Un navire saoudien transporte le premier groupe de Yéménites du Soudan vers Djeddah

Des citoyens saoudiens et d'autres ressortissants arrivent à la base navale du roi Faisal à Djeddah, après avoir été sauvés du Soudan (Photo, AFP).
Des citoyens saoudiens et d'autres ressortissants arrivent à la base navale du roi Faisal à Djeddah, après avoir été sauvés du Soudan (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 26 avril 2023

Un navire saoudien transporte le premier groupe de Yéménites du Soudan vers Djeddah

  • Les évacuations sont supervisées par un comité d'urgence composé de membres de l'ambassade du Yémen au Soudan et de la communauté yéménite du pays
  • Afif al-Barachi, directeur du syndicat des étudiants, a déclaré à Arab News que le comité d'urgence prévoit d'évacuer 3 000 Yéménites sur des navires saoudiens dans les prochains jours

AL-MUKALLÂ: Plus de 150 Yéménites ont été évacués du Soudan et embarqués sur un navire de la marine royale saoudienne à destination de Djeddah mardi, alors que le gouvernement du Yémen a lancé des plans d'urgence pour secourir des milliers de ses citoyens piégés dans le pays déchiré par la guerre.

Le premier groupe de personnes évacuées a quitté la ville de Port-Soudan, sur la mer Rouge, à bord d'un navire saoudien à destination de l’Arabie saoudite, mardi matin, tandis que des centaines de Yéménites ont également été transférés de Khartoum, la capitale soudanaise, vers des lieux sûrs dans le pays.

Les évacuations sont supervisées par un comité d'urgence composé de membres du personnel de l'ambassade du Yémen au Soudan et de la communauté yéménite du pays, notamment des membres du syndicat des étudiants yéménites.

Afif al-Barachi, directeur du syndicat des étudiants, a déclaré à Arab News que le comité d'urgence prévoit d'évacuer 3 000 Yéménites sur des navires saoudiens dans les prochains jours.

Les personnes évacuées seront transportées de Port-Soudan à Djeddah, puis renvoyées au Yémen, a-t-il précisé.

Des milliers de Yéménites vivent au Soudan depuis une dizaine d'années, d'autres s'y installant pour étudier ou recevoir un traitement médical.

Al-Barashi a indiqué que certaines familles yéménites avaient des difficultés à fuir les zones de Khartoum ravagées par le conflit, et que l'augmentation des tarifs des bus avait également entravé les plans d'évacuation.

«Les prix des bus sont exorbitants. Un bus de 50 passagers coûte 16 000 dollars. Les transferts financiers vers le Soudan sont difficiles car les banques sont fermées et il n'y a aucun logement adéquat à Port-Soudan», a-t-il expliqué.

Le ministère des Affaires étrangères du Yémen a déclaré qu'au moins 400 Yéménites avaient quitté Khartoum «en toute sécurité» au cours des dernières quarante-huit heures, 250 d'entre eux se dirigeant vers la ville de Madani, au sud-est de la capitale, avant d'être conduits à Port-Soudan pour y être évacués.

Le gouvernement yéménite est en contact avec les autorités saoudiennes au sujet des projets d'évacuation des Yéménites du Soudan «dès que possible», a souligné le ministère.

Il a exhorté les Yéménites au Soudan à informer le comité d'urgence de leur emplacement et à suivre ses instructions.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des dizaines de Yéménites embarquant dans un camion avec leurs biens pour fuir Khartoum.

Beaucoup ont décrit les scènes terribles dans la capitale lorsque la violence a éclaté dans les rues, les piégeant à l'intérieur de leurs maisons pendant des jours.

Nassar Mohammed, universitaire yéménite dans une université soudanaise, a indiqué à Arab News que les familles yéménites avaient fui leurs résidences dans le pays lors d'un cessez-le-feu, laissant leurs biens derrière elles.

«La situation est très difficile. Les combats se sont calmés, mais ils n'ont pas cessé. Les Yéménites ont fui leurs domiciles et laissé leurs biens derrière eux, de nombreuses maisons n'étant toujours pas fermées à clé», a-t-il révélé.

Mohammed a soutenu qu'il connaissait cinq étudiants yéménites qui ont été privés de nourriture pendant six jours parce qu'ils ne pouvaient pas retirer de l'argent des banques.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.