L'Inde «abuse» de sa présidence du G20 avec la réunion au Cachemire, accuse le Pakistan

Ci-dessus, des militants organisent une manifestation contre l'Inde à Muzaffarabad, la capitale du Cachemire sous administration pakistanaise, le 22 mai 2023, pour protester contre la réunion du G20 sur le tourisme qui se tient dans le Cachemire sous administration indienne. (AFP)
Ci-dessus, des militants organisent une manifestation contre l'Inde à Muzaffarabad, la capitale du Cachemire sous administration pakistanaise, le 22 mai 2023, pour protester contre la réunion du G20 sur le tourisme qui se tient dans le Cachemire sous administration indienne. (AFP)
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Publié le Mardi 23 mai 2023

L'Inde «abuse» de sa présidence du G20 avec la réunion au Cachemire, accuse le Pakistan

  • Le Pakistan, qui n'est pas membre du G20, a estimé que l'organisation de la réunion sur ce territoire violait le droit international, les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et les accords bilatéraux
  • «J'aimerais pouvoir dire que j'ai été surpris, mais je pense que ce n'est que la poursuite de ce qui devient la norme maintenant de l'arrogance de l'Inde sur la scène internationale», a déclaré le ministre pakistanais des Affaires étrangères

MUZAFFARABAD : L'Inde "abuse" de la présidence du G20 en organisant une réunion sur le tourisme sur la partie du territoire contesté du Cachemire qu'elle administre, a affirmé à l'AFP le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Bilawal Bhutto Zardari.

La réunion du G20, qui a commencé lundi à Srinagar et doit durer trois jours, est le premier événement diplomatique au Jammu-et-Cachemire, territoire à majorité musulmane administré par l'Inde, depuis que New Delhi en a révoqué en 2019 le statut de semi-autonomie, ce qui avait conduit le Pakistan à suspendre leurs relations diplomatiques et commerciales.

"J'aimerais pouvoir dire que j'ai été surpris, mais je pense que ce n'est que la poursuite de ce qui devient la norme maintenant de l'arrogance de l'Inde sur la scène internationale", a déclaré M. Bhutto dans une interview lundi avec l'AFP, à Muzaffarabad, capitale de la partie du Cachemire contrôlée par le Pakistan.

Le Cachemire est divisé entre l'Inde et le Pakistan qui, depuis leur indépendance en 1947, revendiquent la souveraineté sur la totalité de ce territoire himalayen. Il a été la cause de deux des trois guerres qui les ont opposés depuis.

La partie administrée par l'Inde a connu plus de trois décennies de troubles, qui ont fait des dizaines de milliers de morts. Delhi accuse le Pakistan de soutenir les séparatistes, ce qu'Islamabad réfute.

Le Pakistan, qui n'est pas membre du G20, a estimé que l'organisation de la réunion sur ce territoire violait le droit international, les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et les accords bilatéraux.

Les membres du G20 ont été "placés dans une situation embarrassante", a jugé M. Bhutto.

Il a toutefois considéré que les pays occidentaux "devraient être autant scandalisés que la loi internationale soit violée au Cachemire" qu'ils le sont par l'invasion russe de l'Ukraine.

La Chine, qui revendique l'Etat indien de l'Arunachal Pradesh comme partie du Tibet, a refusé de participer à la réunion.

Depuis 2019, l'insurrection séparatiste a été en grande partie écrasée au Cachemire indien, même si de jeunes hommes continuent de la rejoindre.

La dissidence a été criminalisée, la liberté de la presse réduite et les manifestations limitées, constituant aux yeux des défenseurs des droits un recul drastique des libertés civiles.

M. Bhutto a prévenu que les relations entre l'Inde et le Pakistan ne pourraient se normaliser tant que New Delhi ne reviendra pas sur le nouveau statut du Cachemire.

"Jusqu'à ce que ce sujet soit traité, il restera un obstacle à la paix dans toute l'Asie du Sud", a-t-il prédit.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.