Le Fonds saoudien de développement culturel annonce un investissement de 100 millions de dollars dans le cinéma

La directrice de la stratégie et du développement commercial du Fonds saoudien de développement culturel, Najla AlNomair (deuxième à partir de la droite), participe à la table ronde sur l’écosystème saoudien au Festival de Cannes. (Photo fournie)
La directrice de la stratégie et du développement commercial du Fonds saoudien de développement culturel, Najla AlNomair (deuxième à partir de la droite), participe à la table ronde sur l’écosystème saoudien au Festival de Cannes. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 18 mai 2023

Le Fonds saoudien de développement culturel annonce un investissement de 100 millions de dollars dans le cinéma

  • Le lancement du premier Fonds d’investissement cinématographique pour les investisseurs locaux et internationaux fait suite à l’annonce d’un budget de 80 millions de dollars pour promouvoir le développement, la production et les talents locaux
  • Les caractéristiques de l’industrie ont été discutées lors du panel à Cannes, tandis que les participants ont également mis en avant les avantages des programmes de formation de la Commission saoudienne du film

CANNES: Le Fonds saoudien de développement culturel (Cultural Development Found ou CDF) a fait part d’un investissement dans l’industrie cinématographique lors du Festival de Cannes en cours.

Le lancement du premier Fonds d’investissement cinématographique pour les investisseurs locaux et internationaux fait suite à l’annonce d’un budget de 80 millions de dollars (1 dollar = 0,92 euro) pour promouvoir le développement, la production et les talents locaux.

Le CDF s’est associé à Mefic Capital et à la société de portefeuille ROAA Media Ventures pour créer le Fonds d’investissement cinématographique, doté d’un budget de 100 millions de dollars.

«Grâce au programme d’investissement cinématographique que nous avons lancé aujourd'hui, le CDF permettra au secteur financier de participer à la croissance du secteur cinématographique et d’aider les institutions financières, afin qu’elles puissent fournir des financements dans des domaines qu’elles n’avaient pas envisagés auparavant», a déclaré à Arab News Najla AlNomair, responsable de la stratégie et du développement commercial du CDF.

Le fonds vise à lancer une série de cycles de financement pour la production, la distribution et le développement des talents dans le domaine des films et des médias.

Redha Alhaidar, président de ROAA Media Ventures, a indiqué à Arab News: «Le secteur des médias et du divertissement en Arabie saoudite évolue rapidement et joue un rôle important dans la transformation culturelle et économique au sein du Royaume. »

«Mais nous devons faire face à trois principaux obstacles à sa croissance: l’accès limité aux ressources financières et aux partenariats internationaux, les contraintes d’infrastructure et la pénurie de talents.»

«Il existe une panoplie de talents créatifs inexploités en Arabie saoudite et dans tout le Moyen-Orient. En investissant dans des projets cinématographiques locaux, le développement des compétences et l’infrastructure de l’industrie, nous pourrons donner libre cours aux capacités narratives de la région et soutenir la création d’un contenu authentique et de haute qualité qui attire les investissements internationaux et est compétitif sur la scène mondiale.»

Le fonds a déployé de grands efforts pour soutenir les créateurs au moyen de divers programmes depuis sa création, y compris le lancement de son programme de financement du secteur cinématographique plus tôt cette année, avec un budget de 234 millions de dollars.

«Nos portes sont ouvertes et nous avons profondément confiance en le potentiel de l’industrie cinématographique saoudienne», ajoute Mme AlNomair.

«En Arabie saoudite, nous avons des fonds à fournir, des talents locaux désireux de se développer et des lieux de tournage incroyables. Nous avons des incitations, à la fois financières et non financières, ainsi qu’un écosystème de soutien qui coordonne et complète tous ces facteurs favorables.»

Avec un box-office estimé à 950 millions de dollars d’ici à 2030, l’Arabie saoudite s’avère être un acteur commercial précieux sur le marché mondial.

Mme AlNomair a rejoint des acteurs de l’industrie cinématographique en provenance du Royaume lors d’une table ronde sur ce secteur en pleine croissance et sur les conditions nécessaires pour créer un environnement concurrentiel.

Le Festival international du film de la mer Rouge a placé l’Arabie saoudite sur la scène mondiale, en soutenant financièrement un certain nombre de productions internationales, parmi lesquelles Jeanne du Barry, qui a ouvert le Festival de Cannes de cette année.

Les studios de production Neom Media Village et Film AlUla fournissent en outre un espace et des équipes pour des projets internationaux, et attirent ainsi des productions hollywoodiennes qui viennent tourner dans le paysage unique de la région.

Les caractéristiques de l’industrie ont été discutées lors du panel à Cannes, tandis que les participants ont également mis en avant les avantages des programmes de formation de la Commission saoudienne du film, qui ont dépassé leurs objectifs l’année dernière en assurant la formation de 1 300 cinéastes à travers le pays.

Cependant, alors que plus de 6% de la population mondiale est arabe, moins de 1% du contenu est en arabe, en grande partie en raison de la fragmentation et de la dispersion des talents, et de l’éparpillement de l’industrie.

«Aujourd’hui est une étape importante et nous invitons l’industrie mondiale à se joindre à nous dans cette aventure qui vise à développer le secteur cinématographique saoudien», conclut néanmoins Mme AlNomair.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Guggenheim Abu Dhabi fixe sa date d’ouverture en décembre

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  • Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira le 11 décembre, marquant une nouvelle étape dans le développement d’Abu Dhabi comme destination culturelle mondiale
  • Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le musée mettra à l’honneur l’art moderne et contemporain à travers une collection mêlant perspectives régionales et internationales

DUBAÏ : Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira officiellement ses portes le 11 décembre de cette année, a annoncé mardi le Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi.

Cette ouverture marque une étape majeure dans les efforts de l’émirat pour s’imposer comme une destination mondiale de l’art et de la culture.

Le musée d’art moderne et contemporain servira de plateforme d’échange artistique, avec pour ambition de présenter des perspectives mondiales variées tout en mettant en valeur les récits des Émirats arabes unis et de la région. Conçu pour susciter la curiosité autour de l’art moderne et contemporain, il entend mobiliser les nouvelles générations à travers des expositions, des programmes éducatifs et un dialogue culturel.

Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le Guggenheim Abu Dhabi rejoindra le Louvre Abu Dhabi, le Musée national Zayed, le Musée d’Histoire naturelle d’Abu Dhabi et teamLab Phenomena Abu Dhabi, renforçant ainsi le statut du quartier comme l’un des principaux pôles culturels au monde.

Membre du réseau de musées Guggenheim, qui comprend notamment ceux de New York, Venise et Bilbao, l’établissement d’Abu Dhabi a été développé avec une identité propre, ancrée dans l’histoire de l’émirat en tant que carrefour du commerce et des cultures.

Mohamed Khalifa Al-Mubarak, président du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi, a déclaré : « Le Guggenheim Abu Dhabi représente un moment décisif dans notre parcours culturel. Le musée est le fruit de la conviction profonde de l’émirat que la culture constitue le lien le plus durable entre les peuples et un pilier essentiel des sociétés tournées vers l’avenir. Il apporte de nouvelles perspectives sur l’art moderne et contemporain, en mettant en lumière des œuvres venues des quatre coins du monde.

En tant qu’élément clé du quartier culturel de Saadiyat, le musée créera de nouvelles opportunités de transformation en matière d’apprentissage, de créativité et d’échanges culturels, inspirant les générations futures à explorer leur propre potentiel. Ici, chacun trouvera sa place et pourra se reconnaître dans les récits racontés par le musée, en découvrant des idées et des voix artistiques venues du monde entier. »

La Dre Mariet Westermann, directrice générale de la Fondation Solomon R. Guggenheim, a déclaré : « La Fondation Guggenheim est fière et heureuse d’être un partenaire de longue date du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi dans la création d’un musée d’art contemporain d’une ambition et d’une envergure exceptionnelles. La collection du musée est à la fois profondément ancrée dans son territoire et résolument internationale, centrée sur la région tout en réunissant des œuvres provenant de tous les continents. À travers les nombreuses histoires qu’il racontera et fera découvrir, le Guggenheim Abu Dhabi sera une source d’émerveillement, un lieu de rencontre et un espace de curiosité et de joie pour les habitants des Émirats arabes unis comme pour les visiteurs du monde entier. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Mon chat s'appelle Zizou»: à Paris, les supporters ont accueilli le sélectionneur Zidane

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  • Zidane: Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018
  • "Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner"

PARIS: Et soudain, une porte coulisse, laissant entrevoir la silhouette de la légende de l'équipe de France. Tout juste nommé sélectionneur des Bleus, 20 ans après la fin de sa carrière de joueur, Zinédine Zidane s'arrête devant la centaine de supporters, patientant pour une photo ou un autographe de l'homme du jour.

"J'ai rencontré Zidane, le maillot est signé", se réjouit Romain, 29 ans, portant à la fois la tunique des Bleus sur le dos, et tenant dans la main celle de la Coupe du monde 2006, qui avait marqué la fin de l'ère "ZZ" en équipe de France.

De ce Mondial, Milya, 10 ans, en a visionné récemment "le coup de boule", image aussi triste que célèbre de l'ancien meneur de jeu, exclu lors de la finale perdue contre l'Italie pour son geste sur Marco Materazzi.

Bien sur, la petite fille n'a pas connu Zinédine Zidane joueur mais "Papa est un grand fan". A tel point qu'à la maison, le poisson rouge s'appelle "Zizou" et le chat "OM".

"On venait pour un week-end de deux jours et on s'est dit qu'on allait être là, raconte à l'AFP sa mère Cindy, 35 ans et coordinatrice d'un habitat inclusif, on est tous fans de foot dans la famille, mais aussi de l'OM, donc Zidane, ça a du sens", reprend-elle, installée près des barrières posées en face du siège de la Fédération française de football, dans le 15e arrondissement de Paris.

"Une histoire du foot" 

Chez Xavier aussi, on a "appelé le chat Zizou", de quoi perturber son fils Hugo, 7 ans, qui apprendra à connaître davantage le champion du monde 98 comme celui qui accompagnera Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé ou encore Bradley Barcola.

Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018.

"Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner".

"Quand on voit comment se structure l'Espagne (sacrée au Mondial-2026, ndlr), le challenge sera là, complète Fabrice, cadre de 54 ans, il faudra voir comment structurer une équipe avec un fort potentiel".

Ce dernier a vécu en 1998, depuis le Stade de France, la finale qui avait sacré les Français pour la première fois, avec un doublé du natif de Marseille. Un souvenir qui a évidemment marqué d'autres supporters réunis à Paris.

Les drapeaux s'agitent, et les membres de l'association des "Irrésistibles français" lancent une Marseillaise ou encore des chants pour patienter. Autour d'eux, certains passants s'arrêtent par curiosité, quand une compagnie de CRS, venue de Marseille, veille au bon déroulement de l'attente, qui a pris fin ce mardi.

"C'est une histoire du football français que l'on voit aujourd'hui, reprend Romain, employé dans la communication, Zidane c'est la France mais aussi au delà. J'ai grandi avec lui, les premiers matches que j'ai suivis étaient avec lui".

Les prochains le seront avec Zinédine Zidane le sélectionneur.

 


L’UNESCO inscrit six sites de la région MENA sur la Liste du patrimoine mondial

Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
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  • Une procédure d’urgence qui reflète l’impact des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises

DUBAÏ : Du premier site naturel des Émirats arabes unis inscrit au patrimoine mondial aux sites historiques de Palestine et du Liban, six nouveaux sites du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les nouveaux sites inscrits sont : Wadi Wurayah à Fujaïrah, la réserve marine d’Aqaba en Jordanie, le château d’Alamut et les fortifications associées en Iran, le village tunisien de Sidi Bou Saïd, les châteaux du Mont Amel au Liban et Sebastia en Palestine.

Le comité a également approuvé l’inscription du paysage migratoire de Boma-Badingilo, au Soudan du Sud, selon une procédure d’urgence, tout comme les châteaux du Mont Amel et Sebastia.

L’UNESCO a indiqué que cette procédure d’urgence reflétait l’impact croissant des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises, qui mettent gravement en péril le patrimoine culturel et naturel. Les trois sites ont ainsi été ajoutés à la Liste du patrimoine mondial en péril.

Par ailleurs, le comité a inscrit trois sites déjà classés sur la Liste du patrimoine mondial en péril, estimant que les valeurs pour lesquelles ils avaient été reconnus étaient désormais menacées. Il s’agit de l’ancienne cité de Chersonèse taurique et sa chôra en Ukraine, du centre historique de Paramaribo au Suriname et de Tyr, au Liban. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com