Mixité sociale à l'école: Signature d'un protocole entre le privé catholique et l'Éducation nationale

Vue de l'école catholique de Gerson à Paris le 15 avril 2014 (Photo, AFP).
Vue de l'école catholique de Gerson à Paris le 15 avril 2014 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 18 mai 2023

Mixité sociale à l'école: Signature d'un protocole entre le privé catholique et l'Éducation nationale

  • L'enseignement catholique s'engage notamment à «inciter» ses établissements à «généraliser la pratique consistant à moduler les montants des contributions familiales en fonction des revenus des parents»
  • Le protocole s'engage par ailleurs à «augmenter la part des élèves boursiers en incitant les chefs d'établissement à favoriser les inscriptions» de ces élèves

PARIS: L'Éducation nationale a signé mercredi un protocole d'accord sur la mixité sociale et scolaire à l'école avec l'enseignement catholique annoncé depuis plusieurs mois, par lequel le privé sous contrat s'engage notamment à augmenter la part de ses élèves boursiers mais sans obligation.

Le ministre Pap Ndiaye, qui avait dit vouloir faire de la mixité sociale une priorité de son action, avait présenté la semaine dernière des mesures a minima pour la renforcer dans les établissements publics, laissant deviner un manque de soutien politique sur ce sujet. La signature de ce protocole représente le deuxième volet de ses annonces sur la mixité, attendues depuis plusieurs mois.

"Cela n'a pas été fait depuis les accords Lang-Cloupet (sur le recrutement la formation des professeurs de collèges et lycées privés en 1993, ndlr) : le ministère et l'enseignement catholique se sont mis autour de la table pour avancer ensemble", s'est félicité Pap Ndiaye sur Twitter.

"C'est la première fois qu’il y a un protocole de cet ordre sur la mixité et c'est une bonne chose", a renchéri le secrétaire général de l'enseignement catholique, Philippe Delorme auprès de l'AFP. Pour lui, "c'est la marque d'un engagement et d'une capacité à travailler ensemble" avec le ministère, dans "l'intérêt des jeunes".

Selon ce protocole, l'enseignement catholique, qui représente 95% des établissements privés sous contrat, s'engage notamment à "inciter" ses établissements à "généraliser la pratique consistant à moduler les montants des contributions familiales en fonction des revenus des parents".

Il donne pour ce faire un objectif chiffré : le nombre d'établissements "proposant des contributions modulées augmentera, au minimum, de 50% en cinq ans".

Des mesures qui «ne suffiront pas»

Le protocole s'engage par ailleurs à "augmenter la part des élèves boursiers en incitant les chefs d'établissement à favoriser les inscriptions" de ces élèves.

Le texte précise pour cela aussi une trajectoire : l'enseignement catholique s'engage à "doubler le taux d'élèves boursiers en cinq ans", mais ce "dans les établissements où les familles bénéficient d'aides sociales égales à celles dont elles bénéficient quand elles scolarisent leur enfant dans un établissement public correspondant".

Le protocole renvoie ainsi la balle aux collectivités locales qui ont la main sur ces aides pour la cantine ou les transports scolaires. .

Le ministère s'engage à "sensibiliser" les collectivités territoriales "pour ouvrir aux élèves des établissements d'enseignement privé les mesures sociales dont bénéficient" ceux du public, "dès lors qu'ils concourent à la mixité sociale".

Invité à réagir, Départements de France, l'association regroupant les départements, a affirmé attendre des "précisions" de la part de la rue de Grenelle, "ajoutant qu’ils n’ont pas attendu l’État pour renforcer la mixité sociale dans les collèges".

Le patron de l'Enseignement catholique dénonce régulièrement une "discrimination" concernant la cantine et les transports scolaires, demandant que "les collectivités accordent les mêmes aides sociales aux familles du privé" qu'aux familles du public.

Il avait aussi prévenu à plusieurs reprises qu'il n'accepterait "ni quotas, ni rattachement à la carte scolaire, ni affectation obligatoire des élèves", refusant toute obligation chiffrée.

La CFDT a salué une "relance bienvenue" de ce sujet. Mais ces mesures "non contraignantes" "ne suffiront pas à accroître la diversité sociale des élèves", a-t-elle regretté.

Pour le Cnal (Comité national d'action laïque), qui promeut l'école publique et la laïcité, "ce protocole ne contenant pas de volet contraignant permettra aux établissements privés, à l'instar du célèbre slogan de mai 68, de jouir sans entraves de la possibilité qui leur est conservée de sélectionner leurs élèves".

"L'enseignement privé religieux menace, l’État capitule", a-t-il estimé.

Nombre de ténors de la droite étaient montés au créneau ces dernières semaines pour défendre l'école privée, un marqueur de la droite qui s'était massivement mobilisée en 1984 contre le projet de la gauche de créer un "grand service public" de l'Éducation nationale. Emmanuel Macron avait de son côté indiqué assumer de ne pas vouloir "réveiller de vieux conflits" sur l'école.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".