Trump, jugé responsable d'agression sexuelle en 1996, devra verser 5 millions de dollars

Carroll a donné plusieurs jours de témoignages francs, parfois émouvants (Photo, AP).
Carroll a donné plusieurs jours de témoignages francs, parfois émouvants (Photo, AP).
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Publié le Mercredi 10 mai 2023

Trump, jugé responsable d'agression sexuelle en 1996, devra verser 5 millions de dollars

  • E. Jean Carroll a assuré qu'elle n'avait pas parlé pendant 20 ans de peur que Donald Trump ne détruise sa carrière
  • Les neuf jurés, ont déterminé que Donald Trump n'était pas responsable de viol mais d’agressions sexuelles

NEW YORK: L'ancien président des Etats-Unis Donald Trump, qui espère reconquérir la Maison Blanche en 2024, a été jugé responsable par le jury d'un tribunal civil de New York de l'"agression sexuelle" en 1996 de l'ancienne journaliste E. Jean Carroll, à qui il devra verser 5 millions de dommages-intérêts.

Après deux semaines de procès, et moins de trois heures de délibérations, les neuf jurés, unanimes, ont déterminé que Donald Trump n'était pas responsable du "viol" d'E. Jean Carroll, dans la cabine d'essayage du rayon lingerie d'un grand magasin new-yorkais, comme elle l'en accusait, mais d'"agression sexuelle".

Le verdict, lu dans un silence de plomb dans la salle d'audience bondée du tribunal, a été accueilli avec émotion par la plaignante de 79 ans, qui a longuement embrassé ses avocats.

Celui de Donald Trump, Joe Tacopina, est aussi allé la saluer, après l'avoir accusée de mentir pendant tout le procès.

"Cette victoire n'est pas seulement pour moi, mais pour toutes les femmes qui ont souffert parce qu'elles n'ont pas été crues", s'est félicitée dans un communiqué l'ancienne chroniqueuse du magazine Elle, qui a quitté souriante le palais de justice de Manhattan.

Un livre en 2019 

Le jury de six hommes et trois femmes a également décidé que M. Trump devra verser cinq millions de dollars de dommages-intérêts pour l'agression sexuelle et pour avoir diffamé l'autrice après qu'elle eut révélé les faits dans un livre en 2019.

C'est la première fois que l'ancien président, accusé dans le passé par une vingtaine de femmes d'agressions sexuelles ou de gestes déplacés, paye les conséquences judiciaires de telles accusations qu'il dément.

"Ce verdict est une honte", a-t-il aussitôt dénoncé sur son réseau social Truth Social. "L'interminable chasse aux sorcières du parti démocrate (...) atteint un nouveau palier aujourd'hui", a ajouté son équipe de campagne, précisant qu'il comptait faire appel.

Ennuis judiciaires 

Donald Trump n'a jamais été poursuivi au pénal dans ce dossier, à cause de l'ancienneté des faits présumés, mais ce jugement au civil s'ajoute à ses ennuis judiciaires, alors qu'il compte de nouveau représenter le parti républicain à la présidentielle de 2024. À ce stade, il domine tous ses concurrents conservateurs dans les sondages.

Début avril, fait sans précédent pour un ancien président américain, le milliardaire républicain a été inculpé au pénal à New York pour 34 chefs de fraudes comptables et fiscales liées à des paiements pour étouffer des affaires embarrassantes avant la présidentielle de 2016, dont une relation sexuelle avec une star de films X, Stormy Daniels.

Donald Trump, 76 ans, est aussi dans le viseur de la justice pour son implication présumée dans une tentative de retourner en sa faveur les résultats de la présidentielle de 2020 en Géorgie, et sur son rôle dans l'assaut du Capitole par ses partisans, le 6 janvier 2021.

Le procès au civil a duré deux semaines et l'ancien locataire de la Maison Blanche n'est jamais venu témoigner, le jury devant se contenter d'une vidéo de sa déposition dans la procédure où il niait les faits, qualifiant E. Jean Carroll de "menteuse" et de "malade". Présente chaque jour, E. Jean Carroll avait, elle, longuement témoigné, racontant comment "une scène new-yorkaise si drôle" -- sa rencontre fortuite avec Donald Trump à l'entrée du grand magasin Bergdorf Goodman, puis quelques plaisanteries dans les rayons selon elle désertés -- s'était transformée en cauchemar.

«Modus operandi»

S'il n'existe aucun témoin oculaire ayant vu Donald Trump et E. Jean Carroll il y a plus de 25 ans dans les rayons, deux proches amies de la journaliste ont confirmé devant le tribunal qu'elle leur avait confié, peu après les faits présumés, avoir été "agressée" ou "attaquée" par l'homme d'affaires.

Deux autres femmes, parmi celles qui ont accusé Donald Trump d'agression sexuelle ou de gestes déplacés dans le passé, ont aussi livré leur témoignage devant le jury.

Dans ses plaidoiries, l'avocate d'E. Jean Carroll, Roberta Kaplan, avait assuré que l'ancien président américain agissait à chaque fois selon le même "modus operandi", celui qu'il décrit lui-même dans une vidéo devenue célèbre, où on l'entend en 2005 se vanter d'embrasser et toucher les femmes à sa guise.

E. Jean Carroll a assuré qu'elle n'avait pas parlé pendant 20 ans de peur que Donald Trump ne détruise sa carrière. Après ses révélations, elle avait dans un premier temps déposé plainte pour diffamation, car Donald Trump l'avait accusée de mentir pour faire vendre son ouvrage.

Puis, en novembre dernier, elle a intenté un procès pour viol, grâce à une nouvelle loi de l'État de New York permettant aux victimes présumées d'agir en justice au civil même pour des faits potentiellement prescrits.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.