Un avion israélien bombarde un immeuble d’habitations à Gaza, tuant trois Palestiniens

Des secouristes palestiniens marchent au milieu des décombres après que le commandant du Jihad islamique Ahmed Abou Daqqa a été tué lors d'une frappe israélienne, dans le sud de la bande de Gaza, le 11 mai 2023. (Reuters)
Des secouristes palestiniens marchent au milieu des décombres après que le commandant du Jihad islamique Ahmed Abou Daqqa a été tué lors d'une frappe israélienne, dans le sud de la bande de Gaza, le 11 mai 2023. (Reuters)
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Publié le Jeudi 11 mai 2023

Un avion israélien bombarde un immeuble d’habitations à Gaza, tuant trois Palestiniens

  • Ali Hassan Ghali est le quatrième commandant militaire de premier plan à avoir été tué
  • «Les sionistes continuent de cibler les gens dans leurs maisons»

GAZA: Un avion militaire israélien a bombardé jeudi un immeuble d'habitations dans un complexe résidentiel de la ville de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, tuant trois Palestiniens et en blessant sept.

Le Jihad islamique a annoncé l’assassinat, lors de l’attaque, d'Ali Hassan Ghali, commandant du programme de roquettes de Saraya al-Qods, la branche armée du groupe, ainsi que de son frère Mahmoud et de son neveu.

Ali Hassan Ghali est le quatrième commandant militaire de premier plan à avoir été tué par Israël lors de la série d’attaques de ces derniers jours, qui ont commencé mardi avant l'aube.

Il est membre du conseil militaire et dirige la branche militaire du Jihad islamique.

Les avions de chasse israéliens ont aussi complètement détruit trois maisons à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, et à Beit Lahiya dans le nord de la bande de Gaza, après avoir averti leurs habitants d'évacuer les lieux et sans faire de blessés.

«L'occupation sioniste continue de cibler avec des missiles de fabrication américaine des personnes qui sont en sécurité dans leurs maisons et appartements, que les avions de l'occupation ont de nouveau frappés, ciblant un immeuble résidentiel de la ville de Hamad à Khan Younis», a déclaré le groupe militant dans un communiqué.

Il a indiqué que l'attaque avait entraîné le «martyre» de trois personnes ainsi que la destruction de maisons, d'appartements et d'immeubles résidentiels.

«La politique d'assassinat par bombardement d'immeubles résidentiels ne donnera pas la victoire à l'ennemi, et les frappes à venir révéleront sa faiblesse et son impuissance», ajoute le communiqué.

Il a affirmé que «le martyre du commandant Ali Ghali n'arrêtera pas les tirs de roquettes, et que les brigades Al-Qods étaient en mesure d'étendre et d'augmenter le rayon des tirs».

Mercredi matin, le ministère palestinien de la Santé a annoncé que le nombre de victimes des bombardements israéliens était passé à 25 Palestiniens, dont six enfants et quatre femmes, et que plus de 70 autres avaient été blessés, dont certains sont dans un état critique.

Des militants palestiniens ont poursuivi le tir de roquettes sur des villes israéliennes malgré les bombardements israéliens sur diverses zones de la bande de Gaza , dont le plus important était sur la ville de Tel-Aviv mercredi soir.

Tariq Selmi, porte-parole du Jihad islamique à Gaza, a déclaré: «La résistance est capable de faire face aux attaques de l'occupation et d'infliger des pertes dans ses rangs.»

Les bombardements israéliens et les tirs de missiles depuis Gaza se poursuivent, tandis que l'Égypte et d'autres parties tentent de parvenir à un cessez-le-feu qui rétablira le calme dans la bande de Gaza.

Des responsables du Jihad islamique s'étaient rendus au Caire pour les pourparlers, notamment Mohammad al-Hindi, responsable politique du groupe dans la bande de Gaza, qui vit actuellement à Istanbul.

«Nous avons reçu une invitation de nos frères égyptiens pour discuter des détails du cessez-le-feu, et un certain nombre de dirigeants se sont rendus au Caire à cet effet», a indiqué Tariq Selmi à Arab News.

Le groupe palestinien exige qu'Israël cesse la politique «d'assassinat» contre ses dirigeants et les factions palestiniennes, en plus du fait de restituer le corps de Khader Adnan, mort dans une prison israélienne après une grève de la faim.

«Un accord de cessez-le-feu ne sera pas conclu sans l'engagement de l'occupation d'arrêter complètement la politique d'assassinats», a soutenu le porte-parole.

Les habitants de la bande de Gaza continuent de souffrir de la poursuite des combats avec Israël et de la fermeture des points de passage d'Erez et de Kerem Shalom.

Le bureau d'information du gouvernement a déclaré que «l'occupation a empêché pour la troisième journée consécutive l'approvisionnement en carburant nécessaire à la seule centrale électrique de la bande de Gaza, menaçant la poursuite des travaux de la centrale et sa capacité à produire de l'électricité».

Toujours selon le communiqué, «les quantités de carburant ont commencé à s'épuiser et le compte à rebours pour la fermeture de la station a commencé, ce qui laisse présager une crise humanitaire, sanitaire et environnementale dans la bande de Gaza».

Dans un communiqué distribué aux médias en hébreu depuis le bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahou, un responsable politique israélien a déclaré: «Nous n'arrêterons pas la politique d'assassinats et nous ne rendrons le corps de Khader Adnan sous aucune condition.»

Le responsable a affirmé qu'«il y avait des contacts permanents», ajoutant que «nous n'avons rien promis à l'Égypte et nous n'accepterons aucune condition».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie Saoudite remporte un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes

L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
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  • L’Arabie Saoudite a obtenu pour la première fois un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), via l’élection d’Adhwan Al-Ahmari, président de l’Association des journalistes saoudiens
  • Cette élection, dans un contexte très compétitif (148 pays en lice pour seulement 16 sièges), reflète une reconnaissance internationale accrue de la position du Royaume dans le secteur des médias

PARIS: L'Arabie Saoudite a réalisé un nouvel exploit en remportant un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Cette étape est une première du genre dans l'histoire de la présence du Royaume au sein de cette entité médiatique internationale, grâce à l'élection du président de l'Association des journalistes saoudiens, Adhwan Al-Ahmari, en tant que représentant du Royaume au sein du Comité.

Cette victoire intervient dans un contexte de forte compétition internationale au sein de la fédération, à laquelle ont participé plus de 148 pays pour les sièges proposés. Seuls 16 pays ont réussi à remporter l'adhésion au Comité exécutif, ce qui reflète l'ampleur de la confiance internationale dont jouit l'Arabie Saoudite et sa position croissante dans le secteur des médias et de la presse.

Cette réalisation renforce la présence saoudienne dans les institutions médiatiques internationales et ouvre la voie à une plus grande participation à la prise de décision concernant la profession de journaliste à l'échelle mondiale, tout en transmettant l'expérience médiatique saoudienne sur les plateformes internationales.


Négociations avec Israël: le chef de la délégation libanaise va se rendre à Washington

Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
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  • Le Liban prépare une nouvelle session de négociations de paix avec Israël à Washington, avec comme priorités la consolidation du cessez-le-feu, le retrait israélien et le rétablissement complet de la souveraineté libanaise
  • Malgré les efforts diplomatiques soutenus par Washington, les tensions restent fortes : Israël poursuit ses frappes et le Hezbollah rejette des discussions directes

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a donné vendredi ses directives au chef de la délégation libanaise aux négociations de paix avec Israël prévues la semaine prochaine à Washington, a annoncé la présidence.

Les deux premières sessions de ces discussions destinées à aboutir à un accord de paix s'étaient tenues aux Etats-Unis au niveau des ambassadeurs des deux pays, toujours en état de guerre.

Joseph Aoun a reçu Simon Karam, un diplomate chevronné, et "lui a donné ses directives" avant la réunion prévue le 14 mai, selon un communiqué de la présidence.

M. Karam "va se rendre bientôt à Washington", a indiqué une source officielle à l'AFP.

L'ambassadrice libanaise à Washington, le chargé d'affaires adjoint et "un militaire" feront partie de la délégation, a précisé cette source.

"Le Liban attend de ces négociations trois objectifs essentiels: consolider le cessez-le-feu, obtenir le retrait d'Israël (...) et étendre l'entière souveraineté de l'Etat sur le territoire national", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, vendredi dans un communiqué.

La première réunion entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, s'était tenue le 14 avril à Washington. Il s'agissait de la première rencontre de ce type depuis 1993.

Le président américain Donald Trump avait annoncé, à l'issue de la seconde réunion organisée à la Maison Blanche, une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril entre les deux pays.

Il avait alors dit s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent "dans les semaines à venir".

Mais le président Aoun a affirmé lundi qu'un accord de sécurité et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait dit mardi qu'il n'y avait "aucun problème entre les gouvernements libanais et israélien", affirmant que le Hezbollah constituait la pierre d'achoppement.

"Je pense qu'un accord de paix entre Israël et le Liban est rapidement accessible", a ajouté le secrétaire d'Etat américain.

Le mouvement Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à son allié iranien, est opposé à ces pourparlers et s'est prononcé pour des négociations indirectes.

Malgré la trêve, Israël poursuit ses frappes qui ont fait plus de 2.700 morts depuis le 2 mars, tandis que le Hezbollah revendique également des attaques contre Israël.


Liban: frappes israéliennes sur plusieurs localités du sud malgré la trêve

L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP
  • Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

NABATIYE: L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien.

La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP.

Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a ordonné jeudi aux habitants de trois villages du sud, situés loin de la frontière, d'évacuer.

Sur la route menant du village de Toul à Nabatiyé, une ambulance de Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, a été visée, et deux secouristes blessés, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'organisation, Mahmoud Karaki.

Mercredi, 11 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé.

D'autre part, quatre soldats israéliens ont été blessés dans le sud, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

Le Hezbollah revendique des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays, malgré la trêve.

Mercredi soir, une frappe avait visé pour la première fois depuis près d'un mois la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Le porte-parole de l'armée israélienne en arabe a affirmé jeudi que le chef de l'unité d'élite du Hezbollah, la force al-Radwan, "Ahmad Ghaleb Ballout", avait été tué dans cette frappe.

Une source proche du Hezbollah avait indiqué à l'AFP que Ballout, chef des opérations de la force al-Radwan selon elle, avait été tué. La formation pro-iranienne n'a pas confirmé.

Jeudi matin, les secouristes continuaient de rechercher des victimes dans les décombres de l'immeuble visé dans la banlieue sud, selon un photographe de l'AFP.

Les étages supérieurs de l'immeuble ont été soufflés.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.