Les EAU lancent un satellite pour célébrer la fête nationale

La fusée Soyouz ST-A a décollé du Centre spatial guyanais français ce mercredi. (Agence spatiale des EAU)
Short Url
Publié le Jeudi 03 décembre 2020

Les EAU lancent un satellite pour célébrer la fête nationale

  • Le satellite sera utilisé pour la cartographie, la surveillance agricole et environnementale
  • C’est le quatrième satellite de reconnaissance lancé par les EAU, portant le nombre total à 12 satellites en orbite

DUBAÏ: «Les Émirats arabes unis ont lancé le satellite Falcon Eye dans l'espace pour marquer leur 49e fête nationale», a rapporté l'agence de presse officielle WAM.

Mercredi, la fusée Soyouz ST-A a décollé du Centre spatial guyanais, transportant le satellite d’observation émirati, capable de prendre des images haute résolution.

Il s'agit du quatrième satellite de reconnaissance lancé par les Émirats arabes unis (EAU), portant le nombre total à 12 satellites en orbite.

Le satellite sera utilisé pour la cartographie, la surveillance agricole et environnementale, la planification urbaine, l’aide à la planification des interventions en cas de catastrophe naturelle, ainsi que la surveillance des frontières et des côtes des EAU.

«Cette réalisation nationale est source de fierté non seulement pour l'importance civile et militaire du Falcon Eye, mais aussi pour les caractéristiques uniques du satellite, notamment une plate-forme mobile qui permet de recevoir et d’envoyer des images de n'importe quel endroit dans le monde qui seront utilisées à diverses fins», a déclaré Matar Salem Ali al-Dhaheri, sous-secrétaire du ministère de la Défense.

Le satellite restera en orbite terrestre basse pendant dix ans pour prendre des images de haute qualité.

Pour M. Al-Dhaheri, cette décision «renforce l'expérience des EAU dans le domaine des satellites».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Tunisie: des dizaines d'arrestations après des troubles nocturnes

Des protestants affrontent les forces de sécurité lors d'une manifestation contre les conditions de vie et le chômage dans la ville tunisienne de Siliana le 16 janvier 2021 (AFP)
Des protestants affrontent les forces de sécurité lors d'une manifestation contre les conditions de vie et le chômage dans la ville tunisienne de Siliana le 16 janvier 2021 (AFP)
Des protestants affrontent les forces de sécurité lors d'une manifestation contre les conditions de vie et le chômage dans la ville tunisienne de Siliana le 16 janvier 2021 (AFP)
Des protestants affrontent les forces de sécurité lors d'une manifestation contre les conditions de vie et le chômage dans la ville tunisienne de Siliana le 16 janvier 2021 (AFP)
Short Url
  • Ces troubles, dont les motifs exacts ne sont pas connus dans l'immédiat, interviennent dans un contexte d'instabilité politique et de problèmes socio-économiques en Tunisie, dix ans après la chute du président Zine El Abidine Ben Ali
  • La classe politique, plus fragmentée que jamais depuis les élections législatives de 2019, se déchire alors que l'urgence sociale s'accentue avec la pandémie de coronavirus (177 231 cas dont 5 616 décès), qui s'ajoute à la hausse des prix, la persistance

 

TUNIS : Des dizaines de jeunes ont été arrêtés après des troubles nocturnes à Tunis et dans d'autres villes du pays malgré un confinement général pour lutter le nouveau coronavirus, a-t-on appris dimanche du ministère de l'Intérieur. 

Ces troubles, dont les motifs exacts ne sont pas connus dans l'immédiat, interviennent dans un contexte d'instabilité politique et de problèmes socio-économiques en Tunisie, dix ans après la chute du président Zine El Abidine Ben Ali sous la pression d'un soulèvement populaire.

La classe politique, plus fragmentée que jamais depuis les élections législatives de 2019, se déchire alors que l'urgence sociale s'accentue avec la pandémie de coronavirus (177 231 cas dont 5 616 décès), qui s'ajoute à la hausse des prix, la persistance du chômage et la défaillance croissante des services publics.

Bravant le couvre-feu, des dizaines de jeunes sont sortis ces deux dernières nuits dans la rue cassant des façades de commerces, des voitures, commettant des actes de pillage, et lançant des pierres contre la police, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khaled Hayouni.

Des dizaines de jeunes, en majorité des mineurs âgés entre 14 et 17 ans, ont été arrêtés, a ajouté M. Hayouni, en appelant les parents à surveiller leurs enfants.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des jeunes dans plusieurs villes du pays brûlant des pneus, insultant la police, forçant des portes de commerces et volant des électroménagers.

Les violences ont eu lieu dans des quartiers populaires notamment à Tunis, Bizerte, Menzel Bourguiba (nord), Sousse (est), Nabeul (nord-ouest), Siliana (centre), selon M. Hayouni et des vidéos publiées sur internet par habitants.

Principalement sur les réseaux sociaux, certains Tunisiens ont attribué ces violences à l'échec de la classe politique à améliorer la situation, d'autres ont appelé à trouver «les parties derrière» ces troubles en les accusant de vouloir «créer le chaos».

Aucun slogan revendicatif n'a été enregistré durant ces troubles, selon le ministère de l'Intérieur.

En vigueur depuis jeudi pour tenter de limiter la propagation du nouveau coronavirus, le confinement doit être levé dimanche en Tunisie. En revanche, le couvre-feu nocturne imposé depuis octobre reste en vigueur.

Samedi, le Premier ministre Hichem Mechichi a procédé à un remaniement ministériel touchant onze portefeuilles, avec l'objectif de faire un travail «plus efficace». Le gouvernement remanié doit être approuvé par le Parlement.

 


Le vaccin Pfizer-BioNtech disponible au Liban en février, promet le ministre de la Santé

Éboueur dans une rue de Beyrouth le 17 janvier 2021. Les autorités libanaises ont imposé un verrouillage strict avec approvisionnement uniquement par livraison, alors que le pays se bat pour ralentir la propagation des nouveaux cas de coronavirus. (Anwar Amro/AFP)
Short Url
  • Le ministre de la Santé a signé dimanche matin le contrat final avec Pfizer pour fournir progressivement plus de deux millions de doses de vaccin
  • Le ministère, en coopération avec le secteur privé, est également en voie de distribuer deux millions de vaccins des deux entreprises Sinopharm et Astrazeneca à partir de février

BEYROUTH : Le bureau de presse du ministre de la Santé publique, Hamad Hassan, a annoncé dans un communiqué que le ministre a signé dimanche matin le contrat final avec Pfizer pour fournir progressivement plus de deux millions de doses de vaccin contre la Covid-19 à partir de février. Ce contrat s’ajoute à l’accord signé en octobre 2020 avec l'entreprise Covax, cautionnée par l’OMS, afin d’obtenir deux millions et sept cent milles vaccins de différentes sources internationales.

Le ministère, en coopération avec le secteur privé, est également en voie de distribuer deux millions de vaccins des deux entreprises Sinopharm et Astrazeneca à partir de février. D’autres vaccins, notamment celui fabriqué par Johnson, ont été commandés et arriveront une fois les contrats internationaux conclus. Les négociations sont toujours en cours avec l’entreprise américaine Moderna et la russe Spoutnik, en coopération avec le secteur privé pour garantir un nombre supplémentaire de vaccins, conformément aux directives de l’OMS.

Le ministère de la Santé publique réitère son engagement à fournir la plus grande quantité possible de vaccins sains et efficaces au peuple libanais le plus tôt possible, malgré la demande pressante en augmentation à travers le monde. Le ministère affirme coopérer avec l’OMS dans ce cadre.

 


Près de 50 morts dans des violences au Darfour ces dernières 24h

Des enfants soudanais se rassemblent devant un véhicule blindé de la mission de maintien de la paix des Nations unies et de l'Union africaine (MINUAD) dans le camp de Kalma pour personnes déplacées à l'intérieur du pays à Nyala, la capitale du Sud Darfour, le 30 décembre 2020. (AFP)
Short Url
  • Samedi, des violences ont éclaté, opposant la tribu Al-Massalit aux nomades arabes à El-Geneina. Des milices armées favorables aux nomades arabes ont ensuite attaqué la ville et plusieurs maisons ont été incendiées
  • Pour lutter contre les insurgés, les autorités soudanaises avaient déployé les Janjawids, une milice armée composée essentiellement de nomades arabes, accusés de "nettoyage ethnique" et de viols

KHARTOUM: Des affrontements entre tribus rivales au Darfour ont coûté la vie à près de 50 personnes ces dernières 24 heures, les dernières violences en date dans cette région de l'ouest du Soudan minée par l'instabilité sécuritaire.

Ces violences sont également les plus meurtrières depuis la fin le 31 décembre de la mission de paix conjointe de l'ONU et de l'Union africaine au Darfour, un retrait qui avait vivement fait craindre une escalade aux habitants de cette vaste région.

Selon un nouveau bilan publié dimanche par l'agence officielle soudanaise Suna, qui cite la branche locale du syndicat des médecins, les violences depuis samedi à El-Geneina, la capitale du Darfour-Ouest, ont fait 48 morts et 97 blessés.

Et les affrontements se poursuivent, a-t-elle ajouté.

Les heurts ont éclaté entre la tribu Al-Massalit et les nomades arabes. Des milices armées favorables aux nomades arabes ont ensuite attaqué el-Geneina et plusieurs maisons ont été incendiées, selon des témoins.

Le Premier ministre Abdallah Hamdok a envoyé une délégation de "haut rang" au Darfour-Ouest pour tenter de rétablir l'ordre.

Le Darfour connaît une recrudescence d'affrontements tribaux, qui ont fait 15 morts et des dizaines de blessés fin décembre, soit quelques jours avant la fin de la mission de paix conjointe de l'ONU et de l'Union africaine, une opération de 13 ans.

Le retrait progressif des troupes de cette mission, censé commencer en janvier 2021, sera étalé sur six mois. Et le gouvernement soudanais prend ainsi la responsabilité de la protection des populations de la région.

Terre, eau 

Le conflit au Darfour a débuté en 2003 entre forces loyales au régime du général Omar el-Béchir à Khartoum et membres de minorités ethniques s'estimant marginalisés et réclament une répartition plus équitable du pouvoir et des richesses.

Les violences ont fait quelque 300.000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés, essentiellement durant les premières années, selon l'ONU.

Pour lutter contre les insurgés, le pouvoir Béchir avait déployé les Janjawids, une milice armée composée essentiellement de nomades arabes, accusés de "nettoyage ethnique" et de viols. Des milliers de miliciens ont été par la suite incorporés dans les Forces de soutien rapides (RSF), un groupe paramilitaire.

Si les violences ont baissé d'intensité, les affrontements sont assez fréquents au sujet de l'accès à la terre et à l'eau, opposant éleveurs nomades arabes et aux paysans darfouris.

Le gouvernement soudanais de transition -mis en place après la chute de l'autocrate Omar el-Béchir en avril 2019 sous la pression d'une contestation populaire- a signé en octobre un accord de paix avec plusieurs groupes rebelles y compris au Darfour.

Après la Minuad, qui a compté jusqu'à 16.000 hommes, l'ONU restera au Soudan via une Mission intégrée des Nations unies pour l'assistance à la transition au Soudan (Minuats).

Cette mission politique aura comme tâche d'assister le gouvernement de transition, installé en août 2019 et issu d'un accord entre militaires et dirigeants du mouvement de contestation. Elle devra aussi aider à l'application des récents accords de paix dans les régions ravagées par les conflits.

Omar el-Béchir, en prison, et d'autres responsables soudanais sont recherchés par la Cour pénale internationale (CPI) pour "crimes contre l'humanité" et "génocide" au Darfour.