Soudan : environ 200.000 personnes ont fui le pays depuis mi-avril

Un homme charge les effets personnels de réfugiés soudanais à Metema, en Éthiopie, le 4 mai 2023. (Photo par Amanuel Sileshi / AFP)
Un homme charge les effets personnels de réfugiés soudanais à Metema, en Éthiopie, le 4 mai 2023. (Photo par Amanuel Sileshi / AFP)
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Publié le Vendredi 12 mai 2023

Soudan : environ 200.000 personnes ont fui le pays depuis mi-avril

  • Mardi, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) avait indiqué que le nombre de déplacés à l'intérieur du Soudan dépassait désormais les 700.000, soit plus du double des 340.000 recensés une semaine avant
  • Un cinquième des enfants examinés, âgés de six à 59 mois, souffrent de malnutrition aiguë

GENÈVE : Environ 200.000 personnes ont fui le Soudan pour échapper aux combats meurtriers ayant éclaté mi-avril et des centaines de milliers d'autres sont déplacées à l'intérieur du pays, a indiqué vendredi l'ONU.

«Alors que la violence au Soudan se poursuit pour la quatrième semaine, près de 200.000 réfugiés (...) ont été contraints de fuir le pays», a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, Olga Sarrado, lors d'un point de presse régulier à Genève.

Mardi, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) avait indiqué que le nombre de déplacés à l'intérieur du Soudan dépassait désormais les 700.000, soit plus du double des 340.000 recensés une semaine avant.

Un porte-parole de l'OIM, Paul Dillon, a indiqué vendredi ne pas disposer de chiffre actualisé.

Concernant les réfugiés, Mme Sarrado n'a pas donné de données pays par pays, indiquant que ces éléments seraient publiés plus tard dans la journée sur le portail en ligne du HCR.

Elle a toutefois indiqué qu'au Tchad, «30.000 réfugiés supplémentaires sont arrivés ces derniers jours», ce qui porte à 60.000 le nombre total de personnes ayant quitté le Soudan pour ce pays depuis que les affrontements ont éclaté.

Au Tchad, «près de 90% des réfugiés sont des enfants et des femmes, dont de nombreuses femmes enceintes. Un cinquième des enfants examinés, âgés de six à 59 mois, souffrent de malnutrition aiguë», a-t-elle détaillé. La moitié des nouveaux arrivants ont des membres de leur famille encore au Soudan qui souhaitent les rejoindre au Tchad.

La porte-parole a souligné que la réponse humanitaire était «compliquée et coûteuse» car les personnes arrivent dans des zones frontalières isolées où les services et les infrastructures sont rares, voire inexistants, et où la population d'accueil souffre déjà du changement climatique et de pénuries alimentaires.

En outre, a-t-elle dit, l'arrivée prochaine de la saison des pluies va compliquer davantage l'acheminement de l'aide car de nombreuses routes deviendront impraticables.

Jusqu'à présent, le HCR s'est empressé de fournir de l'aide au Soudan et dans les pays voisins dès le début de la crise en utilisant des fonds flexibles fournis par les donateurs, mais la porte-parole a souligné qu'une réponse à plus grande échelle nécessitera un financement important sur lequel les Nations unies donneront plus de détails dans les jours à venir.

Au Soudan, qui hébergeait avant la crise de nombreux réfugiés, «les équipe du HCR continuent d'acheminer l'aide à partir de stocks qui s'amenuisent», a par ailleurs indiqué Mme Sarrado.


Le Liban n'acceptera pas d'être entraîné dans le conflit, dit son Premier ministre

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
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  • Les autorités libanaises, dont le Premier ministre Nawaf Salam et le président Joseph Aoun, ont affirmé leur refus d’impliquer le Liban dans l’escalade entre les États-Unis, Israël et l’Iran, appelant à la sagesse et à la préservation de l’unité nationale
  • Le Hezbollah, affaibli par son récent conflit avec Israël, a reporté le discours de son chef Naïm Qassem et maintient une posture défensive

BEYROUTH: Les dirigeants libanais, qui craignent une implication du Hezbollah après les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, ont affirmé samedi qu'ils refusaient d'entraîner leur pays dans le conflit.

Le Hezbollah a annoncé qu'un discours de son chef Naïm Qassem, prévu à 13h00 GMT, était reporté "en raison des développements".

Les Etats-Unis et Israël ont mené samedi une série de frappes contre l'Iran qui a riposté, faisant craindre un embrasement régional.

"Je réitère que nous n'accepterons pas que quiconque entraîne le pays dans des aventures qui menacent sa sécurité et son unité", a affirmé le Premier ministre Nawaf Salam sur X.

"A la lumière des sérieux développements dans la région, j'appelle à nouveau tous les Libanais à agir avec sagesse et patriotisme et à placer les intérêts du Liban et de son peuple au-dessus de toute considération", a-t-il ajouté.

Le président Joseph Aoun a estimé dans un communiqué "nécessaire d'éviter au Liban les catastrophes des conflits extérieurs".

La coordinatrice spéciale de l'ONU au Liban, Jeanine Hennis, a exhorté "toutes les parties au Liban" de "donner la priorité, en paroles et en actes, à la nécessité de protéger le pays et son peuple des développements régionaux".

Peu avant le début des frappes, Israël a annoncé avoir visé des positions "des infrastructures" du Hezbollah dans le sud du Liban.

L'agence nationale d'information (ANI, officielle) a indiqué que des raids avaient visé des régions montagneuses où le Hezbollah est fortement implanté.

Le Liban a dit craindre des attaques d'Israël contre ses infrastructures civiles en cas d'élargissement du conflit avec l'Iran.

Le Hezbollah n'interviendra pas militairement en cas de frappes américaines "limitées" contre l'Iran, mais considérera toute atteinte contre le guide suprême, Ali Khamenei, comme une "ligne rouge", avait indiqué mercredi à l'AFP un responsable de cette formation.

Le chef du Hezbollah répète que sa formation est en "position défensive" mais a affirmé qu'elle s'estimerait "visée" par toute attaque américaine contre l'Iran.

Lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, le Hezbollah n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024, et l'accuse de se réarmer.


L’Arabie saoudite condamne les violations iraniennes de la souveraineté dans le Golfe et la région

Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
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  • L’Arabie saoudite dénonce des violations iraniennes de la souveraineté des Émirats, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, et soutient toute action de ces pays
  • Le Royaume appelle la communauté internationale à condamner ces actes et à prendre des mesures pour préserver la paix et la stabilité dans la région

RIYAD : L’Arabie saoudite a fermement condamné ce qu’elle a qualifié de violations iraniennes de l’autonomie de plusieurs États du Golfe et de la région, a indiqué le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Dans un communiqué officiel, le ministère a dénoncé ce qu’il a qualifié de « violation flagrante » de la souveraineté des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, exprimant sa pleine solidarité avec ces pays et son soutien à toute mesure qu’ils pourraient prendre.

Le Royaume a averti des graves conséquences de la poursuite de violations de l’autonomie des États et des atteintes au droit international, soulignant que de telles actions menacent la sécurité et la stabilité régionales.

L’Arabie saoudite a également appelé la communauté internationale à condamner les actions présumées de l’Iran et à prendre des mesures fermes pour faire face aux violations qui compromettent la paix et la stabilité dans la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Washington et Israël ont lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne, selon Netanyahu

Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
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  • Benjamin Netanyahu annonce qu’Israël et les États-Unis ont lancé une « opération » contre la « menace existentielle » que représente le régime iranien
  • Il appelle le peuple iranien à se soulever contre le pouvoir en place et à construire un « Iran libre et épris de paix »

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé samedi qu'Israël et les Etats-Unis avaient lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne et appelé les Iraniens à se soulever contre le pouvoir en place à Téhéran.

"Mes frères et soeurs, citoyens d'Israël, il y a peu, Israël et les Etats-Unis ont lancé une opération pour éliminer la menace existentielle que fait peser le régime terroriste en Iran", a déclaré M. Netanyahu dans un message vidéo.

"Notre action commune créera les conditions pour que le courageux peuple iranien prenne son destin en main", a ajouté M. Netanyahu. "Le temps est venu pour toutes les composantes du peuple iranien (...) de rejeter le joug de la tyrannie et de faire advenir un Iran libre et épris de paix".