Funérailles en Irak pour 78 victimes de l'EI exhumées d'un charnier

Des responsables irakiens et des personnes en deuil assistent aux funérailles de détenus de la prison de Badush, tués à Mossoul par des djihadistes du groupe État islamique (EI) en 2014 et retrouvés dans des fosses communes en 2017, le 16 mai 2023. (AFP)
Des responsables irakiens et des personnes en deuil assistent aux funérailles de détenus de la prison de Badush, tués à Mossoul par des djihadistes du groupe État islamique (EI) en 2014 et retrouvés dans des fosses communes en 2017, le 16 mai 2023. (AFP)
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Publié le Mardi 16 mai 2023

Funérailles en Irak pour 78 victimes de l'EI exhumées d'un charnier

  • Dans les environs de Mossoul, les djihadistes avaient capturé en juin 2014 des centaines de détenus de la prison de Badouch les transportant dans des camions jusqu'à un ravin où ils les ont abattus
  • Des funérailles ont été organisées mardi à Bagdad et dans la ville sainte chiite de Najaf, dans le centre de l'Irak, avant l'enterrement des 78 victimes

NAJAF: Les autorités irakiennes ont organisé mardi les funérailles de 78 victimes du groupe Etat islamique (EI), exécutées en 2014 mais identifiées grâce à des tests ADN après avoir été retrouvées dans un charnier renfermant des centaines de corps.

Dans les environs de Mossoul, grande métropole du nord, les djihadistes avaient capturé en juin 2014 des centaines de détenus de la prison de Badouch, principalement des musulmans chiites, les transportant dans des camions jusqu'à un ravin où ils les ont abattus.

Des funérailles ont été organisées mardi à Bagdad et dans la ville sainte chiite de Najaf, dans le centre de l'Irak, avant l'enterrement des 78 victimes, ont constaté des photographes de l'AFP.

Dans la capitale, devant l'imposant Monument au Martyr, des cercueils recouverts du drapeau irakien ont défilé sur des pick-up de l'armée, accompagnés par une fanfare militaire.

A Najaf, Khaled Jabbar al-Azzaoui attend un autre cortège funèbre qui conduira son cousin à l'immense cimetière chiite de Wadi al-Salam, près du Mausolée de l'imam Ali.

"Nous ressentons de la douleur et de la peine, mais au moins nous avons obtenu ses restes", confie ce travailleur journalier de 43 ans. "Il aura une tombe sur laquelle sa famille pourra aller se recueillir".

A Badouch, les djihadistes ont commis "des crimes contre l'humanité", selon les enquêteurs onusiens d'Unitad. "Environ 1.000 prisonniers, majoritairement chiites, ont été exécutés par des membres de l'EI à l'intérieur de la prison et sur d'autres sites", selon l'agence onusienne.

Sur un groupe de 605 disparus, 78 victimes ont été identifiées, a expliqué à l'AFP le directeur de l'Institut médico-légal Zaid Ali Abbas, précisant que 44 d'entre elles seront enterrées à Najaf, dans un carré délimité par une institution religieuse chiite.

Un premier charnier avait été découvert en 2017 et des dizaines de dépouilles des détenus de Badouch en ont été exhumées en 2021, tandis que se poursuivaient les lentes et laborieuses procédures visant à prélever l'ADN sur les victimes et sur les familles de disparus pour identifier les corps.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014, l'EI avait multiplié les exactions dans les territoires conquis en Irak et en Syrie voisine. Mis en déroute en 2017 en Irak, il a laissé derrière lui plus de 200 charniers qui pourraient renfermer jusqu'à 12.000 corps, selon l'ONU.

Outre ces fosses communes de l'EI, l'Irak continue aujourd'hui encore à mettre au jour des charniers datant du régime de Saddam Hussein, renversé lors de l'invasion américaine de 2003.


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.