traditions transmises par une génération antérieure qui est peut-être encore là aujourd'hui.»

«C'est ce beau mélange de nouvelles et d'anciennes traditions qui les maintient en vie.»

L'Aïd ne serait pas complet sans les assiettes de chocolats, les pâtisseries maamoul fourrées aux dattes et les sucreries présentées aux invités, tandis que les enfants attendent impatiemment de recevoir de l'argent et des cadeaux.

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our de nombreux Saoudiens, aucun Aïd ne serait complet sans chocolats (Photo, SPA).

«On pouvait sentir l'urgence dans leurs mouvements. C'est le meilleur moment de chaque rassemblement», a déclaré à Arab News, Maher Bahamdain de Djeddah.

«En tant qu'oncle le plus jeune, je les regarder se tortiller en jetant un coup d'œil aux petites enveloppes d'argent dans ma poche. C'est un truc d'oncle amusant. Des pots-de-vin innocents sont versés, mais ils sont vite oubliés. C'est la faute à la dose le sucre.»

«Les nièces, les neveux et les jeunes cousins s'alignent devant chaque adulte et attendent le mot magique, tandis qu'un flot de robes à froufrous et de thobes blancs volants sautent d'une personne à l'autre. C'est le meilleur moment de la journée.»

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L'Aïd est un moment de partage pour les adultes et les enfants, qui reçoivent des friandises et des sucreries (Photo, Fournie)

Bien que le petit-déjeuner partagé soit l'un des événements les plus courants du premier jour de l’Aïd Al-Fitr, les déjeuners et les dîners somptueux sont également très appréciés. Les restaurants et les cafés se préparent à l'affluence de l'Aïd en proposant des offres de repas.

Mais «rien ne vaut une réunion de famille à la maison où l'on s'habille sur son trente-et-un», a souligné Rehaf. 

Pour les familles qui prévoient de célébrer l'événement en dehors de la maison, le ministère saoudien de la Culture et l'autorité générale des loisirs ont lancé un calendrier des festivités de l'Aïd qui comprend des feux d'artifice, des spectacles musicaux, des spectacles comiques et des pièces théâtrales.

Il y en a pour tous les goûts en Arabie saoudite à l'occasion de cet Aïd Al-Fitr.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'Iran offre 30.000 dollars pour tuer ou capturer des soldats américains

L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
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  • "Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans"
  • En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire

TEHERAN: L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme.

Le chef d'état-major de l'armée, Amir Hatami, a affirmé que ce dispositif avait été mis en place à la suite d'un "grand nombre de demandes" de personnes souhaitant contribuer financièrement, selon l'agence officielle Irna.

"Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans", a-t-il déclaré, en utilisant cette unité monétaire informelle équivalant à 10.000 rials iraniens.

En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire.

Aucun déploiement connu de troupes américaines au sol n'a eu lieu en Iran pendant la guerre au Moyen-Orient, à l'exception d'une mission de sauvetage menée en avril pour porter secours à un pilote américain dont l'appareil s'était écrasé.

"Les courageuses femmes iraniennes qui accompliront une telle action recevront le double de cette récompense", a-t-il ajouté.

La guerre entre Téhéran et Washington a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre la République islamique qui a répliqué en lançant des frappes sur les pays du Golfe alliés de Washington.

Un cessez-le-feu a été conclu en avril suivi d'un accord-cadre en juin en vue de négociations de paix, qui a ensuite volé en éclats.

L'Iran et les Etats-Unis ont depuis échangé sporadiquement des frappes qui se concentrées principalement autour du stratégique détroit d'Ormuz.


L'émissaire de Trump se rendra en Israël pour tenter d'aplanir les divergences sur Gaza

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
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  • M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer
  • Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route"

JERUSALEM: Jared Kushner, l'émissaire et gendre de Donald Trump, se rendra en Israël la semaine prochaine pour tenter d'aplanir les divergences entre les deux alliés sur le plan américain pour la bande de Gaza, a déclaré une source au sein du "Conseil de paix".

Il se rendra avec Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour ce territoire palestinien du "Conseil de paix" créé par le président américain, en Israël et en Egypte, un pays médiateur-clé.

Cette visite interviendra après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté publiquement le 9 août la feuille de route américaine en 15 points annoncée fin juillet par M. Mladenov, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien de la bande de Gaza.

Si ce mouvement islamiste palestinien l'a acceptée, Israël a dit lier tout départ de ses soldats à un "véritable" désarmement du Hamas.

Selon une source au sein du "Conseil de Paix", MM. Kushner et Mladenov espèrent "des discussions constructives" sur le plan de paix global de Donald Trump pour la bande de Gaza, dont le premier jalon a été le cessez-le-feu décrété en octobre 2025. Depuis, les frappes israéliennes ont diminué en intensité, sans s'arrêter pour autant.

"Les Etats-Unis et Israël s'accordent sur l'issue souhaitée à Gaza, c'est-à-dire un Hamas démilitarisé", a précisé la même source, qui a requis l'anonymat.

"Nous allons écouter les préoccupations soulevées et discuter des prochaines étapes", a-t-elle poursuivi.

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien.

Mais M. Mladenov est ensuite revenu sur ses propos et a déclaré qu'Israël n'aurait pas à retirer ses forces tant que le Hamas ne se serait pas entièrement désarmé.

M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer, exigeant que celui-ci détruise ses armes de manière vérifiable.

Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route", a dit à l'AFP Bassem Naim, membre du bureau politique de ce mouvement islamiste.

Il a appelé les Etats-Unis à "empêcher la perturbation du processus (de mise en oeuvre) de l'accord de cessez-le-feu pour des raisons politiques et électorales".

 


Kushner doit rencontrer le Hamas en Egypte

Hassan Rashad (2e à droite), chef des services de renseignement égyptiens, a rencontré dimanche une délégation du Hamas. (ARCHIVES/AFP)
Hassan Rashad (2e à droite), chef des services de renseignement égyptiens, a rencontré dimanche une délégation du Hamas. (ARCHIVES/AFP)
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  • Le Hamas a donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine, censée lancer la deuxième étape du plan américain, prévoyant le désarmement du mouvement islamiste et le retrait israélien du territoire palestinien
  • Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui rejeté officiellement le texte en exigeant un désarmement "véritable" du Hamas

LE CAIRE: Des sources au sein du Hamas ont indiqué dimanche que l'émissaire américain Jared Kushner allait rencontrer des dirigeants du mouvement islamiste palestinien en Egypte, avant sa visite en Israël, au moment les Etats-Unis cherchent à faire avancer le plan de paix à Gaza.

L'entretien, qui n'a pas été confirmé par les Etats-Unis, devrait se tenir à Al-Alamein, dans le nord de l'Egypte, un pays qui fait office depuis des années de médiateur dans le conflit israélo-palestinien.

M. Kushner, également gendre du président Donald Trump, s'est déjà entretenu dimanche à Al-Alamein avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, alors que le chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a rencontré de son côté le chef du renseignement égyptien, Hassan Rachad.

Ces rencontres surviennent au moment où les Etats-Unis tentent d'aplanir les divergences entre Israël et le Hamas sur la mise en oeuvre du plan du président américain Donald Trump pour mettre fin durablement à la guerre à Gaza.

Le Hamas a donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine, censée lancer la deuxième étape du plan américain, prévoyant le désarmement du mouvement islamiste et le retrait israélien du territoire palestinien.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui rejeté officiellement le texte en exigeant un désarmement "véritable" du Hamas.

Visite américaine en Israël 

"Les médiateurs ont informé le Hamas que l'émissaire américain Jared Kushner rencontrerait sa direction, en présence de responsables égyptiens et qataris", a déclaré une source du Hamas, qui a demandé à garder l'anonymat, sans donner de date.

Pendant des années, les Etats-Unis ont refusé tout contact avec le Hamas, qu'ils classent parmi les organisations terroristes et qui a mené l'attaque sans précédent du 7 octobre 2023 contre Israël, déclenchant la guerre de Gaza.

Une deuxième source du Hamas a indiqué que les Etats-Unis avaient demandé au mouvement des précisions sur plusieurs points, notamment sur "la collecte, le regroupement et le stockage des armes de manière réelle, et non simplement symbolique, ainsi que sur le renoncement total du Hamas à gouverner Gaza".

Le Hamas, qui gouverne Gaza depuis 2007, a annoncé début juillet dissoudre son administration civile et vouloir transférer ses responsabilités au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe créé par le "Conseil de Paix" composé de technocrates palestiniens et chargé d'assurer la transition dans le territoire palestinien.

Lors de la rencontre entre M. Sissi et Jared Kushner, il a été "rappelé la nécessité pour toutes les parties de respecter leurs obligations au titre de l'accord de cessez-le-feu" à Gaza, a déclaré le porte-parole de M. Sissi, Mohamed al-Chennawi, dans un communiqué.

De son côté, la délégation dirigée par Khalil al-Hayya, dont c'est la première visite en Egypte depuis sa nomination fin juillet, "a réaffirmé son engagement à mener à bien le plan" américain, selon l'agence officielle égyptienne Mena.

La réunion avec M. Rachad portait sur "les efforts déployés pour contraindre Israël à respecter l'accord, qui comprend la feuille de route en 15 points, et à entamer sa mise en œuvre", a précisé un responsable du mouvement islamiste palestinien à l'AFP.

Le "Conseil de Paix", chargé de mettre en œuvre le plan de paix, avait indiqué que M. Kushner devait, outre l'Egypte, se rendre la semaine prochaine en Israël avec Nikolaï Mladenov, haut représentant pour Gaza de cet organe créé par M. Trump.

Blessés dans des frappes 

Le Hamas et Israël s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu d'octobre 2025 dans le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

Sur le terrain, plusieurs personnes ont été blessées dimanche après des frappes israéliennes sur une maison dans le centre de la bande de Gaza, a rapporté Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas.

L'armée israélienne a déclaré qu'elle répondait à une menace émanant du Jihad islamique.

D'autres personnes ont été blessées après des tirs israéliens sur des tentes abritant des personnes déplacées dans le sud, selon la même source.

Au moins 1.262 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël y a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués.