Qu’est-ce-que l’Aïd sans chocolats gourmands et desserts de luxe ?

Les ventes des détaillants de friandise, des chocolatiers et des confiseurs augmentent à cette période de l’année. Ils veillent non seulement à répondre à la demande mais aussi à offrir un service fluide (Photo AN par Huda Bashatah)
Les ventes des détaillants de friandise, des chocolatiers et des confiseurs augmentent à cette période de l’année. Ils veillent non seulement à répondre à la demande mais aussi à offrir un service fluide (Photo AN par Huda Bashatah)
Les ventes des détaillants de friandise, des chocolatiers et des confiseurs augmentent à cette période de l’année. Ils veillent non seulement à répondre à la demande mais aussi à offrir un service fluide (Photo AN par Huda Bashatah)
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Les ventes des détaillants de friandise, des chocolatiers et des confiseurs augmentent à cette période de l’année. Ils veillent non seulement à répondre à la demande mais aussi à offrir un service fluide (Photo AN par Huda Bashatah)
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Publié le Samedi 22 avril 2023

Qu’est-ce-que l’Aïd sans chocolats gourmands et desserts de luxe ?

  • Avec un flux constant de visiteurs, toutes les familles font en sorte d’avoir un assortiment somptueux
  • Apporter un plateau de chocolat géant pour l'entrée de notre maison fait donc partie de notre tradition, pour permettre à tout le monde de prendre du chocolat en sortant

DJEDDAH : Les sucreries et les desserts occupent une place importante dans les célébrations de l’Aïd en Arabie saoudite. Certaines familles ont des plats traditionnels faits maison et d’autres font des folies avec des chocolats achetés en magasin. Avec un flux constant de visiteurs, toutes les familles font en sorte d’avoir un assortiment somptueux. 

Raneem Al-Najjar, femme au foyer et mère de cinq enfants, a déclaré à Arab News que dans sa famille, il est tout à fait normal de choisir une marque de chocolat de luxe à servir aux invités : « La disposition et le plateau, le goût et la garniture du chocolat représentent ma plus grande préoccupation. Les couleurs de l'emballage doivent également aller avec mes meubles et la décoration de la maison afin que la présentation soit attrayante ».

Étant donné que la générosité et l'hospitalité comptent parmi les principales caractéristiques des Arabes, Al-Najjar a déclaré : «L'Aïd est un moment où nous célébrons et accueillons nos familles plus que tout autre moment. Apporter un plateau de chocolat géant pour l'entrée de notre maison fait donc partie de notre tradition, pour permettre à tout le monde de prendre du chocolat en sortant».

«L'Aïd est un moment où nous célébrons et accueillons nos familles plus que tout autre moment» (Photo AN par Huda Bashatah).
«L'Aïd est un moment où nous célébrons et accueillons nos familles plus que tout autre moment» (Photo AN par Huda Bashatah).

Le chocolat de luxe est généralement servi aux adultes et les enfants reçoivent un cadeau spécial, qui peut être une friandise, un jouet ou de l'argent. « J'aime préparer des cadeaux spéciaux pour les enfants avec des détails plus vivants et des enveloppes colorées », a ajouté Al-Najjar.

Les ventes des détaillants de friandise, des chocolatiers et des confiseurs augmentent à cette période de l’année. Ils veillent non seulement à répondre à la demande mais aussi à offrir un service fluide.

HIGHLIGHT 

« L’Aïd est un moment où nous célébrons et accueillons nos familles plus que tout autre moment. Apporter un plateau de chocolat géant pour l'entrée de notre maison fait donc partie de notre tradition, pour permettre à tout le monde de prendre du chocolat en sortant ».

Duncan Muir, directeur principal de l'alimentation, des boissons et de la vente au détail chez Bateel, une marque saoudienne de luxe pour les dattes et les chocolats, a déclaré à Arab News qu'à la lumière des périodes de pointe des achats du Ramadan et de l'Aïd, une chaîne d'approvisionnement intégrée permet un contrôle total sur les processus de production et d'exécution.

« De la recherche des meilleurs ingrédients à la création de produits de luxe, nous surveillons chaque étape du processus afin d’assurer des opérations sans faille », a-t-il déclaré. « Notre personnel est également régulièrement formé et bien équipé pour gérer la demande accrue des clients pendant les périodes de pointe ».

Muir a ajouté : « De plus, nous continuons à investir dans l'amélioration de notre plate-forme de commerce électronique pour assurer une accessibilité fluide. Ceci permet aux clients de faire facilement leurs achats depuis le confort de leur maison».

Bateel propose une large gamme d'emballages cadeaux qui répondent à une variété de goûts et de préférences, y compris des boîtes en carton, des boîtes en bois, des tiroirs en verre, des plateaux et des paniers. Les prix varient en fonction de la sélection des produits ainsi que du type de forfait variant entre 180 RS (1 RS = 0,24 euro) et 2,000 RS.

Muir a déclaré que pendant l'Aïd, ils recevaient des demandes pour de somptueuses présentations de plateaux de chocolat qui pourraient potentiellement être « d'une valeur exubérante » .

Pour les habitants de Djeddah, Patchi et Chocoline sont deux marques de chocolat parmi tant d'autres qui représentent le luxe et la qualité. Salwa Jawhar, une femme au foyer basée à Djeddah, a déclaré : « Ces deux marques soulignent l'Aïd chez moi. J'avais l'habitude d'acheter Patchi pour les visiteurs du premier jour : c'est en effet le meilleur choix pour les familles de la ville, et depuis plus de 10 ans, nous avions l'habitude de compter sur Chocoline pour l'Aïd ainsi que d'autres occasions saisonnières ».

Pour les habitants de Djeddah, Patchi et Chocoline sont deux marques de chocolat parmi tant d'autres qui représentent le luxe et la qualité (Photo, fournie).
Pour les habitants de Djeddah, Patchi et Chocoline sont deux marques de chocolat parmi tant d'autres qui représentent le luxe et la qualité (Photo, fournie).

Chocoline est une marque de chocolat saoudienne bien connue de 25 ans avec des succursales à travers le Royaume, fournissant des chocolats et des articles sur le thème de l'Aïd. Elle a toujours été l'une des marques de chocolat incontournables pour les habitants de Djeddah. Neama Fadhel, une autre femme au foyer basée à Djeddah, a déclaré : « J'ai pensé essayer une nouvelle marque de chocolat pour cet Eid mais c'est un peu risqué. Je préfère m'en tenir à ce à quoi je suis habituée ».

Ceux qui mettent leurs mains sur leurs plateaux de chocolat Aïd en premier sont considérés comme chanceux, étant donné que les foules affluent vers les magasins de chocolat au cours des trois derniers jours du Ramadan.

Fadhel a ajouté : « Au cours des huit dernières années de mon mariage, Chocoline a été le point culminant de notre préparation de l'Aïd. Mon mari et moi veillons à ce que nos plateaux de service soient remplis tôt pour être sûrs de les recevoir avant le 29e jour du Ramadan avant que tout ne s’emballe ».

Le fabricant italien de chocolats gastronomiques Venchi est une autre marque de luxe que les habitants de Djeddah apprécient pour son goût de luxe, malgré son prix élevé, qui commence à partir de 590 RS le kilogramme. Outre son emballage attrayant et agréable, le chocolat Venchi n'utilise que de l'huile d'olive, considérée comme plus saine et plus sûre pour le corps. Le chocolat Venchi est également «sans gluten et faible en sucre», a déclaré Hussain Attal, directeur de la succursale Venchi Tahlia à Djeddah.

Venchi offre une collection distinctive de plateaux, notamment des plateaux en bois en cristal, en coquillage, des boîtes et des cadeaux.

« Durant l'Aïd, les acheteurs accordent une attention particulière à toutes les proportions de mélanges de chocolat noir, par exemple, 60 % ou 75 %, et nous avons également des tablettes de chocolat noir avec 10 % de cacao pur », a ajouté Attal. « De plus, des garnitures de biscuits, de pistaches, de noisettes, de caramel et de caviar se font à la demande ».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le festival d'Avignon «n'est pas là pour sortir le drapeau palestinien», selon le maire de la ville

Tiago Rodrigues (à gauche), directeur artistique du Festival d'Avignon, et Françoise Nyssen (à droite), présidente de l'Association pour la gestion du Festival d'Avignon, s'adressent à la presse en marge de la visite de la ministre française de la Culture au centre social et culturel La Croix des Oiseaux à Avignon, dans le sud de la France, le 24 juillet 2025. (AFP)
Tiago Rodrigues (à gauche), directeur artistique du Festival d'Avignon, et Françoise Nyssen (à droite), présidente de l'Association pour la gestion du Festival d'Avignon, s'adressent à la presse en marge de la visite de la ministre française de la Culture au centre social et culturel La Croix des Oiseaux à Avignon, dans le sud de la France, le 24 juillet 2025. (AFP)
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  • "J'ai été un peu choqué l'été dernier par une utilisation qui a pu être faite pour évoquer notamment de manière un petit peu trop poussée la question palestinienne", a-t-il déclaré
  • "Il y a parfois à l'occasion du festival des voix qui s'expriment et des drapeaux qui sortent. La culture est quelque chose qui doit rassembler et ne doit pas diviser", a-t-il ajouté

PARIS: Le nouveau maire divers droite d'Avignon, Olivier Galzi, a estimé mardi que le drapeau palestinien n'avait pas sa place lors du festival de théâtre qui se tient chaque été dans sa ville, estimant que la culture devait "rassembler" et non "diviser".

"Le festival n'est pas là pour sortir le drapeau palestinien", a jugé sur France Inter l'ex-journaliste, regrettant que lors de l'édition de 2025 du festival, une des plus célèbres manifestations de théâtre au monde, les références à la défense de la cause palestinienne aient été trop présentes.

"J'ai été un peu choqué l'été dernier par une utilisation qui a pu être faite pour évoquer notamment de manière un petit peu trop poussée la question palestinienne", a-t-il déclaré.

"Il y a parfois à l'occasion du festival des voix qui s'expriment et des drapeaux qui sortent. La culture est quelque chose qui doit rassembler et ne doit pas diviser", a-t-il ajouté, précisant que "quand vous mettez cette question (de la cause palestinienne, NDLR) sur le devant de la scène, ça crée de la division".

En 2025, année où la langue arabe était à l'honneur, le festival avait été marqué par plusieurs actions de militants de la défense de la cause palestinienne.

Une tribune intitulée "Nouvelle déclaration d'Avignon" avait été signée par plus d’une centaine d’artistes du monde théâtral et publiée dans Télérama en juillet pour dénoncer "le massacre de masse en cours ayant déjà tué un nombre effroyable d’enfants".

"Nous dénonçons la politique destructrice de l’État d'Israël. Nous appelons à la reconnaissance de l’État palestinien, à l'application des sanctions prévues par le droit international, à la suspension de l'accord d'association UE-Israël, et à l'arrêt de la criminalisation des prises de parole et des associations soutenant la cause palestinienne", avaient plaidé ces acteurs de la culture dont le chorégraphe et danseur Radouan Mriziga, Olivier Py, ex-directeur du Festival d’Avignon (2013-2022) et actuel directeur du Théâtre du Châtelet à Paris, l'écrivain Édouard Louis ou encore l'actuel directeur du festival d'Avignon Tiago Rodrigues.

Ce dernier avait également été présent à la lecture de cet appel, sans toutefois prendre la parole, sur la place du Palais des Papes où plusieurs drapeaux palestiniens avaient été déployés.

Le budget du festival est d'environ 16 millions d'euros, parmi lesquels figurent quelque deux millions de subventions partagés environ à parts égales entre la ville et la métropole d'Avignon, dont Olivier Galzi est également à la tête.

Quarante-sept spectacles (près de 300 représentations), dont 30 créations, sont au menu de la 80e édition de ce grand rendez-vous du théâtre international qui se tiendra du 4 au 25 juillet et mettra à l'honneur la Corée du Sud.


"Patrimoine majeur" ou passoire énergétique : la rénovation de l'immeuble Mouchotte à Paris divise

Cette photographie prise à Paris le 5 avril 2026 montre l’immeuble Mouchotte, conçu par l’architecte français Jean Dubuisson et inauguré en 1966 dans le cadre du projet de rénovation urbaine Maine-Montparnasse des années 1960. (AFP)
Cette photographie prise à Paris le 5 avril 2026 montre l’immeuble Mouchotte, conçu par l’architecte français Jean Dubuisson et inauguré en 1966 dans le cadre du projet de rénovation urbaine Maine-Montparnasse des années 1960. (AFP)
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  • Le projet de rénovation de l’immeuble Immeuble Mouchotte, classé passoire énergétique, divise les habitants entre rénovation lourde de la façade et solutions plus légères pour préserver ce patrimoine des années 1960
  • Une association demande son inscription aux monuments historiques pour éviter une transformation jugée coûteuse, écologique­ment discutable et menaçant sa valeur architecturale

PARIS: Le projet de rénovation de l'immeuble Mouchotte, emblématique de l'architecture parisienne des Trente Glorieuses, mais classé comme passoire énergétique, inquiète une partie de ses résidents qui demande son inscription aux monuments historiques.

"Une véritable catastrophe architecturale, financière, écologique et culturelle !" : l'association d'habitants Sauvons Mouchotte a lancé une pétition en ligne pour demander au ministère de la Culture l'inscription "en urgence" de l'immeuble au titre des monuments historiques. Le texte a recueilli plus de 12.000 signatures depuis octobre 2025.

Cette longue barre en verre et en métal du 14e arrondissement, qui fête ses 60 ans, compte 17 étages, 13 escaliers, 753 logements et quelque 2.500 habitants.

Comme la tour Montparnasse voisine, fermée pour travaux le 31 mars, l'immeuble Mouchotte, conçu par Jean Dubuisson, architecte du Musée national des arts et traditions populaires à Paris, est typique du style années 1960.

Le bâtiment, équipé de simple vitrage et d'huisseries en aluminium, n'a jamais été restauré et fait l'objet d'un projet de rénovation pour une moitié de sa façade.

Cet ensemble de logements sociaux à l'origine se divise, depuis 2017, en deux parties gérées différemment : le 8-20 rue du Commandant René-Mouchotte (436 logements appartenant à des propriétaires individuels), pas concerné par le projet, et le numéro 26 de cette rue (317 appartements, dont 172 appartiennent au bailleur intermédiaire In'li et les autres à des propriétaires individuels).

Ce sont les 10.000 m2 de façade du "26" qui doivent être rénovés, car, avec un diagnostic de performance énergétique (DPE) F, il est considéré comme une passoire énergétique. Sans travaux, les appartements seront interdits à la location en 2028.

Deux projets ont été présentés aux copropriétaires lors de la dernière assemblée générale en 2025 : une rénovation "légère" et une "lourde", qui impliquerait le remplacement total de la façade à l'identique par des matériaux neufs.

- "Patrimoine majeur" -

Sauvons Mouchotte craint qu'In'li, avec ses 47% de droits de vote, privilégie cette solution.

Ce serait "une décision aberrante", s'alarme auprès de l'AFP la fondatrice de l'association, Nathalie Amar, également avocate.

"L'idée de détruire la façade en aluminium d'origine pour la refaire à l'identique, toujours en aluminium, est un immense gâchis écologique", s'indigne-t-elle un matin ensoleillé de fin mars, sur la dalle au pied du bâtiment.

En outre, "le coût global du projet, présenté à 11 millions d'euros, est largement sous-évalué selon de nombreux professionnels" consultés par l'association, qui prédit plutôt 25 à 30 millions.

L'association met aussi en doute le DPE F de l'immeuble, puisque le "8-20", conçu à l'identique et jamais refait non plus, est diagnostiqué E.

L'inscription aux monuments historiques permettrait de "sauvegarder ce patrimoine architectural majeur", souligne Sauvons Mouchotte.

Michel Sebald, architecte et habitant de l'immeuble, a déposé une demande d'inscription aux monuments historiques à la Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France.

Dans son salon au 13e étage, avec une vue spectaculaire sur Paris, il évoque les "éléments exceptionnels" de la façade actuelle, où "il n'y a pas un point de rouille !"

- "L'été, ça tape" -

"Pourquoi tout casser ?", se désole l'architecte, alors qu'"il existe des solutions intelligentes, minimes et pas chères".

Les opposants à une rénovation lourde, qui reconnaissent que "l'été, ça tape" et "l'hiver, il fait froid quand il y a du vent", préfèreraient des travaux moins invasifs.

"On peut avoir une restauration énergétique correcte en mettant les bons éléments, le bon vitrage, les bons stores, la VMC (système d'aération, NDLR)...", estime Nadia Coutsinas, archéologue de 51 ans qui réside là depuis ses 6 ans.

In'li se dit "plutôt favorable" à une rénovation complète de la façade, indique El Houssine Tabou, directeur de la proximité du bailleur. Il relève "un inconfort important toute l'année" qui entraîne "des consommations d'énergie et des charges élevées".

Si l'immeuble était inscrit aux monuments historiques, "ça redessinerait un peu les lignes, peut-être les techniques d'intervention", note-t-il. "Mais la protection architecturale n'empêche pas une amélioration énergétique", ajoute-t-il.

L'association attend désormais le 8 avril et la prochaine assemblée générale des copropriétaires du "8-20", auxquels sera aussi présenté un projet de remplacement de leur façade.

S'ils s'y opposent, Sauvons Mouchotte aura un argument supplémentaire. "Vous imaginez, visuellement, si on change la façade et pas eux ?", s'interroge Nathalie Amar.


Paris accueille la 11e édition de la Modest Fashion Week : une vitrine mondiale de créativité et d’inclusion

La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste. (Photo fournie)
La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste. (Photo fournie)
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  • Bien plus qu’un simple événement de mode, cette semaine parisienne incarne un mouvement global qui redéfinit les codes de l’industrie
  • À travers une approche mêlant diversité culturelle, innovation et responsabilité, la mode modeste s’impose aujourd’hui comme un langage universel du style

PARIS: La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste.

Bien plus qu’un simple événement de mode, cette semaine parisienne incarne un mouvement global qui redéfinit les codes de l’industrie. À travers une approche mêlant diversité culturelle, innovation et responsabilité, la mode modeste s’impose aujourd’hui comme un langage universel du style.

Une scène internationale en pleine effervescence

Cette édition réunira des créateurs venus des quatre coins du monde, notamment des États-Unis, de Turquie, du Nigeria, d’Indonésie, du Royaume-Uni, de France et d’Australie. Tous présenteront des collections qui marient héritage culturel et design contemporain.

Des marques établies aux talents émergents, les participants illustrent l’évolution rapide d’un secteur autrefois considéré comme de niche. Aujourd’hui, la mode modeste s’affirme comme un segment dynamique, porté par une clientèle mondiale en quête d’élégance, d’authenticité et de diversité.

Selon Ozlem Sahin, directrice générale de Modest Fashion Weeks by Think Fashion, « cet événement dépasse le cadre d’un simple défilé. Il s’agit d’un mouvement mondial qui relie créativité, héritage et opportunités économiques, tout en s’inscrivant dans une démarche éthique et durable ».

Une visibilité mondiale et des opportunités économiques

La Paris Modest Fashion Week attire chaque année un public influent composé d’acheteurs internationaux, de médias et d’influenceurs. Avec une portée médiatique estimée à plus de deux milliards de personnes et un réseau de plus de 1 000 partenaires, l’événement offre une vitrine exceptionnelle aux marques participantes.

Il constitue également un point de rencontre stratégique pour les acteurs de l’industrie souhaitant développer leur présence sur les marchés européens, moyen-orientaux, asiatiques et américains.

Une expérience immersive portée par des partenaires clés

L’édition 2026 promet une expérience multisensorielle grâce à des collaborations avec plusieurs partenaires. Des marques spécialisées dans la beauté, la parfumerie et le bien-être contribueront à enrichir les défilés, en y apportant une dimension sensorielle et artistique supplémentaire.

Cette synergie entre mode, beauté et innovation reflète l’esprit collaboratif qui caractérise aujourd’hui l’écosystème de la mode modeste à l’échelle mondiale.

Pendant trois jours, les visiteurs assisteront à 30 défilés et participeront à 8 conférences consacrées aux enjeux majeurs du secteur, tels que la durabilité, l’innovation et le commerce international.

Un espace B2B dédié permettra également aux créateurs, distributeurs et investisseurs de nouer des partenariats et de favoriser des collaborations transfrontalières.

Depuis sa création en 2016 à Istanbul, la Modest Fashion Week s’est imposée comme un acteur clé du développement de cette industrie. Présente dans plusieurs capitales mondiales, elle accompagne la montée en puissance d’une mode qui conjugue identité, culture et modernité.

À Paris, cette 11e édition s’annonce comme une nouvelle étape dans l’affirmation d’une mode sans frontières, où l’inclusivité et la créativité occupent une place centrale.

Alors que l’industrie de la mode évolue vers des modèles plus responsables et diversifiés, la mode modeste s’impose comme l’un des moteurs de cette transformation, attirant une audience toujours plus large et internationale.