Un migrant subsaharien tué dans une attaque par des jeunes Tunisiens

Des migrants se rassemblent devant les bureaux de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) après que la police tunisienne a démantelé un camp de fortune pour réfugiés de pays d'Afrique subsaharienne devant le siège du HCR à Tunis, le 12 avril 2023. (Photo d'illustration, AFP)
Des migrants se rassemblent devant les bureaux de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) après que la police tunisienne a démantelé un camp de fortune pour réfugiés de pays d'Afrique subsaharienne devant le siège du HCR à Tunis, le 12 avril 2023. (Photo d'illustration, AFP)
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Publié le Mardi 30 mai 2023

Un migrant subsaharien tué dans une attaque par des jeunes Tunisiens

  • Cette attaque a été menée du 22 au 23 mai par sept Tunisiens munis de couteaux et de sabres, contre 19 migrants réunis dans une habitation à El Haffara
  • Trois Tunisiens âgés de 17, 23 et 36 ans ont été arrêtés après l'ouverture d'une enquête judiciaire

TUNIS: Un migrant originaire d'Afrique subsaharienne a été poignardé à mort et cinq autres blessés dans une attaque menée par un groupe de jeunes Tunisiens dans le centre-est de la Tunisie, a annoncé lundi à l'AFP le porte-parole du tribunal de Sfax.

Cette attaque a été menée du 22 au 23 mai par sept Tunisiens munis de couteaux et de sabres, contre 19 migrants réunis dans une habitation à El Haffara, un quartier populaire de Sfax, a affirmé à l'AFP le procureur général et porte-parole du tribunal, Faouzi Masmoudi.

Un Béninois de 30 ans est mort dans cette attaque et cinq autres personnes ressortissantes de pays d'Afrique subsaharienne ont été hospitalisées. "Elles ne sont pas grièvement blessées", selon la même source.

Trois Tunisiens âgés de 17, 23 et 36 ans ont été arrêtés après l'ouverture d'une enquête judiciaire, a précisé M. Masmoudi.

Plusieurs ONG ont dénoncé ce crime qui "intervient dans un contexte de discours ininterrompus d'incitation à la haine et au racisme contre les migrants d'Afrique subsaharienne", selon un communiqué diffusé par le FTDES (Forum tunisien des droits économiques et sociaux).

Des vidéos montrent, selon les résultats préliminaires de l'enquête, sept hommes attaquant des migrants, a ajouté M. Masmoudi, indiquant que l'enquête se poursuivait notamment pour connaître les motivations des agresseurs.

"Les discours de haine et d'intimidation contre les migrants (d'Afrique subsaharienne) diffusés sur les réseaux sociaux contribuent à la mobilisation contre les groupes les plus vulnérables et alimentent des comportements violents à leur encontre", ont dénoncé 23 ONG dans un communiqué commun.

Ces organisations, dont la Ligue tunisienne des droits de l'Homme et l'Organisation mondiale contre la torture, ont fustigé "un climat d'impunité et de normalisation de la violence", dont elles ont rendu responsable le président tunisien Kais Saied.

Les départs de migrants africains de Tunisie se sont intensifiés après un discours le 21 février de M. Saied pourfendant l'immigration clandestine et la présentant comme une menace démographique pour son pays.

Une partie importante des 21.000 ressortissants de pays d'Afrique subsaharienne recensés officiellement, pour la plupart en situation irrégulière, ont perdu du jour au lendemain leur travail et leur logement, du fait d'une campagne contre les clandestins. Des cas d'agressions ont été recensés.

La plupart des migrants provenant de pays d'Afrique subsaharienne viennent en Tunisie pour tenter ensuite d'immigrer par la mer vers l'Europe, en débarquant clandestinement sur les côtes italiennes.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.

 

 


Sous des chaleurs extrêmes, le hajj met les pélerins à rude épreuve

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
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  • Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation
  • Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins

LA MECQUE: Sous des températures dépassant les 40°C, Inas Gamal s'est résolue à rester dans la chambre, climatisée, de son hôtel, pour faire, entre le lever et le coucher du soleil les prières du hajj, qui débute lundi en Arabie saoudite.

"Il fait très chaud, beaucoup plus que je ne l'imaginais", dit à l'AFP cette Egyptienne mère de quatre enfants, qui effectue pour la première fois le grand pèlerinage annuel musulman.

"Je n'arrive pas à m'adapter" à la chaleur extrême de la péninsule arabique, admet avec gêne cette quadragénaire, en ajustant ses lunettes de soleil.

"J'avais prévu de faire toutes mes prières à la Grande Mosquée", au coeur de laquelle trône la Kaaba, ce cube noir géant vers lequel les musulmans du monde entier se tournent pour prier, "mais je n'ai pas pu y aller pour les prières qui se tiennent en journée", explique-t-elle.

Le Centre national de météorologie prévoit des températures diurnes comprises entre 42 et 47 degrés pendant le hajj et sa série de rites codifiés se déroulant, souvent en plein air, sur plusieurs jours à la Mecque et dans ses environs.

Sous un soleil brûlant et dans une atmosphère étouffante, les pèlerins s'exposent aux coups de chaleur, malaises et même arrêts cardiaques.

Comme Mme Gamal, 1,5 million de fidèles sont déjà arrivés en Arabie saoudite pour effectuer ce pèlerinage, un des cinq piliers de l'islam, qui doit être entrepris par tout musulman au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens.

"Le seul obstacle" 

Pour beaucoup, la chaleur et l'aridité du climat sont un choc.

"Je veille à boire de grandes quantités d'eau et des boissons riches en sels et en minéraux, parce que nous transpirons en permanence et que nous sommes constamment en mouvement", assure à l'AFP Imad Ahmed, venu du Royaume-Uni.

Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation, que la télévision d'Etat saoudienne vante comme sans équivalent au monde.

Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins.

Mais quand même "il fait vraiment très chaud", souffle sous son chapeau Mohamed Nabil, Algérien venu d'Oran, où les températures ne dépassent actuellement pas les 25°C.

Pour ce professeur de 43 ans, qui explique parcourir plus de 30.000 pas par jour, la chaleur constitue "le seul obstacle" au plaisir d'accomplir les rites à La Mecque, berceau de l'islam.

Coups de chaleur 

Les stands de glaces sont pris d'assaut, les pèlerins faisant la queue pour obtenir un pot vendu environ deux euros.

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures.

Certains rites du hajj restent particulièrement éprouvants, comme l'étape phare du Mont Arafat, mardi, où les pèlerins seront exposés au soleil brûlant sur un promontoire rocheux.

Le ministère saoudien de la Santé a annoncé samedi que ses équipes médicales avaient déjà pris en charge 144 personnes souffrant de coups de chaleur.

En 2024, plus de 1.300 pèlerins avaient péri sous des températures dépassant les 50°C, d'après les autorités.

Dans la vallée de Mina, près de La Mecque, où le pèlerinage doit se conclure avec le rituel de la lapidation de Satan, un hôpital se tient prêt à accueillir les personnes souffrant de coups de chaleur.

Sans cacher sa préoccupation, Jamil Abualenain, directeur général exécutif du Centre national de gestion des crises et des catastrophes sanitaires, y répète pour l'AFP les consignes de base: "consommer suffisamment d'eau, utiliser des parapluies et éviter toute exposition prolongée aux rayons du soleil".


L'Iran "n'abandonnera pas le Hezbollah", assure le groupe libanais

Le Hezbollah a déclaré samedi qu’un message en provenance de Téhéran indiquait que l’Iran n’abandonnerait pas le groupe militant libanais, et que la dernière proposition de la République islamique visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran incluait un cessez-le-feu au Liban. (Reuters/File)
Le Hezbollah a déclaré samedi qu’un message en provenance de Téhéran indiquait que l’Iran n’abandonnerait pas le groupe militant libanais, et que la dernière proposition de la République islamique visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran incluait un cessez-le-feu au Liban. (Reuters/File)
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  • Le Hezbollah affirme avoir reçu un message iranien confirmant que Téhéran continuera de soutenir le mouvement libanais malgré les tensions régionales et la guerre avec les États-Unis
  • Selon le Hezbollah, la dernière proposition iranienne transmise à Washington via des médiateurs pakistanais inclut un cessez-le-feu au Liban dans le cadre d’un accord visant une “fin permanente” du conflit

BEYROUTH: Le Hezbollah a affirmé samedi qu'un message en provenance de l'Iran montrait qu'il n'abandonnerait pas le groupe libanais pro-iranien, et que la dernière proposition de Téhéran visant à mettre fin à la guerre avec les Etats-Unis incluait un cessez-le-feu au Liban.

Le Hezbollah a indiqué dans un communiqué que son chef Naïm Qassem avait reçu un message du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, assurant que l'Iran "ne renoncera pas à son soutien aux mouvements qui réclament la justice et la liberté, au premier rang desquels le Hezbollah".

Dans la dernière proposition iranienne transmise à Washington par des médiateurs pakistanais visant à obtenir "une fin permanente" de la guerre, la demande d'inclure le Liban dans le cessez-le-feu a été mise en avant, ajoute le communiqué.