Liban: Le citoyen saoudien enlevé à Beyrouth retrouvé et libéré par l'armée

Le ministre libanais de l’Intérieur, Bassam Maoulaoui (Photo, AFP).
Le ministre libanais de l’Intérieur, Bassam Maoulaoui (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 30 mai 2023

Liban: Le citoyen saoudien enlevé à Beyrouth retrouvé et libéré par l'armée

  • «Une patrouille de la Direction du renseignement a libéré le Saoudien Mashari al-Mutairi, à la suite d’une opération réussie à la frontière libanaise »
  • Les ravisseurs avaient envoyé un message depuis la banlieue sud de Beyrouth exigeant une rançon de 400 000 dollars

BEYROUTH: Les services de renseignement de l’armée libanaise ont libéré un ressortissant saoudien enlevé dimanche à Beyrouth, avant d’arrêter les personnes impliquées dans l’incident. «Une patrouille de la Direction du renseignement a libéré le Saoudien Mashari al-Mutairi, à la suite d’une opération réussie à la frontière libanaise. Un certain nombre de personnes impliquées dans l’enlèvement ont également été arrêtées», indique l’armée libanaise dans un communiqué mardi.

L’ambassade d'Arabie saoudite au Liban avait annoncé lundi qu’elle «contactait les autorités de Beyrouth pour comprendre les circonstances de l’enlèvement d’un citoyen saoudien».

Dans un communiqué, l’ambassade avait confirmé avoir reçu «une notification de la famille d’un citoyen saoudien après avoir perdu contact avec lui à l’aube du dimanche».

Elle a par ailleurs demandé aux membres de son personnel diplomatique au Liban de rester chez eux après l’enlèvement, précisent les médias saoudiens.

«Le citoyen saoudien, Mashari M., employé de Saudi Airlines à Beyrouth et résidant dans la région d’Aramoun au Mont-Liban, a été kidnappé samedi vers 3 heures à Beyrouth. Les ravisseurs ont contacté sa famille depuis la banlieue sud de Beyrouth et ont exigé une rançon», précise le communiqué.

Dans les messages vocaux envoyés par les ravisseurs, une rançon de 400 000 dollars (1 dollar = 0,93 euro) a été exigée pour libérer le citoyen saoudien.

Selon des responsables des Forces de sécurité intérieure (FSI), l'employé de Saudia se trouvait dans le département administratif de la compagnie aérienne avant d’être enlevé par quatre personnes en uniforme militaire. Les services de sécurité libanais ont surveillé trois zones dans la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que Hazmieh et Dahr al-Baidar. Sa voiture a été retrouvée plus tard dans la région de la Bekaa.

«La voiture dans laquelle le Saoudien kidnappé a été contraint de monter se trouvait dans le quartier de Bachoura, près du centre de Beyrouth», ont précisé les responsables.

Les informations préliminaires indiquent que la victime a été vue pour la dernière fois dans le quartier de Biel, au centre-ville de Beyrouth, et sur la route de l’aéroport de Beyrouth, qui mène à la région d’Aramoun, son lieu de résidence.

«Nous suivons l’incident de près», a affirmé une source militaire à Arab News.

« Les relations du Liban avec ses frères »

La chaîne de télévision Al-Arabiya a rapporté que les services de sécurité libanais avaient trouvé les premières pistes pour identifier le ou les auteurs de l’enlèvement.

Le ministre libanais de l’Intérieur, Bassam Maoulaoui, a déclaré qu’il suivait l’enlèvement avec les Forces de sécurité intérieure depuis dimanche.

M. Maoulaoui a assuré qu’il était également en contact avec l’ambassadeur du Royaume au Liban, Walid Boukhari, au sujet de l’incident.

«Nous nous efforçons, d’une main de fer, de libérer tout citoyen exposé à un quelconque danger sur le sol libanais», a tweeté M. Maoulaoui.

«Ce qui s’est passé affecte les relations du Liban avec ses frères, et les responsables seront sévèrement punis», a-t-il ajouté.

Un observateur politique a qualifié l’enlèvement du Saoudien de très «préoccupant, répréhensible, inacceptable et aux objectifs suspects».

Selon certaines sources, M. Boukhari aurait rencontré lundi le commandant de l’armée libanaise, le général Joseph Aoun.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pentagone: Le Koweït a abattu «par erreur» des avions de combat américains

Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.
Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.
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  • Dimanche soir, "au cours d'une confrontation intense, comprenant des attaques d'avions iraniens, de missiles balistiques et de drones", des avions de combat américains "ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne"
  • Les six membres d'équipage se sont éjectés et sont sains et saufs, a-t-il précisé dans un communiqué

KOWEIT: Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.

L'Iran mène des frappes contre les riches Etats du Golfe depuis samedi, en riposte à la mort de l'ayatollah Ali Khamenei tué dans une attaque israélo-américaine.

Dimanche soir, "au cours d'une confrontation intense, comprenant des attaques d'avions iraniens, de missiles balistiques et de drones", des avions de combat américains "ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne", a annoncé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, Centcom.

Les six membres d'équipage se sont éjectés et sont sains et saufs, a-t-il précisé dans un communiqué.

Les autorités koweïtiennes avaient plus tôt indiqué avoir "immédiatement lancé", après le crash, "les opérations de recherche et de sauvetage, et procédé à l'évacuation des équipages et à leur transfert vers l'hôpital".

Le Koweït a indiqué avoir intercepté des drones visant son territoire, où l'armée iranienne a affirmé avoir ciblé la base aérienne américaine d'Ali Al-Salem.

"Menace persistante" 

Du côté de l'ambassade américaine, une épaisse fumée noire s'est élevée en matinée, a rapporté un journaliste de l'AFP.

L'ambassade n'a pas dit si son bâtiment avait été touché, mais elle a publié un communiqué appelant à "ne pas venir à l'ambassade", en faisant état de "menace persistante d'attaques de missiles et de drones".

Le personnel de l'ambassade est "confiné sur place", a-t-elle ajouté.

De la fumée s'élevant au-dessus d'une centrale électrique dans le nord du pays a également été observée par trois témoins.

La compagnie pétrolière nationale, Kuwait National Petroleum Company, a indiqué que des débris étaient tombés sur la raffinerie de Mina Al-Ahmadi, l'une des plus importantes du pays, blessant deux travailleurs, sans toutefois perturber les opérations.

Dana Abbas, une résidente de Koweït City et ingénieure, s'est dit inquiète face à cette escalade, en affirmant à l'AFP s'être précipitée pour fait le plein de sa voiture et constituer des stocks de produits de première nécessité.

Six personnes ont été tuées dans le Golfe depuis samedi, toutes de nationalités étrangères : une au Koweit, trois aux Emirats, une à Bahreïn et une au large d'Oman, dans l'attaque d'un pétrolier.

Dimanche, les Emirats arabes unis ont annoncé que des débris avaient touché, lors de leur chute, la façade des Etihad Towers, qui abritent des ambassades diplomatiques, dont celle d'Israël, blessant légèrement une femme et un enfant.

Lundi matin, de nouvelles explosions ont été entendues à Dubaï, Abou Dhabi, Doha et Manama.

Les frappes iraniennes, qui ont visé des bases militaires, mais aussi des infrastructures civiles, notamment des immeubles d'habitation, des hôtels, des aéroports et des ports maritimes, ont ébranlé une région longtemps considérée comme un havre de paix et de sécurité au Moyen-Orient.

 

 


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet. (AFP)
Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet. (AFP)
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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Ras Tanura: Incendie limité maîtrisé grâce à des débris de drones interceptés

Vue générale de l'usine de production de pétrole de Ras Tannura, près de Dammam, dans la province orientale de l'Arabie saoudite, le 27 décembre 2004. (AFP)
Vue générale de l'usine de production de pétrole de Ras Tannura, près de Dammam, dans la province orientale de l'Arabie saoudite, le 27 décembre 2004. (AFP)
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  • Aucun blessé ni impact sur les approvisionnements n'ont été signalés après l'incendie limité à la raffinerie de Ras Tanura, selon une source officielle du ministère de l'Énergie
  • Certaines unités opérationnelles de la raffinerie ont été arrêtées par mesure de précaution, sans impact sur l'approvisionnement en produits pétroliers des marchés locaux

RIYAD: Une source officielle du ministère saoudien de l'énergie a déclaré qu'à 7h04 lundi, la raffinerie de pétrole de Ras Tanura a subi des dommages limités en raison de débris provenant de l'interception de deux drones dans son voisinage.

L'incident a provoqué un incendie limité, qui a été immédiatement maîtrisé par les équipes d'intervention d'urgence. Aucun blessé ni mort n'est à déplorer.

Certaines unités opérationnelles de la raffinerie ont été arrêtées par mesure de précaution, sans impact sur l'approvisionnement en produits pétroliers des marchés locaux.