De nombreux réfugiés soudanais rejoignent l'Egypte

Des réfugiés fuyant le Soudan déchiré par la guerre entrent en Égypte par le port terrestre d'Argeen le 12 mai 2023 (Photo, AFP).
Des réfugiés fuyant le Soudan déchiré par la guerre entrent en Égypte par le port terrestre d'Argeen le 12 mai 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 25 mai 2023

De nombreux réfugiés soudanais rejoignent l'Egypte

  • A la frontière, des centaines de familles fuyant la guerre au Soudan attendent dans la fournaise
  • Au milieu du désert du sud égyptien, les Soudanais peuvent rejoindre Assouan, la première grande ville égyptienne près de la frontière

ASSOUAN: Profiteurs de guerre, chaleur harassante, procédures bureaucratiques interminables : les réfugiés soudanais en Égypte ont trouvé de nombreux obstacles sur leur route, mais aussi des bons samaritains pour les nourrir et les loger.

À la frontière, des centaines de familles fuyant la guerre attendent dans la fournaise : certains n'ont pas de passeport et d'autres ne partiront qu'une fois qu'un visa sera délivré à leur époux, frère ou fils -- les femmes et les enfants en étant exemptés.

Pendant des jours, Asma -- qui témoigne sous pseudonyme -- à ainsi "dormi, parfois à même le sol, parfois dans le bus" en attendant que le consulat égyptien de Wadi Halfa, dans le nord du Soudan, délivre un visa à son cousin.

Avec ses tantes, elle a finalement traversé sans lui : son cousin "attend toujours", un mois après avoir quitté sa maison à Khartoum, raconte-t-elle à l'AFP.

Certains, perdant espoir, sont allés tenter leur chance dans un autre consulat égyptien, celui de Port-Soudan, sur la côte est. Mais l'attente est à nouveau au rendez-vous : au milieu de centaines d'autres, Youssef el-Bachir raconte ainsi attendre "depuis cinq jours" de pouvoir déposer sa demande de visa.

Pour ceux qui ont pu rejoindre l'Égypte, le Croissant-Rouge égyptien prend en charge les malades et distribue eau et biscuits.

«Six millions d'invités»

Mais contrairement aux autres pays frontaliers qui accueillent des réfugiés venus des régions pauvres du Soudan, ici, les agences onusiennes et autres ONG internationales ne peuvent pas monter de camp pour accueillir les migrants.

Régulièrement, le président Abdel Fattah al-Sissi le répète : l'Égypte ne compte "pas six millions de réfugiés de guerre mais six millions d'invités".

Si le pays refuse que les réfugiés installent des campements, il fait valoir qu'en échange les nouveaux arrivants ne sont pas privés du droit de travailler ou de circuler librement.

Au milieu du désert du sud égyptien, les Soudanais peuvent rejoindre Assouan, la première grande ville égyptienne près de la frontière, à 300 kilomètres de cette dernière.

Là, des bénévoles offrent des repas chauds, pour beaucoup le premier depuis le départ du Soudan.

"On distribue trois repas par jour, le midi on sert du poulet, des pâtes et des haricots blancs", raconte Mansour Jomaa.

Avec une soixantaine de volontaires, poursuit-il, "on distribue aussi des repas dans une douzaine de maisons." Dans chacune d'elles, ils trouvent "parfois huit familles entassées".

Depuis Le Caire, où il s'est installé avec sa famille, Hassan, qui utilise aussi un faux nom, raconte avoir passé deux semaines à Wadi Halfa, dans le nord du Soudan, où, dit-il, "tout est hors de prix à cause des profiteurs de guerre".

C'est cette flambée des prix qui a poussé un autre réfugié, Walid Ahmed, à quitter Wadi Halfa pour l'Égypte, une destination "évidente, c'est notre deuxième pays".

Histoire commune

Les deux voisins partagent la même langue et une grande partie de leur histoire depuis l'époque des pharaons. Avant le début de la guerre, plus de quatre millions de Soudanais vivaient déjà en Égypte, selon l'ONU.

Depuis le 15 avril, affirme Carlos Cruz, directeur de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Égypte, "plus de 120 000 Soudanais sont arrivés et le nombre de personnes qui attendent à la frontière ne fait qu'augmenter."

Pour subvenir à leurs besoins essentiels -- eau, nourriture, médicaments, hygiène --, l'OIM réclame 19,9 millions de dollars.

"Il y a aussi des besoins sur le plus long terme, comme l'éducation", ajoute M. Cruz.

Car la plupart des Soudanais rencontrés par l'AFP à la frontière désirent s'installer durablement loin d'un pays qu'ils n'imaginent pas se relever avant des décennies.

Et pour cela, ils ont avec eux toutes leurs économies en dollars, un atout de poids en Égypte où la dévaluation a fait grimper en flèche le pouvoir d'achat des étrangers.

Le long terme, May n'y pense pas encore. Cette fonctionnaire soudanaise qui refuse de donner son nom complet, ne devait passer que le ramadan en Égypte.

Mais quand la guerre a commencé, elle a dû "négocier une prolongation avec le propriétaire de l'appartement loué uniquement pour 30 jours et pour cinq personnes", raconte-t-elle à l'AFP.

"Quand ma famille est venue me rejoindre du Soudan, je les ai fait rentrer au milieu de la nuit, une fois le concierge endormi, car nous sommes douze maintenant et le propriétaire ne le sait pas."


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

 


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.