Au Yémen, les mines terrestres ont fait six morts à Hodeïda en avril, selon la mission de l'ONU

Un démineur au travail au Yémen. (UNMHA)
Un démineur au travail au Yémen. (UNMHA)
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Publié le Mardi 16 mai 2023

Au Yémen, les mines terrestres ont fait six morts à Hodeïda en avril, selon la mission de l'ONU

  • Selon l’ONU, le bilan des victimes des mines terrestres et autres engins non explosés s’élève à 6 morts et 7 blessés parmi les civils en avril à Hodeïda
  • Un troisième avion de Yemenia Airways a atterri à Aden avec à son bord 177 Yéménites

AL-MUKALLA: Les observateurs des Nations unies au Yémen ont recensé 13 civils victimes de mines terrestres et de munitions non explosées le mois dernier dans la province de Hodeïda (ouest du Yémen).

La mission des Nations unies en appui à l’Accord de Hodeïda indique que le bilan des mines terrestres et autres engins non explosés s’élève à 6 morts et 7 blessés parmi les civils en avril, et ce, dans différentes localités de la province de la mer Rouge au Yémen. Ce bilan porte à 363 le nombre total de morts et de blessés parmi les civils depuis le mois de janvier de l’année dernière.

Le nombre de victimes civiles enregistré le mois dernier est inférieur de 13% au nombre enregistré au cours du même mois l’année dernière et de 24% au nombre enregistré en mars 2023.

«Au cours du mois du ramadan – du 22 mars au 21 avril 2023 –, 10 incidents ont fait 22 victimes. Lors du mois du ramadan de l’année dernière – du 2 avril au 1er mai 2022 –, 15 victimes ont perdu la vie dans 9 incidents», précise la mission onusienne dans un communiqué de presse.

Les parties au conflit yéménite ont signé l’accord de Stockholm à la fin de l’année 2018 sous l’égide des Nations unies. Cet accord a assuré un calme relatif dans la province de Hodeïda au cours des cinq dernières années. Cependant, les mines terrestres posées par la milice houthie appuyée par l’Iran continuent de tuer et de mutiler des centaines de civils. Elles empêchent également de nombreuses personnes déplacées à l’intérieur du pays de rentrer chez elles et de regagner leurs fermes, leurs écoles et leurs lieux de travail.

Cette déclaration de la mission onusienne intervient au moment où le programme de déminage financé par l’Arabie saoudite, Masam, s’apprête à annoncer le retrait du Yémen de 400 000 mines terrestres et d’autres engins explosifs de guerre non explosés.

Le directeur du projet, Osama al-Gosaibi, fait état de 398 110 mines terrestres, munitions non explosées et engins explosifs improvisés qui ont été retirés de 45 952 405 m² de terres yéménites par les démineurs de Masam, entre la mi-2018 et le 12 mai de cette année.

Les responsables du programme Masam ont par ailleurs annoncé la réouverture d’un centre de santé dans le village de Bani Zuheir, à Hodeïda. Selon les représentants du programme, les patients affluent dans le bâtiment après le retrait par les démineurs de 9 engins explosifs improvisés et la sécurisation des voies d’accès.

En dépit des efforts soutenus de Masam, des mines terrestres exhumées par les inondations continuent d’être repérées par les habitants de Hodeïda.

S’appuyant sur les informations fournies par de jeunes bergers qui avaient repéré les engins sur le sol, les démineurs de Masam ont trouvé des mines terrestres dans 2 champs du village de Bani Zuheir, dans le district de Hays.

Le gouvernement yéménite a annoncé lundi qu’un troisième avion de Yemenia Airways avait atterri dans la ville d’Aden (sud du Yémen). Il transportait 177 Yéménites en provenance de Port-Soudan. Dimanche, deux avions ont atterri à Aden et à Sanaa (ville contrôlée par les Houthis) avec à leur bord 360 Yéménites.

Un quatrième avion transportant près de 180 Yéménites était attendu à Sanaa lundi soir.

Samedi, le gouvernement yéménite a annoncé que quatre vols directs d’urgence (Soudan-Yémen) étaient prévus pour évacuer quelque 700 Yéménites, notamment des malades, des femmes, des enfants, des personnes âgées et des étudiantes.

Selon le gouvernement, 1 300 autres Yéménites bloqués à Port-Soudan devront attendre d’être transportés vers leur pays par voie aérienne ou maritime.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Aarabnews.com.


Liban: les explosions israéliennes près d'un château menacent l'accord-cadre bilatéral, dit le président

De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Liban accuse Israël de menacer l'accord-cadre bilatéral après de puissantes explosions près du château de Beaufort, attribuées à la destruction de tunnels du Hezbollah
  • Israël affirme avoir ciblé des infrastructures du Hezbollah après une violation du cessez-le-feu, tandis que de nouveaux pourparlers sont prévus à Rome

BEYROUTH: Le Liban a jugé vendredi que les explosions massives provoquées par l'armée israélienne, pour selon elle détruire des tunnels du Hezbollah, près du château de Beaufort, dans le sud, menaçaient l'application de l'accord-cadre bilatéral conclu récemment.

"Les forces israéliennes ont provoqué de très puissantes explosions vers minuit", notamment "dans le secteur de la forteresse de Beaufort", classée par l'Unesco, a annoncé l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé "une escalade extrêmement dangereuse (...) et une menace directe" pour la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu en juin entre le Liban et Israël sous égide américaine.

Cet accord prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, en vue notamment d'étendre ce processus.

"Le timing de ces agressions (...) envoie des messages négatifs et sape les efforts internationaux visant à consolider la stabilité", à quelques jours de ces nouveaux pourparlers, a déploré la présidence dans un communiqué.

Les explosions ont "provoqué des ondes équivalant à celles d'un séisme", a-t-elle pointé.

L'Ani a fait ensuite état dans la soirée de trois nouveaux dynamitages israéliens "violents" dans la région méridionale de Marjeyoun.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné "les agressions israéliennes continues dans le sud, sous forme d'explosions, bombardements et destructions méthodiques", y compris "les atteintes aux sites archéologiques".

Le château de Beaufort datant de l'époque des Croisés, situé dans la zone du sud occupée par Israël, a été inscrit la semaine dernière sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

Selon le ministère libanais de la Culture, les explosions "pourraient avoir causé des dégâts aux abords de la forteresse", dont l'ampleur "ne pourra être évaluée qu'à l'issue d'une inspection sur le terrain", actuellement impossible.

Un correspondant de l'AFP dans un village proche a entendu d'énormes déflagrations et vu la poussière recouvrir de larges zones boisées de la région. Des fenêtres ont été brisées dans des maisons de villages alentour, selon l'Ani.

Dans un communiqué commun, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit "les tunnels terroristes dans la région", utilisant quelque 700 tonnes d'explosifs.

Ils ont affirmé que l'opération faisait suite à une  "violation flagrante du cessez-le-feu par le Hezbollah" mercredi.

L'armée israélienne avait accusé le mouvement chiite pro-iranien d'avoir lancé un drone explosif contre un de ses véhicules dans le sud du pays.

Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaque contre Israël depuis le 20 juin.

Mais il a appelé vendredi le pouvoir libanais à agir "à tous les niveaux politiques et diplomatiques pour la cessation des crimes de destruction commis par l'ennemi".

Le mouvement avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, et son armée continue d'occuper des zones du sud du Liban.


Frappe contre un pétrolier au large des côtes d'Oman, selon l'agence maritime britannique

Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
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  • Un pétrolier a été touché par un projectile non identifié au large de Limah (Oman), près du détroit d'Ormuz, causant des dégâts à la salle des machines, sans faire de victimes
  • Le trafic dans le détroit a chuté de 77 % sur fond de tensions entre l'Iran et les États-Unis

DUBAI: Un pétrolier a été frappé par un "projectile non-identifié" samedi au large de la ville côtière de Limah à Oman, à l'entrée du détroit d'Ormuz, a annoncé l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Selon le rapport de l'UKMTO, le "projectile non-identifié" a causé "des dommages dans la salle des machines". Aucune victime n'a été recensée indique l'agence britannique, qui précise que le navire a été touché à 11 miles nautiques (environ 20 kilomètres) de Limah.

Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.

La plateforme Kpler, a confirmé vendredi sur X que le trafic dans le détroit d'Ormuz a fortement chuté. "Les traversées du détroit d'Ormuz ont diminué de 77% en un jour pour tomber à seulement cinq navires, toutes concentrées dans le cadre du dispositif unilatéral iranien", indique Kpler.

"Les positions publiques des Etats-Unis et de l'Iran demeurant inconciliables, les opérateurs surveillent de près les volumes de trafic, les comportements de routage et toute évolution diplomatique susceptible de remodeler le risque sur les routes maritimes régionales dans les prochains jours", ajoute encore Kpler.


L'Iran dit avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït

L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
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  • Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat
  • L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué, l'armée a indiqué avoir visé "des abris d'avions de combat, des systèmes de communication par satellite et des installations de stockage d'équipement sur la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït".

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm".

Selon des médias iraniens jeudi, trois membres d'une même famille ont été tués dans des frappes contre cette île située dans le détroit d'Ormuz.

La revendication de l'armée iranienne intervient alors que selon le Pakistan, médiateur dans le conflit entre Washington et Téhéran, les belligérants négocient en vue d'une désescalade après une nouvelle série de bombardements réciproques mercredi et jeudi.

La diplomatie pakistanaise a affirmé faire "tout (son) possible pour ramener toutes les parties au protocole d'accord d'Islamabad" signé à la mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix.

Ce processus a déraillé depuis début juillet avec une reprise des frappes menées par les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran visant des bases américaines et des pays alliés de Washington au Moyen-Orient, dont le Koweït.