Ciotti appelle à des «initiatives françaises» pour «réparer» la relation avec le Maroc

Le président du parti conservateur français Les Républicains (LR), Eric Ciotti, prononce un discours alors qu'il présente ses vœux de Nouvel An, à Paris le 24 janvier 2023 (Photo, AFP).
Le président du parti conservateur français Les Républicains (LR), Eric Ciotti, prononce un discours alors qu'il présente ses vœux de Nouvel An, à Paris le 24 janvier 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 06 mai 2023

Ciotti appelle à des «initiatives françaises» pour «réparer» la relation avec le Maroc

  • Ciotti a souhaité que «les liens entre la France et le Maroc retrouvent une orientation positive»
  • Il a aussi salué «le rôle important joué par le Maroc aujourd'hui de barrière à l'arrivée d'une immigration subsaharienne vers l'Europe»

RABAT: Le président des Républicains Eric Ciotti, en visite au Maroc, a appelé vendredi à "des initiatives françaises" pour "réparer" la relation entre Paris et Rabat, plombée depuis des mois par un coup de froid diplomatique qui perdure.

A l'issue d'un déplacement au Maroc, axé sur la question migratoire, M. Ciotti a souhaité que "les liens entre la France et le Maroc retrouvent une orientation positive", lors d'une conférence de presse à Rabat.

"J'appelle à ce qu'il ait des initiatives françaises pour réparer les incompréhensions qui sont aujourd'hui ressenties au Maroc et pour redire très fortement la force indispensable de l'amitié entre le Maroc et la France", a-t-il souligné, notant que 1 200 entreprises française étaient implantées dans le royaume.

Le patron de la droite française, qui vient d'appeler à un référendum sur l'immigration, a salué "le rôle important joué par le Maroc aujourd'hui de barrière à l'arrivée d'une immigration subsaharienne vers l'Europe".

"Il faut qu'on retrouve des relations normales avec le Maroc", a-t-il plaidé.

Déclenchée par les restrictions d'octroi des visas, cette crise s'est aggravée après le vote du parlement européen condamnant la dégradation de la liberté de la presse au Maroc.

Certaines voix à Rabat y ont vu la main de Paris alors que les relations bilatérales étaient déjà tendues, concernant en particulier le statut du Sahara occidental.

Le Maroc reproche de plus en plus impatiemment à la France de ne pas reconnaître la "souveraineté marocaine" sur ce territoire disputé.

Pour sa part, M. Ciotti a qualifié d'"incontestable la marocanité" de l'ancienne colonie espagnole et promis d'entériner cette position si son parti arrive au pouvoir.

Le conflit du Sahara occidental oppose le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger.

Evoquant la volonté de Paris de se rapprocher de l'Algérie, ce qui suscite des crispations chez le voisin marocain, Eric Ciotti a fait état, parmi ses interlocuteurs marocains, d'"un sentiment d'incompréhension dans le déséquilibre qui apparaît dans la position française entre l'Algérie et le Maroc".

Au cours de sa visite à Casablanca et Rabat, le chef des Républicains, accompagné de Rachida Dati, a été reçu par le chef du gouvernement marocain Aziz Akhannouch, des dirigeants politiques et des acteurs économiques.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.