Un adolescent palestinien tué par des tirs israéliens en Cisjordanie

 Plus de 450.000 Israéliens vivent dans des colonies jugées illégales par le droit international en Cisjordanie, où habitent environ 2,8 millions de Palestiniens (Photo, AFP).
Plus de 450.000 Israéliens vivent dans des colonies jugées illégales par le droit international en Cisjordanie, où habitent environ 2,8 millions de Palestiniens (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 05 décembre 2020

Un adolescent palestinien tué par des tirs israéliens en Cisjordanie

  • L'émissaire de l'ONU pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a appelé vendredi Israël à mener une enquête rapide et indépendante
  • Le ministère palestinien des Affaires étrangères a annoncé qu'il allait poursuivre Israël devant la Cour pénale internationale

RAMALLAH: Un adolescent palestinien a été tué vendredi par des tirs de l'armée israélienne dans des heurts à l'occasion d'une manifestation en Cisjordanie occupée, a annoncé le ministère palestinien de la Santé.

Ali Ayman Nasr Abou Aliya, 13 ans, "a succombé à ses blessures après avoir été atteint de balles réelles à l'estomac", au nord de Ramallah, a précisé le ministère dans un communiqué.

Il a été touché au cours d'une manifestation dans le village de Mughayir, puis a été transporté dans un état critique vers un hôpital de Ramallah où il est mort, a-t-on ajouté de même source.

Sur Twitter, l'émissaire de l'ONU pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a appelé vendredi Israël à mener une enquête rapide et indépendante sur cet événement "choquant et inacceptable", qualifié d'"atroce" par l'Autorité palestinienne.

Et le ministère palestinien des Affaires étrangères a annoncé vendredi qu'il allait poursuivre Israël devant la Cour pénale internationale (CPI) pour la mort de l'adolescent, a fait savoir l'agence officielle de presse palestinienne Wafa.

Selon le maire de Mughayir, Amine Abou Aliya, cité par Wafa, l'armée a "violemment dispersé" des Palestiniens qui manifestaient contre la création d'une colonie israélienne dans le secteur.

Quatre autres Palestiniens ont été blessés par des tirs de soldats israéliens, a indiqué Wafa.

L'armée israélienne a pour sa part indiqué "être au courant d'informations selon lesquelles un certain nombre d'émeutiers ont été blessés et qu'il y a eu un mort palestinien", mais a nié avoir tiré à balles réelles.

Selon elle, "des dizaines d'émeutiers ont jeté des pierres en direction de l'armée et de la police aux frontières et ont tenté de faire rouler des pierres et des pneus en flamme" sur une route, "mettant en danger la vie de civils" qui s'y trouvaient.

"Les forces de sécurité ont empêché les émeutiers de bloquer la route et ont riposté avec des moyens de dispersion anti-émeute", a dit l'armée.

Le village palestinien de Mughayir est situé à proximité de plusieurs implantations israéliennes et a été par le passé le théâtre d'affrontements entre Palestiniens et colons israéliens.

Il se trouve en outre à côté d'une zone appelée Ras Al-Teen où Israël menace de démolir une école, ce qui avait suscité début novembre la condamnation de l'Union européenne qui a cofinancé la construction de l'établissement.

La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé depuis 1967 par l'armée israélienne. Plus de 450.000 Israéliens vivent dans des colonies jugées illégales par le droit international en Cisjordanie, où habitent environ 2,8 millions de Palestiniens.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.