«Financement du terrorisme»: Jusqu'à 5 ans de prison pour 11 membres du PKK à Paris

Un gendarme monte la garde au tribunal de Paris le 19 mai 2020 (Photo, AFP).
Un gendarme monte la garde au tribunal de Paris le 19 mai 2020 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 15 avril 2023

«Financement du terrorisme»: Jusqu'à 5 ans de prison pour 11 membres du PKK à Paris

  • Quatre d'entre eux comparaissaient détenus, cinq libres, et deux ne s'étaient pas présentés à l'audience
  • Deux hommes vont rester en prison et deux autres seront prochainement convoqués pour aller y subir leur peine

PARIS: Onze membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont été condamnés vendredi par le tribunal correctionnel de Paris à des peines allant de trois ans avec sursis à cinq ans d'emprisonnement dont un avec sursis, notamment pour extorsion et financement du terrorisme.

Ces Kurdes originaires de Turquie, et qui ne parlent pas ou peu français, étaient jugés depuis la semaine dernière pour avoir fait partie d'un "réseau" chargé notamment de collecter auprès de la diaspora du sud-est de la France la "kampanya", l'impôt révolutionnaire, pour financer le PKK.

"Des montants conséquents", obtenus par des "pressions" et des "menaces de mise au ban de la communauté", a jugé le tribunal.

Quatre d'entre eux comparaissaient détenus, cinq libres, et deux ne s'étaient pas présentés à l'audience. Deux hommes vont rester en prison et deux autres seront prochainement convoqués pour aller y subir leur peine.

Engagé dans la lutte armée depuis 1984, le PKK est l'ennemi juré de la Turquie qui le considère comme un mouvement "terroriste", à l'instar de l'Union européenne.

La qualification "terroriste" était unanimement contestée par les avocats de la défense qui n'ont eu de cesse de remettre la question au coeur des débats.

Ils ont notamment dénoncé la "parfaite ambiguïté" de l'Etat français dans ses rapports avec les Kurdes, "alliés" quand ils combattent le groupe Etat islamique (EI) en Syrie mais "terroristes" quand ils se battent contre la Turquie.

"Si des membres ou des sympathisants du PKK sont indéniablement intervenus sur le front irako-syrien et ont combattu des groupes djihadistes", le PKK "ne saurait se définir uniquement par cette action" et son "caractère terroriste" est avéré, a répondu dans sa décision la présidente Murielle Desheraud.

"Un certain nombre d'attentats et d'actions violentes ont pu être attribuées au PKK en Turquie", a-t-elle continué, mentionnant aussi des "actions violentes" en France (dégradations de bâtiments ou de véhicules appartenant à des représentants turcs).

Preuve de la complexité de la question cependant, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et n'a pas ordonné d'interdiction du territoire, habituelle en matière de terrorisme, en vertu "du statut de réfugiés" de la plupart des prévenus.

"Le danger auquel ils ont été confrontés" en Turquie est avéré, avait reconnu le procureur Xavier Laurent.

Me Raphaël Kempf a regretté ce "maintien de la qualification terroriste", aux "conséquences directes" pour son client qui "risque de perdre son statut de réfugié et d'être reconduit en Turquie" où l'attend une peine de huit ans de prison pour terrorisme.

"Il est difficilement compréhensible aujourd'hui que la justice française s'obstine à qualifier le PKK d'organisation terroriste", a abondé Me Martin Méchin. "C'est une décision fondée sur des considérations politiques et non juridiques".


Frappes iraniennes: la France prête à «participer» à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie

 La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
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  • "Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté
  • "Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé

PARIS: La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères.

"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.

"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.

"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.

Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".

"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".

 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.