En Asie centrale, l'UE veut renforcer son empreinte

(De gauche à droite) Le chancelier allemand Olaf Scholz, le président français Emmanuel Macron, le président de l'Azerbaïdjan Ilham Aliyev, le président du Conseil européen Charles Michel et le premier ministre arménien Nikol Pachinian se rencontrent en marge du sommet de la Communauté politique européenne (CPE) à Bulboaca, le 1er juin 2023. (Photo, AFP)
(De gauche à droite) Le chancelier allemand Olaf Scholz, le président français Emmanuel Macron, le président de l'Azerbaïdjan Ilham Aliyev, le président du Conseil européen Charles Michel et le premier ministre arménien Nikol Pachinian se rencontrent en marge du sommet de la Communauté politique européenne (CPE) à Bulboaca, le 1er juin 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 02 juin 2023

En Asie centrale, l'UE veut renforcer son empreinte

  • Les présidents du Kazakhstan, du Kirghizstan, de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan et une délégation du Turkménistan, pays reclus, sont attendus à ce sommet organisé dans la ville de Cholpon-Ata, sur les rives montagneuses du lac Issyk-Koul
  • Il intervient seulement deux semaines après un sommet inédit entre les présidents de ces cinq ex-républiques soviétiques centrasiatiques et la Chine de Xi Jinping, qui renforce son emprise sur cette région traditionnellement sous influence russe

CHOLPON-ATA: Le président du Conseil européen Charles Michel est arrivé vendredi au Kirghizstan, ont annoncé les autorités de cette ex-république soviétique, pour le deuxième sommet entre l'Union européenne (UE) et l'Asie centrale, région ardemment courtisée par les grandes puissances sur fond d'affaiblissement de la Russie.

Les présidents du Kazakhstan, du Kirghizstan, de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan et une délégation du Turkménistan, pays reclus, sont attendus à ce sommet organisé dans la ville de Cholpon-Ata, sur les rives montagneuses du lac Issyk-Koul.

Il intervient seulement deux semaines après un sommet inédit entre les présidents de ces cinq ex-républiques soviétiques centrasiatiques et la Chine de Xi Jinping, qui renforce son emprise sur cette région traditionnellement sous influence russe.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie a donné une nouvelle impulsion aux relations entre l'Asie centrale et l'Union européenne, tout en permettant aux dirigeants centrasiatiques de diversifier leurs partenariats, faisant de même avec la Turquie ou l'Iran.

Déjà première donatrice de la région, avec 1,1 milliard d'euros d'aide entre 2014 et 2020, l'UE est également le principal partenaire d'investissement en Asie centrale, avec 42% du stock total, loin devant les Etats-Unis (14,2%), la Russie (6%) et la Chine (3,7%).

Mais ces dernières semaines, l'UE a cependant fait planer la menace de sanctions secondaires sur des pays tiers accusés d'aider la Russie à contourner les sanctions, dont les républiques centrasiatiques.

Bruxelles essaie cependant d'atténuer les effets des mesures prises contre la Russie qui pourraient toucher par ricochet les républiques d'Asie centrale, pour ne pas les pousser encore plus dans les bras de Moscou.

Car malgré la volonté affichée des Etats de la région de mener une politique étrangère multivectorielle, ces pays restent cependant étroitement liés à la Russie, puissance régionale historique, via des alliances militaires, économiques et des liens culturels encore forts.

Un rôle que lui conteste désormais la Chine, qui octroie notamment d'importants prêts pour financer ses "Nouvelles routes de la soie", gigantesque projet d'infrastructure.

Les régimes d'Asie centrale restent cependant à divers degrés considérés comme autoritaires, les ONG critiquant régulièrement la situation des droits humains.

Et la situation sécuritaire reste instable, avec l'an passé des combats meurtriers entre le Kirghizstan et le Tadjikistan, des révoltes réprimées dans le sang au Kazakhstan et en Ouzbékistan.

De plus, la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan voisin reste une source d'inquiétude pour les pays d'Asie centrale, encore réticents à s'engager avec le gouvernement taliban, reconnu par aucun pays.


Deux minutes de nuit en plein jour: une partie de l'Europe va vivre une éclipse solaire totale

Des millions d'Européens et de passionnés du monde entier contempleront mercredi le ciel avec émerveillement lors d'une rare éclipse solaire totale qui plongera très brièvement le nord de l'Espagne dans l'obscurité en plein jour. (AFP)
Des millions d'Européens et de passionnés du monde entier contempleront mercredi le ciel avec émerveillement lors d'une rare éclipse solaire totale qui plongera très brièvement le nord de l'Espagne dans l'obscurité en plein jour. (AFP)
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  • L'alignement parfait du soleil et de la lune plonge le monde dans une inquiétante obscurité violacée, les températures flanchent. Désorientés, les animaux adoptent un comportement inhabituel
  • Mais le spectacle sera fugace: la durée de l'éclipse en phase de totalité, soit quand la lune couvrira entièrement le soleil, durera un peu moins de deux minutes en Espagne

BURGOS: Des millions d'Européens et de passionnés du monde entier contempleront mercredi le ciel avec émerveillement lors d'une rare éclipse solaire totale qui plongera très brièvement le nord de l'Espagne dans l'obscurité en plein jour.

Ce phénomène astronomique rare, le premier du genre en Europe depuis 2006, démarrera en Russie autour de 17H00 GMT, puis traversera l'hémisphère Nord et passera au-dessus du Groenland avant de traverser l'océan Atlantique.

En plus d'une partie de l'Islande, l'éclipse sera surtout totale dans une bande traversant l'Espagne, d'Oviedo à Palma de Majorque en passant par Burgos, au nord de Madrid, avant de disparaître vers 18H30 GMT.

Au-delà de cette bande, elle sera seulement partielle, ce qui sera le cas pour la France, mais aussi au Canada, dans le nord de l'Afrique de l'Ouest et des Etats-Unis.

L'alignement parfait du soleil et de la lune plonge le monde dans une inquiétante obscurité violacée, les températures flanchent. Désorientés, les animaux adoptent un comportement inhabituel.

Mais le spectacle sera fugace: la durée de l'éclipse en phase de totalité, soit quand la lune couvrira entièrement le soleil, durera un peu moins de deux minutes en Espagne.

Dans son ensemble il sera toutefois beaucoup plus long, aux environs de deux heures. Car il va commencer par une éclipse partielle, avant l'éclipse totale donc, puis de nouveau une éclipse partielle.

Ciel dégagé attendu 

Le phénomène doit permettre aux scientifiques d'étudier l'atmosphère du soleil et sa couche la plus externe, dans l'espoir de percer les secrets des vents solaires et du champ magnétique de notre étoile.

Ces derniers jours, un engouement considérable s'est emparé de l'Espagne à l'approche de l'événement, les derniers retardataires ayant du mal par endroits à se procurer les fameuses lunettes de protection certifiées permettant d'observer le soleil en toute sécurité.

"Je cherche depuis vendredi, mais je n'en trouve nulle part", se désole Mabel, une habitante de Barcelone, auprès de l'AFP

"Elles ne sont plus disponibles sur Amazon non plus, donc c'est impossible", poursuit-elle, dépitée.

A coup sûr, les chasseurs d'éclipse, ces inconditionnels qui se préparent depuis des mois, se précipiteront pour bénéficier de la meilleure vue possible.

Pour leur plus grand bonheur, et celui des amateurs intrigués, le ciel sera dégagé dans la soirée mercredi en Espagne, à quelques rares exceptions dans le nord et l'est du pays, a annoncé mardi l'agence météorologique nationale (Aemet).

L'Espagne, deuxième destination touristique mondiale, s'attend aussi à ce que l'éclipse donne un coup de pouce à son économie, en pleine période estivale, en particulier dans les régions rurales du Nord qui subissent depuis des décennies les effets du déclin démographique.

La contribution nette à l'économie est estimée à 347 millions d'euros, avec près de 450.000 touristes supplémentaires attendus dans les zones clés concernées par l'éclipse, selon le ministère de l'Économie à Madrid.

Afflux important de touristes 

Mais la perspective d'un afflux important de touristes étrangers suscite également l'inquiétude des autorités, peu habituées, qui appellent à la prudence.

En pleine vague de chaleur, les températures devraient dépasser les 35°C dans la majeure partie de l'Espagne et celles-ci pourraient grimper au‑dessus de 40°C dans certaines zones du nord‑est, faisant peser un risque sur la santé de ceux qui resteront plusieurs heures en plein air dans l'attente de l'éclipse.

L'Aemet a par ailleurs évoqué un risque d'incendie "très élevé" ou "extrême", au cœur d'un été marqué par des feux de forêt dévastateurs, un danger amplifié selon les experts par la présence annoncée de centaines de milliers de personnes dans des zones très arides et encombrant les petites routes de campagne avec leurs véhicules.

Jusqu'à 1,5 million de trajets routiers supplémentaires vers la bande de totalité sont attendus par les autorités.

Afin d'éviter des embouteillages massifs et tout autre trouble à l'ordre public, plusieurs régions et communes ont mis en place des points d'observation dédiés, tout en renforçant les effectifs de sécurité et de services de secours pour ce qui sera la première éclipse totale en Espagne continentale depuis plus d'un siècle.

Deux autres éclipses solaires seront cependant visibles dans d'autres régions de l'Espagne dans les deux prochaines années, l'extrême sud le 2 août 2027, puis dans une bonne partie sud du pays le 26 janvier 2028.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.