Le cerveau de l'attentat devant l'aéroport de Kaboul en 2021 tué par les talibans, selon des médias américains

De la fumée s'élève d'une explosion meurtrière à l'extérieur de l'aéroport de Kaboul, en Afghanistan, le jeudi 26 août 2021 (Photo, AP).
De la fumée s'élève d'une explosion meurtrière à l'extérieur de l'aéroport de Kaboul, en Afghanistan, le jeudi 26 août 2021 (Photo, AP).
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Publié le Mercredi 26 avril 2023

Le cerveau de l'attentat devant l'aéroport de Kaboul en 2021 tué par les talibans, selon des médias américains

  • Les Etats-Unis n'étaient pas impliqués dans cette opération menée par les talibans, selon les mêmes sources
  • Ce retrait a mis fin à la plus longue intervention militaire des Etats-Unis, débutée en réaction à l'attaque du 11 septembre 2001

WASHINGTON: Le cerveau de l'attentat suicide aux abords de l'aéroport de Kaboul en août 2021, qui avait fait au moins 173 morts dont 13 soldats américains, a été tué par les talibans, ont rapporté mardi plusieurs médias américains.

Le terroriste, dont l'identité n'a pas été précisée ni la manière ou la date de son décès, était un des leaders du groupe Etat islamique-Khorasan (EI-K), selon des responsables américains interrogés sous couvert de l'anonymat par le Washington Post.

L'EI-K avait revendiqué l'attaque du 26 août 2021 au moment du retrait chaotique des troupes américaines d'Afghanistan qui a suscité de nombreuses critiques.

Les Etats-Unis n'étaient pas impliqués dans cette opération menée par les talibans, selon les mêmes sources.

Les services de renseignement américains cherchent à confirmer cette mort et le gouvernement Biden attendrait d'avoir informé toutes les familles de militaires américains tués avant de faire une annonce, ont assuré des sources à Politico.

"Je tiens à souligner que ce développement illustre la pression antiterroriste continue face à l'EI-K en Afghanistan et ailleurs", a indiqué un responsable de l'administration Biden au Washington Post.

"Nous voyons cette opération comme emblématique d'un Afghanistan qui est devenu un environnement difficile pour les terroristes comme ceux de l'EI-K qui voudraient faire du mal aux Américains", a-t-il ajouté.

Le gouvernement Biden a commencé à appeler les proches de militaires américains tués dans cet attentat lundi pour leur annoncer la nouvelle, selon le New York Times, qui précise que le renseignement américain aurait appris cette information début avril.

Les images de l'évacuation chaotique des Américains et d'Afghans à l'aéroport de Kaboul à la fin de l'été 2021 avaient choqué aux Etats-Unis et fait le tour du monde.

Le 30 août 2021, une minute avant minuit, le dernier soldat américain s'était envolé de l'aéroport de la capitale afghane avec 24 heures d'avance sur la date butoir fixée par le président américain pour le retrait des troupes du pays.

Les talibans avaient déjà repris le pouvoir.

Ce retrait a mis fin à la plus longue intervention militaire des Etats-Unis, débutée en réaction à l'attaque du 11 septembre 2001.

Elle a coûté la vie à plus de 2 400 soldats américains sur près de 20 ans, selon l'armée américaine.

Début avril, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, avait défendu la façon dont le retrait avait été mené.

L'exécutif américain a notamment publié un document concluant qu'il n'y avait pas d'autre "scénario" envisageable, à moins de maintenir dans le pays une force militaire américaine renforcée et permanente pour combattre les talibans.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com