Des milliers d’irakiens dans la rue pour protester contre la mort de manifestants

Des milliers de personnes se sont rassemblées vendredi à Nassiriya pour manifester et rendre hommage aux victimes de la semaine dernière  (Photo, AFP).
Des milliers de personnes se sont rassemblées vendredi à Nassiriya pour manifester et rendre hommage aux victimes de la semaine dernière (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 05 décembre 2020

Des milliers d’irakiens dans la rue pour protester contre la mort de manifestants

  • Manifestations en réaction aux affrontements entre partisans de Moqtada Sadr et militants antigouvernementaux qui ont fait neuf morts
  • Des milliers de fidèles du leader chiite ont tenu une prière-rassemblement, pour la seconde semaine consécutive

NASSIRIYA: Des milliers de personnes ont de nouveau manifesté vendredi dans les rues de plusieurs villes d'Irak, une semaine après des affrontements entre partisans d'un influent leader chiite et militants antigouvernementaux qui ont fait neuf morts.

"Les violences de la semaine passée ne nous empêcheront pas de continuer nos manifestations", a déclaré Hussein al-Saidi, un manifestant sur la place Habboubi dans la ville de Nassiriya au sud du pays.

Des soutiens du chef chiite Moqtada Sadr, dont la formation détient le plus gros groupe au Parlement, ont fait une démonstration de force le 27 novembre dans plusieurs villes du pays, dont Bagdad.

Des heurts ont éclaté à Nassiriya entre eux et des manifestants antigouvernementaux qui se rassemblaient sur la place Habboubi depuis plus d'un an dans le cadre de la révolte lancée en octobre 2019, qui réclamait un renouvellement total de la classe politique. Il y a eu neuf morts, selon des sources médicales.

Cette ville s'est particulièrement illustrée pendant cette révolte, un mouvement inédit marqué par des violences ayant fait 600 morts et 30.000 blessés à travers le pays. Des milliers de personnes se sont rassemblées vendredi à Nassiriya pour manifester et rendre hommage aux victimes de la semaine dernière. Les forces de sécurité ont bloqué les rues menant à la place pour en barrer l'accès aux partisans de Moqtada Sadr.

Des milliers de fidèles du leader chiite ont tenu de leur côté une prière-rassemblement, pour la seconde semaine consécutive.

D'autres villes ont aussi connu des rassemblements en hommage aux victimes, avec une petite manifestation sur la place Tahrir à Bagdad. Des centaines de personnes à Diwaniyah ont condamné les violences contre les manifestants.

"Les milices et groupes armés nous attaquent au nez et à la barbe des forces de sécurité du gouvernement", a lancé Mustafa al-Jubeir, un avocat manifestant dans cette ville du sud. "Aux leaders religieux et politiques, nous disons ne croyez pas que les manifestations sont finies".


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.