Infirmière tuée à Reims: le suspect, mis en examen, voulait «se venger» du «personnel hospitalier»

Les drapeaux nationaux français flottent en berne au CHU de Reims (Centre hospitalier universitaire) à Reims, le 24 mai 2023, pour rendre hommage à une infirmière assassinée, tuée dans une attaque au couteau à l'hôpital deux jours auparavant. (AFP)
Les drapeaux nationaux français flottent en berne au CHU de Reims (Centre hospitalier universitaire) à Reims, le 24 mai 2023, pour rendre hommage à une infirmière assassinée, tuée dans une attaque au couteau à l'hôpital deux jours auparavant. (AFP)
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Publié le Mercredi 24 mai 2023

Infirmière tuée à Reims: le suspect, mis en examen, voulait «se venger» du «personnel hospitalier»

  • Le mis en cause, qui souffre «de schizophrénie et de paranoïa», a été placé en détention provisoire «conformément aux réquisitions du parquet», a précisé le procureur de Reims
  • Ce Rémois de 59 ans, célibataire et sans profession, est suivi depuis 1985 et reconnu comme adulte handicapé, a-t-il détaillé lors d'une conférence de presse

REIMS: L'homme suspecté d'avoir mortellement agressé au couteau une infirmière lundi au CHU de Reims pour "se venger" du "personnel hospitalier", blessant également une secrétaire, a été mis en examen et écroué mercredi pour "assassinat" et "tentative d'assassinat".

Le mis en cause, qui souffre "de schizophrénie et de paranoïa", a été placé en détention provisoire "conformément aux réquisitions du parquet", a précisé le procureur de Reims, Matthieu Bourrette

Ce Rémois de 59 ans, célibataire et sans profession, est suivi depuis 1985 et reconnu comme adulte handicapé, a-t-il détaillé lors d'une conférence de presse.

Le suspect a déclaré en garde à vue avoir donné "plusieurs coups de couteau" aux victimes "en raison de leur qualité" et en "vouloir à la psychiatrie", a-t-il ajouté.

Il a reconnu ses actes, précisant "avoir pensé son forfait depuis plusieurs mois". Il dit avoir acheté le jour même le "couteau de cuisine", d'une lame de 20 cm, qu'il a utilisé.

Lors de son interpellation, il avait déclaré aux policiers qu'à "chaque fois qu'il croiserait une blouse blanche, il la planterait parce qu'il voulait se venger" d'avoir été "maltraité depuis plusieurs années par le milieu psychiatrique", a poursuivi le procureur.

Les cas de violences contre le personnel hospitalier

Plusieurs agressions, parfois mortelles, sont survenues ces vingt dernières années contre des soignants en milieu hospitalier, avant celle qui a coûté la vie dans la nuit de lundi à mardi à une infirmière de 38 ans, agressée au couteau au CHU de Reims (Marne).

Les plus graves, qui restent relativement rares, sont souvent le fait de patients souffrant de troubles psychiatriques. Dans les autres cas, l'exaspération due à l'attente, la douleur ou l'alcool est à l'origine d'insultes, menaces de mort et coups.

Des agressions mortelles

Le 18 décembre 2004, une infirmière et une aide-soignante de l'hôpital psychiatrique de Pau (Pyrénées-Atlantiques) sont tuées durant leur nuit de garde à l'arme blanche par un ancien patient de 21 ans, souffrant de schizophrénie.

Deux ans auparavant, le 10 avril 2002, un infirmier de l'hôpital psychiatrique de Bron (Rhône) est mortellement blessé au couteau par un jeune homme de 19 ans également soigné pour schizophrénie. Une infirmière est aussi blessée.

Le 3 juillet 1999, une infirmière d'un établissement psychiatrique dépendant du CHU de Saint-Etienne (Loire) est blessée par un patient âgé de 22 ans, réputé dangereux, au cours d'une promenade dans le parc de l'hôpital. Elle succombe à ses blessures cinq jours plus tard. Son meurtrier se donne la mort en juillet 2001.

Insultes, menaces et coups

Le 18 février 2023, aux urgences de l'hôpital Ambroise-Paré à Boulogne (Hauts-de-Seine), cinq membres du personnel, dont deux médecins, sont blessés par un patient dont la prise en charge nécessitait une contention.

Le 19 janvier 2019, un homme disant souffrir d'insomnie depuis plusieurs jours, insulte et frappe une aide-soignante et deux infirmières des urgences de l'hôpital Saint-Antoine à Paris (12e) au moment d'une piqûre au doigt pour vérifier sa glycémie.

Le 7 septembre 2020, aux urgences de l'hôpital Robert Debré à Paris (19e), un homme alcoolisé, mécontent que son fils ne soit pas plus vite pris en charge, blesse une infirmière, une aide-soignante, une cadre de santé, et deux agents de sécurité.

Le 13 septembre 2016, un médecin a les deux mains fracturées et deux infirmiers sont blessés par un homme de 21 ans qui accompagnait un ami aux urgences du centre hospitalier de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Un an auparavant, le 9 août 2015, un aide-soignant est agressé aux urgences de la maternité du CHU de Bordeaux (Gironde) par un homme qui refusait que son épouse voilée soit auscultée par un homme.

Le 2 mai 2012, un médecin et plusieurs infirmiers sont violemment agressés et blessés au CHU de Grenoble (Isère) par une demi-douzaine de personnes mécontentes qu'une de leurs proches ait été hospitalisée dans une chambre sans fenêtre.

Le 11 novembre 2009, les parents d'un garçon de 11 ans, suivi pour un cancer au CHU de Besançon (Doubs), insultent et frappent des médecins et du personnel de service. A l'origine de leur colère, le traitement par chimiothérapie de l'enfant, dont la famille accepte mal les effets secondaires.

Le 20 décembre 2003, trois fils d'une patiente de l'hôpital Saint-Joseph Saint-Luc à Lyon blessent neuf membres du personnel médical à la suite d'une remarque désobligeante d'un médecin à leur mère.

Abolition du discernement 

Les deux victimes ont été attaquées au couteau lundi en début d'après-midi dans les vestiaires de leur service au CHU de Reims. L'infirmière, Carène Mezino, 37 ans, mère de deux enfants de 8 et 11 ans, est décédée dans la nuit de lundi à mardi.

La secrétaire médicale, âgée de 56 ans, dit "avoir reçu cinq coups de couteau". Selon le ministre de la Santé François Braun, elle est "sortie du bloc opératoire" et reste "en surveillance".

Le suspect avait été mis examen à Châlons-en-Champagne en 2017 pour des "violences aggravées" commises "avec un couteau" sur quatre personnes d'un établissement d'aide par le travail (ESAT) où il travaillait, après avoir arrêté son traitement, a souligné M. Bourrette.

Une audience est prévue vendredi pour statuer sur l'éventuelle "abolition" de son "discernement" dans ce premier dossier. Des mesures de sûreté "pouvant aller jusqu’à l’hospitalisation sous contrainte" peuvent être décidées dans ce cadre. Son avocate a demandé un renvoi, a indiqué son cabinet à l'AFP.

Régulièrement hospitalisé et placé sous "curatelle renforcée", le suspect était soumis à un traitement médicamenteux quotidien. L'enquête devra déterminer s'il a ou non arrêté ses soins, ce qui pourrait, le cas échéant, avoir contribué "au passage à l’acte", a insisté le procureur.

Fleurs blanches 

Une minute de silence a été observée mercredi dans tous les hôpitaux de France en mémoire à l'infirmière, dont la Première ministre Elisabeth Borne a salué "l'énergie et la douceur, l'empathie et le professionnalisme".

Une centaine de personnes se sont recueillies dans la cour de l'hôpital de Reims devant des fleurs blanches déposées par des collègues et des patients.

Ce meurtre "repose immédiatement la question de la situation catastrophique de la prise en charge des malades mentaux", avait réagi mardi Force ouvrière Santé.

Le personnel des établissements de soins dénonce une hausse des violences verbales ou physiques de la part des patients et de leurs accompagnants. Beaucoup d'établissements ont dû renforcer leurs mesures de sécurité et embaucher des vigiles.

La maire de Calais, Natacha Bouchart, a fait état mercredi d'une "agression perpétrée" la veille au sein d'une "permanence d'accès aux soins", où un homme a menacé le personnel soignant avec un cutter, blessant à la main un salarié de l'hôpital.

Placé en garde à vue, l'agresseur présumé a finalement été hospitalisé en raison de son état mental, a complété le procureur de Boulogne-sur-Mer.

Le ministre de la Santé, François Braun, doit réunir jeudi les organisations syndicales sur le sujet de la sécurité dans le secteur de la santé.


Liban: la France triple son soutien humanitaire et envoie 60 tonnes d'aide

Photo d'archives du 1er novembre 2024. (AFP)
Photo d'archives du 1er novembre 2024. (AFP)
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  • "Nous avons décidé de tripler le volume de l'aide qui arrivera cette semaine. Cette aide atteindra 60 tonnes d'aide humanitaire à destination des Libanais, avec des kits sanitaires, des kits d'hygiène, des matelas, des lampes"
  • Ce soutien s'effectue "grâce au soutien de la Fondation CMA CGM" de l'armateur français

PARIS: La France s'apprête à tripler son soutien humanitaire au Liban, en y dépêchant jeudi 60 tonnes d'aide pour les réfugiés quittant le sud du pays où Israël mène des opérations militaires contre le Hezbollah pro-iranien, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie française

"Nous avons décidé de tripler le volume de l'aide qui arrivera cette semaine. Cette aide atteindra 60 tonnes d'aide humanitaire à destination des Libanais, avec des kits sanitaires, des kits d'hygiène, des matelas, des lampes, mais aussi un poste sanitaire mobile", a déclaré Jean-Noël Barrot sur TF1.

Ce soutien s'effectue "grâce au soutien de la Fondation CMA CGM" de l'armateur français, selon lui.

Paris s'apprête par ailleurs à fournir "plusieurs dizaines" de véhicules de l'avant-blindé (VAB) aux forces armées libanaises, "dont nous considérons qu'elles sont seules légitimes à assurer la sécurité du Liban", a rappelé le ministre, qui a à nouveau appelé le Hezbollah à "cesser ses attaques sur Israël" et "à rendre ses armes aux autorités libanaises".

Quelque 760.000 personnes ont été déplacées depuis le début de la campagne de frappes, lancée en réponse à des tirs du Hezbollah, selon des chiffres publiés mardi par le gouvernement libanais.

Depuis que le Hezbollah a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël, près de 500 personnes ont été tuées.


Le Hezbollah doit se désarmer, Israël s'abstenir d'une opération d'envergure, selon Paris

 La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure". (AFP)
 La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure". (AFP)
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  • La France, qui devait accueillir le 5 mars une conférence internationale d'aide aux forces armées libanaises, réitère "son plein soutien aux autorités libanaises"
  • Condamnant "le choix irresponsable" fait par le groupe chiite pro-iranien de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël depuis le 1er mars, Paris appelle "le Hezbollah à mettre fin à ses opérations"

PARIS: La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure".

Condamnant "le choix irresponsable" fait par le groupe chiite pro-iranien de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël depuis le 1er mars, Paris appelle "le Hezbollah à mettre fin à ses opérations", selon une déclaration du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Elle appelle en outre Israël "à s'abstenir de toute intervention terrestre ou d'envergure durable au Liban, dont l'intégrité territoriale et la souveraineté doivent être respectées".

La France, qui devait accueillir le 5 mars une conférence internationale d'aide aux forces armées libanaises, réitère "son plein soutien aux autorités libanaises", saluant leur décision le 2 mars dernier d'interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah.

La conférence du 5 mars, annulée en raison du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, était destinée à lever des fonds pour renforcer les forces de sécurité intérieures et l'armée libanaise, qui manquent cruellement de moyens financiers et d'équipements.

Cette aide était jugée fondamentale alors que l'armée libanaise était engagée dans un processus de désarmement du Hezbollah.

L'armée libanaise avait indiqué en janvier avoir achevé la première phase de ce plan de désarmement, couvrant la région située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord. La deuxième phase, concernant une zone située au nord du fleuve, devait commencer.

En déplacement au Liban début février, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait jugé positif le processus de désarmement, estimant qu'au sud du fleuve Litani, il n'y avait plus de menaces vers le nord d'Israël.

Il avait aussi demandé à l'Iran de cesser d'être une force déstabilisatrice au Liban alors qu'Israël suspectait le Hezbollah de se réarmer avec l'aide de Téhéran.

Les autorités israéliennes ont constamment jugé insuffisants les progrès dans le désarmement du groupe pro-iranien qui a fini par entraîner le Liban dans la guerre début mars.

 


Moyen-Orient: Macron se pose en leader de la défense européenne, faute de leviers sur le conflit

Le président français Emmanuel Macron arrive pour s’adresser aux médias lors de sa visite du porte-avions Charles de Gaulle à Chypre, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président français Emmanuel Macron arrive pour s’adresser aux médias lors de sa visite du porte-avions Charles de Gaulle à Chypre, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Emmanuel Macron se rend à Chypre et à bord du porte-avions Charles de Gaulle pour affirmer le rôle de la France comme leader de la défense européenne face à l’escalade au Moyen-Orient
  • Malgré cette démonstration de force et des échanges avec Massoud Pezeshkian, Donald Trump et Benjamin Netanyahu, l’influence diplomatique de Paris reste limitée et les appels à la désescalade n’ont pas encore produit d’effet

A bord du porte-avions Charles de Gaulle: Face au fait accompli de la guerre au Moyen-Orient, et sans grand levier pour influer sur son cours, le président français Emmanuel Macron, en déplacement lundi à Chypre et sur le porte-avions Charles de Gaulle, tente de reprendre l'initiative en traçant le sillon d'une France leader en matière de défense européenne.

Il a fait une visite express à Paphos, sur l'île méditerranéenne touchée par un drone de fabrication iranienne après le début du conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran.

Message central: "lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée". Et la France répond présent pour la protéger, comme elle le fait pour ses partenaires du Golfe visés par des représailles iraniennes. Il a d'ailleurs évoqué, sans plus de précisions, de nouvelles "interceptions" de frappes qui se sont poursuivies ces derniers jours.

Dans la foulée, détour par le porte-avions Charles de Gaulle, désormais au large de la Crète, en Grèce, dans le cadre d'un important déploiement militaire décidé par Paris face à l'embrasement moyen-oriental.

"Ce qui est très important, et habile, dans ces déplacements, c'est qu'ils lui permettent de reprendre l'initiative alors que, depuis le début de la guerre, tous les Européens étaient placés devant le fait accompli", dit à l'AFP Cyrille Bret, chercheur à l'Institut Montaigne.

- "Montrer les muscles" -

"La position d'Emmanuel Macron est vraiment de montrer les muscles", en déployant "un effort capacitaire considérable", ajoute-t-il.

Le Charles de Gaulle est en Méditerranée orientale dans le cadre d'un important dispositif aéronaval appelé aussi à mobiliser huit frégates et deux portes-hélicoptères amphibies dans une vaste zone incluant également la mer Rouge et le détroit d'Ormuz dans le Golfe.

Même si les autorités françaises martèlent qu'il s'agit d'une posture strictement "défensive", et pas d'une participation directe au conflit, "l'engagement d'un groupe aéronaval d'une telle ampleur, c'est un vrai risque", estime cet expert: "ça rend la France encore plus une cible dans la région".

En étant le premier dirigeant à se rendre à Chypre, et en ayant dépêché ces moyens militaires en coordination avec plusieurs pays, dont l'Italie et l'Espagne, Emmanuel Macron tente de conforter son rôle de leader de la défense européenne, une semaine après avoir mis la France au centre du jeu en proposant une dissuasion nucléaire "avancée" au service de l'Europe.

"Votre présence aujourd'hui démontre la puissance de la France, celle d'une puissance d'équilibre, de paix aux côtés de ses amis", a-t-il lancé lundi aux marins du Charles de Gaulle.

"Celle aussi d'une puissance européenne qui sait organiser autour d'elle et orchestrer la présence de plusieurs autres européens", a ajouté celui qui plaide depuis plusieurs années pour une autonomie stratégique du Vieux Continent.

- "Où est la voix de la France?" -

Par contraste, le Royaume-Uni est critiqué pour son déploiement plus poussif, alors même que c'est une base britannique qui a été touchée à Chypre.

"Pour l'instant la réaction de la France est plutôt la bonne", a d'ailleurs reconnu l'un de ses principaux opposants, le président du Rassemblement national (extrême droite) Jordan Bardella.

Sur le front diplomatique, toutefois, d'autres voix critiquent un certain embarras du chef de l'Etat, qui semble vouloir ménager les Etats-Unis et Israël, sans pour autant approuver leur opération ni y participer plus directement.

"Où est la voix de l'Europe, où est la voix de la France?", a interrogé dimanche, sur la même chaîne, l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, qui prépare une candidature à la présidentielle de 2027. "C'est Pedro Sanchez qui sauve l'honneur de l'Europe", a-t-il estimé, saluant l'opposition plus résolue à cette guerre de la part du chef du gouvernement espagnol.

Si Emmanuel Macron a été dimanche le premier dirigeant occidental à s'entretenir au téléphone avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian depuis le début du conflit, et s'il a parlé à plusieurs reprises à Donald Trump et au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ses leviers diplomatiques sont limités.

Pour l'instant, ses appels à la désescalade sont restés sans effet. Il n'a pu convaincre Israël de ne pas étendre le conflit au Liban en riposte à des tirs du Hezbollah pro-iranien, même s'il constate que l'armée israélienne n'a pas, à ce stade, lancé d'offensive terrestre d'ampleur.