Les agences de notation confirment la résilience du Maroc

 L’agence de notation a confirmé la note de la dette à long terme en devises du Maroc à BB+ avec une «perspective stable». (Photo, AFP)
L’agence de notation a confirmé la note de la dette à long terme en devises du Maroc à BB+ avec une «perspective stable». (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 02 juin 2023

Les agences de notation confirment la résilience du Maroc

  • L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la note de la dette à long terme en devises du Maroc à BB+ avec une «perspective stable»
  • Concernant le déficit budgétaire, la même source prévoit une réduction de 5,1% du PIB en 2022 à 4,9% cette année et à 4,4% en 2024, grâce au plan d’assainissement budgétaire entrepris actuellement par le gouvernement

CASABLANCA: Le Maroc, un bon élève auprès des agences de notation. Après la confirmation de la résilience de l’économie marocaine et de sa dette par l’agence américaine S&P, voilà que Fitch Ratings lui emboîte le pas. L’agence de notation a en effet confirmé la note de la dette à long terme en devises du Maroc à BB+ avec une «perspective stable». 

Un gage de sérieux et de crédibilité sur les marchés financiers internationaux. Une garantie réaffirmée par le Groupe d’action financière (Gafi), qui a décidé récemment le retrait du Maroc de la liste grise. 

Ces annonces confirment ainsi les orientations proactives prises par le Maroc ces dernières années pour renforcer sa réglementation et sa politique monétaire, ainsi que les réformes entreprises pour consolider la résilience de son économie. 

«La note du Maroc reflète un historique de politiques macroéconomiques saines et un cadre institutionnel qui a soutenu la résilience aux chocs, ainsi qu’une composition favorable de la dette, y compris une part modérée de la dette en devises dans la dette de l’administration centrale», précise l’agence de notation Fitch Ratings dans sa note relative au Maroc. 

Fitch Ratings revient sur les récente hausses du taux directeur de Bank Al-Maghrib, et prévoit de nouvelles augmentations cette année, ce qui aura des conséquences directes sur la baisse de l’inflation, qui reste par ailleurs maîtrisée malgré le dépassement du seuil de 10%. «Nous prévoyons une baisse de l’inflation à 5% en 2023, en raison de la hausse des taux d’intérêt, de la baisse des prix des matières premières à l’international et de l’atténuation des pénuries d’approvisionnement», souligne l’agence, qui table sur une inflation de 3,7% en 2024.

L’agence de notation a aussi exprimé certaines inquiétudes quant à la croissance du Maroc cette année.

Concernant le déficit budgétaire, la même source prévoit une réduction de 5,1% du produit intérieur brut (PIB) en 2022 à 4,9% cette année et à 4,4% en 2024. Une telle performance sera réalisée grâce au plan d’assainissement budgétaire entrepris par le gouvernement. Celui-ci permettra une transition du régime des subventions vers un système ciblé d’ici à 2025, en plus de la fameuse réforme fiscale, dont les principales mesures ont été contenues dans la loi de Finances 2023. Cette réforme contribuera également à un véritable élargissement de l’assiette fiscale, à une harmonisation de la TVA à et une augmentation des dividendes des entreprises publiques.

Mais l’agence a aussi exprimé certaines inquiétudes sur la croissance du Maroc cette année, malgré un rebond économique. «Ce rebond fait face à des vents contraires. La croissance économique a ralenti en 2022 à 1,2% contre 7,9% en 2021, avec une contraction de 15% de la production agricole en raison d’une grave sécheresse. Nous prévoyons que la croissance du PIB se redressera en 2023 à 3%, soutenue par une meilleure production agricole. Les performances agricoles restent toutefois tributaires des conditions climatiques. Le niveau des précipitations et le taux de remplissage des barrages ont été inférieurs aux attentes d’ici avril 2023, menaçant les perspectives de l’agriculture pluviale.»

Ces inquiétudes doivent cependant être relativisées, puisque le Maroc connaît ces jours-ci une période de précipitations qui contribuera à la hausse des retenues des barrages et donc à l’atténuation du stress hydrique qui frappe le pays. Cela sans parler de la forte reprise du secteur touristique, de la bonne forme de l’industrie marocaine, de la montée en puissance du groupe OCP, leader mondial des phosphates, et de la reprise économique dans la zone euro, principal partenaire économique et commercial du Maroc.

 


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com