Pour le républicain DeSantis, un tour dans l'Iowa à l'allure de campagne présidentielle

Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, prend la parole lors de l'événement Feenstra Family Picnic au Sioux Center, Iowa, le 13 mai 2023 (Photo, AFP).
Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, prend la parole lors de l'événement Feenstra Family Picnic au Sioux Center, Iowa, le 13 mai 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 14 mai 2023

Pour le républicain DeSantis, un tour dans l'Iowa à l'allure de campagne présidentielle

  • L'Amérique ne choisira son prochain président qu'en novembre 2024, mais un fort parfum d'élection sature déjà l'air humide de cet Etat du Midwest
  • Ron DeSantis, gouverneur de Floride, est l'invité de marque du repas «familial» - et très politique - organisé par Randy Feenstra, un élu républicain de l'Iowa

SIOUX CENTER, Etats-Unis: Ron DeSantis "serait un excellent candidat pour la présidentielle", assure Rick Lemmon, chapeau de cow-boy sur la tête. Ce commercial est venu écouter samedi le discours du républicain, en déplacement à Sioux Center, petite ville plantée au milieu des champs de l'Iowa.

Des "valeurs conservatrices", des positions contre l'immigration... C'est simple, l'étoile montante des républicains "coche toutes les cases", reprend le sexagénaire.

L'Amérique ne choisira son prochain président qu'en novembre 2024, mais un fort parfum d'élection sature déjà l'air humide de cet Etat du Midwest.

Ron DeSantis, gouverneur de Floride, est l'invité de marque du repas "familial" - et très politique - organisé par Randy Feenstra, un élu républicain de l'Iowa.

S'il n'est pas encore officiellement lancé dans la course à la Maison Blanche, c'est presque tout comme, tant les t-shirts, casquettes ou pancartes "DeSantis 2024" pullulent dans la salle. Il est d'ailleurs considéré comme le rival de Donald Trump, déjà candidat, même si celui-ci le devance largement dans les sondages.

Ce voyage dans l'Iowa fait figure de test, et renforce les rumeurs sur ses ambitions. Le petit Etat rural, connu pour ses champs de maïs, a une aura de faiseur de rois. Il vote le premier lors des primaires républicaines et une victoire y garantit un élan précieux.

Tornade

Sur scène, Ron DeSantis déroule ce qui ressemble fort à un programme.

Chemise bleue sans cravate, jeans et santiags aux pieds, il promet de défendre le droit à porter des armes - un discours en miroir de la politique très conservatrice qu'il mène en Floride.

Il récolte un tonnerre d'applaudissements quand il affirme qu'à la place de Joe Biden, il "fermerait la frontière (avec le Mexique) immédiatement" pour barrer la route aux migrants.

Pas un mot en revanche sur Donald Trump. Le milliardaire devait tenir le même jour un meeting à quelques heures de là, mais a dû annuler à cause d'une alerte tornade.

Ron DeSantis se contente de quelques piques à peine voilées, comme quand il affirme que "gouverner ne consiste pas à divertir le public", ou "à parler sur les réseaux sociaux".

L'ancien président, lui, ne mâche pas ses mots quand il s'agit de son adversaire, contre lequel il multiplie moqueries et critiques depuis quelques mois.

Mais Ron DeSantis doit jouer un délicat numéro d'équilibriste, car Donald Trump, bien que lesté de lourdes casseroles judiciaires, garde une emprise indéniable sur le parti.

«Marre de Trump»

Inculpé en avril de fraudes comptables, le milliardaire a été reconnu cette semaine coupable.

Personne ne semble toutefois lui en tenir rigueur à Sioux Center. La plupart des participants interrogés y voient au contraire la preuve d'une "chasse aux sorcières" contre lui.

Ce qui ne veut pas dire que tous souhaitent le voir de retour à la Maison Blanche.

"Je préférerais DeSantis à Trump", juge Craig Hoftyzer, 47 ans, entre deux bouchées de hamburger. Pas à cause de ses problèmes avec la justice mais plutôt de son âge - le gouverneur a 44 ans, contre 76 ans pour le milliardaire.

"J'en ai marre de Trump", acquiesce Carl Clevelend. Ce retraité de 72 ans lui reproche de ne "pas faire attention à ce qu'il dit" et doute de sa capacité à gagner des élections.

De leur côté, les critiques de Ron DeSantis jugent que ce dernier manque de charisme et d'expérience sur la scène nationale.

"Trump a du charisme, mais aussi beaucoup de problèmes", répond Dustin Rodger. Le gouverneur de Floride "défend plus ou moins les mêmes politiques, mais avec un côté plus raffiné", estime ce quadragénaire, casquette "DeSantis" sur la tête.

Il est tellement enthousiaste qu'il a emmené avec lui plusieurs de ses amis pour les convaincre - mission réussie, selon lui.

Avant qu'ils ne puissent lui donner leurs voix, il faudra tout de même que le gouverneur officialise sa candidature, ce qui ne pourrait être qu'une question de semaines.

Samedi, Ron DeSantis évite soigneusement le sujet. Tout juste glisse-t-il, avant de se plier au traditionnel exercice du bain de foule, que "(son) combat ne fait que commencer".


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.