1er-Mai à Marseille: brève occupation et dégradations à l'hôtel Intercontinental

Un manifestant tient un drapeau du parti communiste français tout en se tenant près d'une banderole sur laquelle on peut lire "Retraite à 60 ans" alors qu'il participe à une manifestation le 1er mai (fête du travail), à Marseille, dans le sud de la France, le 1er mai 2023. (Photo, AFP)
Un manifestant tient un drapeau du parti communiste français tout en se tenant près d'une banderole sur laquelle on peut lire "Retraite à 60 ans" alors qu'il participe à une manifestation le 1er mai (fête du travail), à Marseille, dans le sud de la France, le 1er mai 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 01 mai 2023

1er-Mai à Marseille: brève occupation et dégradations à l'hôtel Intercontinental

  • Des pots de fleurs ont été cassés et des fauteuils dégradés dans le lobby de l'hôtel
  • Avant de devenir un hôtel 5 étoiles, cet établissement situé au pied du quartier historique du Panier à Marseille était l'Hôtel-Dieu, un hôpital qui soignait encore des malades jusqu'en 1993

MARSEILLE: A l'issue de la traditionnelle manifestation du 1er mai qui s'est déroulée dans le calme à Marseille, quelque 200 personnes ont brièvement occupé l'hôtel Intercontinental, un hôtel de luxe, y causant des dégradations au passage, a constaté lundi l'AFP.

Les manifestants, qui voulaient mener une "action symbolique contre la répartition inégale des richesses", à l'appel de l'assemblée générale des personnels de l'éducation (soutenue par la CGT Education, la CNT-SO, le SNUipp-FSU et Sud Education) ont rapidement été délogés et repoussés sur le parvis de l'établissement par les forces de l'ordre, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes.

Quatre personnes ont été arrêtées pour "jets de projectiles et dégradations", a annoncé la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.

Des pots de fleurs ont été cassés et des fauteuils dégradés dans le lobby de l'hôtel. Un tag "y a du bourgeois au menu" était également visible sur la façade de l'établissement, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"L'idée de cette action symbolique est de montrer que la question des retraites est un problème plus large de répartition des richesses", a indiqué à l'AFP Sébastien Fournier de la FSU, fustigeant notamment les "82 milliards de dividendes distribués l'année dernière aux actionnaires, un record".

Il a expliqué que "l'un des actionnaires de cet hôtel est le fonds de pension Black Rock, qui a conseillé Macron sur les questions liées aux retraites". "Ce lieu, c'est la vente d'un patrimoine public pour les seuls intérêts privés", a ajouté le syndicaliste.

De fait, avant de devenir un hôtel 5 étoiles, cet établissement situé au pied du quartier historique du Panier à Marseille était l'Hôtel-Dieu, un hôpital qui soignait encore des malades jusqu'en 1993.

La ville de Marseille avait fait l'acquisition en 2003 de ce bâtiment datant du XVIIIe siècle, au prix de 9,9 millions d'euros. Avant de finalement le céder en 2007, contre un bail emphytéotique de 99 ans, au groupe Axa associé à Intercontinental, pour qu'y soit aménagé un hôtel de luxe, moyennant un loyer annuel de 2 millions d'euros.

Dans cet établissement, le premier prix pour une chambre pour une nuit de lundi à mardi s'affichait à 286 euros.

Après la dispersion de la manifestation encadrée par les syndicats, sur le Vieux-Port, en début d'après-midi, un cortège de quelques centaines de personnes avait d'abord déambulé dans les rues commerçantes de la cité phocéenne, où quelques dégâts ont été recensés avec notamment des tags, la vitrine d'un magasin de chaussures endommagée et une agence du Crédit Agricole incendiée, nécessitant l’intervention des pompiers.

C'est ensuite que les derniers manifestants étaient revenus vers le Vieux Port pour se diriger vers l'hôtel Intercontinental.


Narcotrafic: pour Amine Kessaci, il faut «protéger» les personnes menacées mais aussi leur «permettre de vivre»

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  • Engagé contre le narcotrafic après la mort de son frère Brahim dans un narchomicide il y a cinq ans, Amine Kessaci vit sous protection policière depuis septembre, après qu'un contrat a été placé sur sa tête
  • Son petit frère, Mehdi, a été assassiné le 13 novembre, dans un probable "crime d'intimidation" en représailles à son engagement. Sa famille vit depuis aussi sous protection

PARIS: Pour le militant Amine Kessaci, sous protection policière avec sa famille, il faut "protéger" les personnes menacées par le narcotrafic, mais "aussi leur permettre de vivre", a-t-il appelé jeudi avec des sénateurs écologistes, qui porteront un texte sur ce sujet le 7 mai.

Sans critiquer le dispositif de protection existant, il appelle le gouvernement à "aller plus loin" pour "accompagner" les personnes protégées dans leur quotidien, qu'il s'agisse d'études, d'emploi ou de logement.

Engagé contre le narcotrafic après la mort de son frère Brahim dans un narchomicide il y a cinq ans, Amine Kessaci vit sous protection policière depuis septembre, après qu'un contrat a été placé sur sa tête.

Son petit frère, Mehdi, a été assassiné le 13 novembre, dans un probable "crime d'intimidation" en représailles à son engagement. Sa famille vit depuis aussi sous protection.

Les écologistes ont fait adopter mi-février à l'Assemblée un texte visant à mieux protéger les personnes ciblées par les réseaux de criminalité organisée. Les sénateurs écologistes comptent le reprendre le 7 mai lors d'une journée réservée.

Ce texte "est né uniquement par l'histoire de mon petit frère (...) Mehdi, assassiné pour rien, parce qu'il était mon petit frère", explique Amine Kessaci.

Membre du parti Les Ecologistes, candidat à Marseille sur la liste du maire sortant Benoît Payan, Amine Kessaci a rappelé avoir été exfiltré début février d'un meeting à Aix-en-Provence, face à une menace imminente.

Il a salué jeudi les "policières et policiers" qui ont réagi "avec un calme absolu". "C'est important, quand beaucoup leur jettent tous les maux de la société" qu'on "leur reconnaisse ça".

S'il estime qu'une personne menacée en France "est protégée", le militant de 22 ans considère que la protection ne peut se limiter à la sécurité physique, et doit permettre de poursuivre des études, d'avoir un emploi et un logement. "On a besoin de tout ce qu'il y a à côté".

Ex-veilleur de nuit dans un foyer, il souligne que le service chargé de sa protection, habitué à protéger des personnalités comme des ministres, a fait face à la nécessité nouvelle de protéger des personnes ayant une vie étudiante ou professionnelle classique.

Il explique avoir dû déménager trois fois depuis sa mise sous protection. "J'ai dû me débrouiller", dit-il.

Il a lancé un appel au gouvernement afin qu'il s'empare du texte écologiste et l'amende, précisant avoir déjà eu des échanges avec le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.


Municipales à Paris: Dati incarne «un risque de retour en arrière spectaculaire», accuse Grégoire

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a estimé mercredi que sa rivale de droite Rachida Dati, sa "seule adversaire dans cette élection", incarnait "un risque de retour en arrière spectaculaire". (AFP)
Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a estimé mercredi que sa rivale de droite Rachida Dati, sa "seule adversaire dans cette élection", incarnait "un risque de retour en arrière spectaculaire". (AFP)
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  • "Rachida Dati incarne un risque de retour en arrière spectaculaire (...), un peu à l'image de ce que fait Trump aux États-Unis: c'est mettre l'écologie de côté au risque d'exposer les plus vulnérables, les plus fragiles"
  • "Notre seul adversaire dans cette élection, c'est Rachida Dati (...) Moi, je n'ai pas d'adversaire à gauche. Mes relations avec LFI sont notoirement dégradées"

PARIS: Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a estimé mercredi que sa rivale de droite Rachida Dati, sa "seule adversaire dans cette élection", incarnait "un risque de retour en arrière spectaculaire".

"Rachida Dati incarne un risque de retour en arrière spectaculaire (...), un peu à l'image de ce que fait Trump aux États-Unis: c'est mettre l'écologie de côté au risque d'exposer les plus vulnérables, les plus fragiles, ceux qui sont exposés à la pollution, ceux qui sont exposés aux risques de la vie et à la précarité économique", a-t-il déclaré au micro de Sud Radio.

"Notre seul adversaire dans cette élection, c'est Rachida Dati (...) Moi, je n'ai pas d'adversaire à gauche. Mes relations avec LFI sont notoirement dégradées", a-t-il ajouté, réitérant son choix de ne pas faire alliance avec la candidate LFI Sophia Chikirou au second tour.

"Elle ne le souhaite pas et je ne le souhaite pas", a-t-il balayé, alors qu'à Lyon, le maire écologiste sortant s'est dit prêt mardi à une alliance.

L'ex-Premier adjoint de la maire PS Anne Hidalgo a également dit vouloir "incarner la probité, la droiture".

"Moi, je veux que les Parisiens soient fiers de moi comme maire. Je ne veux pas qu'ils aient un maire qui soit convoqué au tribunal pour corruption (...). Je serai un maire indépendant, libre de toute influence d'argent, de toute influence étrangère", a-t-il attaqué, faisant notamment référence au renvoi de Rachida Dati en procès pour corruption en septembre.

Le député de Paris a encore critiqué Mme Dati sur "les chiffres cités" qui seraient selon lui "fantasques", notamment le coût de la préemption d'immeubles par la Ville pour faire du logement social.

"C'est un peu le problème qu'on a avec Mme Dati. Elle ne connaît rien de nos dossiers. Elle refuse le débat. Et elle refuse le débat précisément parce qu'elle n'y connaît rien", a-t-il déclaré alors que Rachida Dati a jusqu'à présent exclu de participer à un débat télévisé avant le premier tour de l'élection.

"Rachida Dati, elle est planquée dans son ministère. (...). Elle aurait dû être +démissionnée+ depuis des mois. Aujourd'hui, on est à deux semaines du premier tour, elle est encore en train d'utiliser le ministère dans une confusion des rôles (...). Sur le plan démocratique, c'est extrêmement choquant", a-t-il ajouté, accusant le président Emmanuel Macron d'avoir "une responsabilité morale et politique immense".


Pas-de-Calais: trois morts, dont deux mineurs, dans un accident de la route

Une collision frontale entre deux véhicules légers a fait trois morts, dont deux adolescents de 15 ans, et deux blessés graves dans la nuit de mardi à mercredi à Libercourt (Pas-de-Calais). (AFP)
Une collision frontale entre deux véhicules légers a fait trois morts, dont deux adolescents de 15 ans, et deux blessés graves dans la nuit de mardi à mercredi à Libercourt (Pas-de-Calais). (AFP)
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  • L'accident, survenu sur une route départementale mercredi vers 02H45 du matin, a mobilisé 25 pompiers et le bilan fait état de cinq personnes impliquées
  • Dans le premier véhicule, deux adolescents de 15 ans ont été déclarés décédés. Deux autres, du même âge, ont été grièvement blessés et transportés médicalisés au CHR de Lille. Le pronostic vital de l'un d'eux est engagé

LILLE: Une collision frontale entre deux véhicules légers a fait trois morts, dont deux adolescents de 15 ans, et deux blessés graves dans la nuit de mardi à mercredi à Libercourt (Pas-de-Calais), a-t-on appris auprès des sapeurs-pompiers.

L'accident, survenu sur une route départementale mercredi vers 02H45 du matin, a mobilisé 25 pompiers et le bilan fait état de cinq personnes impliquées.

Dans le premier véhicule, deux adolescents de 15 ans ont été déclarés décédés. Deux autres, du même âge, ont été grièvement blessés et transportés médicalisés au CHR de Lille. Le pronostic vital de l'un d'eux est engagé.

Dans le second véhicule, un homme de 39 ans, désincarcéré par les secours, a été déclaré décédé, ont précisé les pompiers.