France: cinq ans de prison pour un Algérien rejugé 20 ans après sa condamnation pour terrorisme

Un Algérien rejugé à Paris plus de vingt ans après sa condamnation en son absence pour appartenance à un groupe dissident du GIA algérien a été condamné vendredi à une peine légèrement inférieure, de cinq années d'emprisonnement (Photo d'illustration, AFP)
Un Algérien rejugé à Paris plus de vingt ans après sa condamnation en son absence pour appartenance à un groupe dissident du GIA algérien a été condamné vendredi à une peine légèrement inférieure, de cinq années d'emprisonnement (Photo d'illustration, AFP)
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Publié le Vendredi 02 juin 2023

France: cinq ans de prison pour un Algérien rejugé 20 ans après sa condamnation pour terrorisme

  • Cadre dans une entreprise publique en Algérie, il avait gagné l'Italie en 1992 puis la France, selon lui pour fuir la menace des attentats islamistes
  • Il avait été arrêté en 1997 avec plusieurs membres de la cellule marseillaise d'un groupe djihadiste dissident du Groupe islamique armé (GIA), Takfir wa El Hijra

PARIS: Un Algérien rejugé à Paris plus de vingt ans après sa condamnation en son absence pour appartenance à un groupe dissident du GIA algérien a été condamné vendredi à une peine légèrement inférieure, de cinq années d'emprisonnement.

L'Algérie a été déchirée par une guerre civile dans les années 1990, après l'interruption par les militaires du processus électoral qui promettait une victoire aux islamistes du Front islamique de salut (FIS), entraînant l'entrée dans la lutte armée du GIA. Ce conflit a fait 200.000 morts, selon les estimations officielles.

"Le tribunal a retenu la gravité des faits, leur durée, votre position élevée dans la hiérarchie du mouvement (et) votre radicalité islamiste particulièrement forte évoquée par plusieurs témoins", a justifié la présidente de la 16e chambre correctionnelle de Paris, qui juge notamment les délits de nature terroriste.

Abderrahman Y., 55 ans, qui dit s'appeler en réalité Youcef M. et nie toute activité djihadiste, avait été condamné en 2001 par le tribunal correctionnel de Paris à six ans de prison pour "association de malfaiteurs terroriste".

Cadre dans une entreprise publique en Algérie, il avait gagné l'Italie en 1992 puis la France, selon lui pour fuir la menace des attentats islamistes. Abderrahman Y. était l'identité qu'il donnait lorsqu'il était sans-papier en France, a-t-il expliqué.

Il avait été arrêté en 1997 avec plusieurs membres de la cellule marseillaise d'un groupe djihadiste dissident du Groupe islamique armé (GIA), Takfir wa El Hijra.

Selon l'accusation, dans les années 1990, les branches européennes de ce groupe finançaient l'achat d'armes pour la lutte armée en Algérie, notamment via du trafic de voitures et de pièces d'identité.

Libéré après sa garde à vue, il avait quitté la France pour les Pays-Bas puis avait gagné Dublin en 2000 pour y trouver un pays européen où régulariser sa situation.

Interpellé en septembre 2021 en exécution d'un mandat d'arrêt européen de 2019, il a été remis aux autorités françaises en février dernier et placé en détention provisoire.

Il a alors demandé à bénéficier d'un nouveau procès, comme il en a le droit.

La procureure a réclamé vendredi cinq ans d'emprisonnement contre lui, estimant qu'il était bien "le faussaire attitré du groupe de Marseille" et "le point de contact des membres de la cellule suisse" du Takfir wa El Hijra, dont "les armes envoyées sur le territoire algérien ont servi à tuer et blesser de nombreuses personnes".

"Ses dénégations ne résistent pas face aux déclarations précises, concordantes et circonstanciées de l'ensemble des autres protagonistes", condamnés à des peines allant de deux à sept années de prison, ainsi qu'aux "éléments objectifs" issus de filatures et de surveillances téléphoniques, a-t-elle argumenté.

L'avocat du prévenu, Jean-Charles Teissedre, avait plaidé la relaxe, jugeant l'infraction "insuffisamment établie". Selon lui, la mise en cause de son client ne "repose que sur des déclarations de témoins" qui ont "changé à de nombreuses reprises".


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.