Changement climatique et conflits au Moyen-Orient : Les principaux défis de la COP28

Le logo de la COP28 des Émirats arabes unis lors de la Semaine du développement durable à Abu Dhabi, le 17 janvier 2023. (Reuters)
Le logo de la COP28 des Émirats arabes unis lors de la Semaine du développement durable à Abu Dhabi, le 17 janvier 2023. (Reuters)
Short Url
Publié le Mardi 23 mai 2023

Changement climatique et conflits au Moyen-Orient : Les principaux défis de la COP28

  • Des experts appellent à une action mondiale pour lutter contre le contexte sociopolitique et économique précaire qui caractérise la région
  • L’accès limité aux fonds destinés à la lutte contre le changement climatique constitue le principal obstacle qui entrave le développement

DUBAÏ: La Terre se tient au bord du gouffre et les effets ravageurs du changement climatique se profilent à l’horizon. Face à ce monde qui se métamorphose rapidement, il faut réagir de toute urgence. Au moment où la communauté internationale s’apprête à participer à la 28e Conférence des Parties (COP28) qui se déroulera aux Émirats arabes unis (EAU), il convient de souligner l’importance de ce rassemblement mondial pour aborder l’interaction complexe entre la résilience climatique et les régions touchées par les conflits.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge norvégienne viennent de publier un rapport portant sur les besoins humanitaires dans la région qui s’aggravent de manière inquiétante. Ce rapport s’intitule: «Pour que l’adaptation fonctionne: Faire face aux impacts combinés du changement climatique, de la dégradation de l’environnement et des conflits au Moyen-Orient et au Proche-Orient».

Selon ce rapport, le changement climatique ne se répercute pas uniquement sur l’environnement. Il menace aussi la sécurité humaine, en amplifiant davantage encore les vulnérabilités existantes. Il met en évidence les liens complexes qui existent entre les communautés marginalisées, les conflits armés et les crises humanitaires. Il exhorte par ailleurs la communauté internationale à s’attaquer d’urgence à ces problèmes interconnectés.

Pour examiner les relations complexes existant entre la résilience climatique, les régions touchées par les conflits et la nécessité de financer la lutte contre le changement climatique, un groupe d’experts s’est réuni récemment à Dubaï afin de réfléchir sur cette crise multidimensionnelle. Parmi les participants au forum: Clare Dalton, responsable de la délégation du CICR aux EAU; Trond H.G. Rudi, chargé d’affaires auprès de l’ambassade de Norvège aux EAU, et Helena de Jong, conseillère principale auprès de l’équipe de la COP28 aux EAU.

Le financement de la lutte contre le changement climatique dans les régions en conflit

Dans les pays touchés par des conflits, il ne suffit pas de lutter contre le changement climatique. Ces pays doivent également composer avec une dynamique sociopolitique complexe. Mme Dalton rappelle que les fonds destinés à financer la lutte contre le changement climatique doivent être affectés de manière efficace aux pays en conflit. Elle espère que la COP28 se traduira par «une meilleure répartition des fonds destinés à la lutte contre le changement climatique entre les pays en conflit, de façon à ce que ces pays puissent les utiliser de manière concrète». La situation actuelle présente toutefois des obstacles, notamment le manque de fiabilité des systèmes bancaires et de nombreux autres facteurs qui compromettent l’efficacité du financement des projets liés au climat.

Le rapport souligne par ailleurs les obstacles considérables qui privent les gouvernements des pays touchés par les conflits de bénéficier de financements multilatéraux destinés à la lutte contre le changement climatique. Cette situation est imputable aux conditions préalables strictes relatives à la gouvernance et à une certaine hésitation à investir dans des contextes instables.

En janvier 2022, seuls dix-neuf projets en Irak, en Syrie et au Yémen avaient été approuvés. Le montant alloué représentait moins de 0,5% des fonds consacrés aux projets climatiques dans le monde. Cette disparité criante nécessite de pallier la pénurie des fonds consacrés aux projets climatiques dans les régions touchées par les conflits.

Pour surmonter ces obstacles, Clare Dalton appelle à une collaboration entre tous les secteurs de la société et elle insiste sur la nécessité d’efforts concertés afin d’élaborer des solutions tangibles et réalisables.

Le CICR reconnaît que son action reste marginale dans les négociations relatives au climat. Il est toutefois conscient de la nécessité de s’attaquer au changement climatique compte tenu de son impact sur les régions concernées. Pour y parvenir, des stratégies concrètes doivent être mises en place, notamment en matière d’éducation, de santé et d’environnement. Cet objectif exige l’adoption de stratégies tangibles et d’actions concrètes au lieu de se contenter de reconnaître l’importance de ces mesures.

«Il ne suffit pas de dire: nous devons agir. L’important, c’est de savoir de quelle manière nous devons le faire. Quels moyens concrets permettront d’y parvenir dès demain? En effet, il faudra agir dès que la COP prendra fin.»

Mme Dalton s’est également penchée sur le rôle important que jouent les initiatives réalisées à petite échelle. Elle estime que celles-ci renforcent la résilience des communautés en dépit du peu d’intérêt accordé à l’action climatique dans les zones frappées par les conflits. Elle a évoqué des initiatives telles que la sensibilisation aux pratiques agricoles durables et la distribution de semences résistantes au climat, ce qui renforce la sécurité alimentaire et la capacité d’adaptation des communautés.
Les conflits armés ont un double impact sur l’environnement, à la fois direct et indirect. Ils affectent profondément le bien-être des populations. Ces conflits sapent la gouvernance environnementale et ils perturbent l’ordre sociétal. Ils perpétuent ainsi les conditions favorables à la dégradation de l’environnement. Ainsi, les conflits nuisent directement à l’environnement, ils sapent les systèmes écologiques et ils compromettent les ressources naturelles disponibles. Ce problème rend les communautés plus vulnérables encore aux effets du changement climatique.

L’étude présente des exemples convaincants qui illustrent la manière dont les atteintes délibérées à l’environnement peuvent alourdir les risques immédiats auxquels sont confrontées certaines communautés. La saisie du barrage de Mossoul en Irak en 2014 en est un exemple frappant; le barrage risquait alors de s’effondrer. La menace de le détruire délibérément et de submerger la ville de Bagdad montre qu’il faut agir avec vigilance et faire preuve d’une plus grande responsabilité pour préserver les infrastructures essentielles et protéger les communautés vulnérables.

Clare Dalton exhorte les parties prenantes à s’engager auprès des habitants des régions touchées par les conflits, à prendre en compte leurs expériences vécues et à écouter leurs opinions lorsqu’elles élaboreront les initiatives visant à renforcer la résilience climatique. «Nous devons écouter ces personnes pour comprendre les bouleversements qu’elles observent ainsi que les solutions qu’elles perçoivent.»

Cette approche prend en compte l’importance du savoir des populations locales. Elle garantit de parvenir à des stratégies d’adaptation pertinentes et adaptées aux défis particuliers rencontrés par ces communautés. En renforçant les liens à l’échelle locale, nationale, régionale et mondiale, on parviendra à établir une approche globale et intégrée; celle-ci assimilera les différentes solutions et approches permettant d’aborder les problèmes complexes posés par le changement climatique et les conflits.

«Les communautés doivent savoir comment elles peuvent participer à la solution et ce qu’elles peuvent faire pour que la situation ne dégénère pas. Cette approche se vérifie également pour les organisations humanitaires. Nous appliquons le principe de “ne pas nuire”. Comment pouvons-nous répondre aux besoins des gens sans que l’aide que nous leur apportons ne les plonge dans une situation encore plus difficile?», demande-t-elle.

Revoir les priorités en matière de financement de la lutte contre le changement climatique

Le rapport insiste sur les divergences existant entre les fonds alloués à la lutte contre le changement climatique, la vulnérabilité à ce phénomène et la situation dans les pays en proie aux conflits. Helena de Jong évoque des chiffres inquiétants: sur les quarante-six pays classés parmi les moins avancés, vingt-deux sont touchés par des conflits et des situations précaires.

Ces pays en proie aux conflits sont paradoxalement les moins financés, ce qui les rend encore plus vulnérables aux conflits et au changement climatique. Cette situation précaire les plonge dans un cercle vicieux et empêche leurs gouvernements de s’attaquer efficacement à ces problèmes interdépendants. Pour briser ce cercle vicieux, Mme De Jong plaide en faveur d’un nouveau paradigme dans le financement des activités liées au climat et elle appelle à accorder la priorité aux nations touchées par les conflits.

«Nous aimerions changer ces aspects. C’est une tâche ardue. Cependant, si la présidence de la COP28 se concentre sur ce problème, c’est pour s’adresser à tous les bailleurs de fonds en matière de climat, aux banques multilatérales de développement, aux organisations humanitaires et aux intervenants en faveur de la paix. Nous souhaitons les encourager à trouver une solution à ce problème. Les solutions sont là et il existe un grand nombre d’acteurs capables d’agir dans ce contexte», souligne Helena de Jong.

Un pacte mondial pour la lutte contre le changement climatique

Un pacte mondial prévoyant des solutions concrètes (des demandes d’aide simplifiées, des critères d’éligibilité adaptés aux pays en conflit et une plus grande souplesse dans la localisation des projets) permettrait aux initiatives d’adaptation au changement climatique d’aller de l’avant.

«La COP28 ne pourra probablement pas changer la donne de façon radicale. Nous souhaitons pourtant faire un grand pas en avant. Cette avancée pourrait – et c’est le résultat dont je rêve – se traduire par un pacte mondial qui serait signé par tous les acteurs et qui ne se limiterait pas aux principes auxquels nous souscrivons tous. Il proposerait également un certain nombre de solutions à ces problèmes», explique Mme De Jong.

«Notre proposition porte principalement sur le pacte mondial que j’ai mentionné. Son objectif serait de revoir les politiques en vigueur. Mais notre initiative pourrait également se traduire par un dispositif régional visant à renforcer les capacités. Il permettrait ainsi aux gouvernements d’élaborer et de mettre en œuvre des projets d’adaptation solides qui seraient bénéfiques sur le long terme, indépendamment des financements», précise Helena de Jong.

En présidant la COP28 cette année, les EAU souhaitent créer une plate-forme réunissant les différents acteurs afin qu’ils explorent collectivement les solutions envisageables. Pour Mme De Jong, il faut miser sur la dynamique de changement existante, car la COP28 constitue un tremplin vers la résolution globale de ces problèmes complexes.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.

 


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Short Url
  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Short Url
  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
Short Url
  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".