Au-delà du couscous, l'essor de la gastronomie maghrébine à Paris

«"On assiste depuis quelques années à un phénomène nouveau, porté par une nouvelle génération de restaurateurs qui reprend en main cette gastronomie maghrébine en la faisant découvrir à une clientèle qui ne la voyait qu’à travers le couscous», analyse Patrick Rambourg, historien spécialiste de la gastronomie.
«"On assiste depuis quelques années à un phénomène nouveau, porté par une nouvelle génération de restaurateurs qui reprend en main cette gastronomie maghrébine en la faisant découvrir à une clientèle qui ne la voyait qu’à travers le couscous», analyse Patrick Rambourg, historien spécialiste de la gastronomie.
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Publié le Samedi 03 juin 2023

Au-delà du couscous, l'essor de la gastronomie maghrébine à Paris

  • Si les restaurants maghrébins sont «depuis la fin du XIXe siècle» implantés dans la capitale française, l'arrivée de nouvelles tables attirant principalement une clientèle de bureau est assez récente
  • Ouverte en 2018, la cantine Tounsia, située dans le Xe arrondissement, permet de déguster «une cuisine qui est avant tout familiale», précise la fondatrice

PARIS: Rfissa, rechta, chakhchoukha... Au menu d'une nouvelle génération de restaurants maghrébins à Paris, couscous et tajines sont à l'honneur, désormais accompagnés d'une multitude d'autres plats moins connus pour faire découvrir la cuisine maghrébine dans toute sa richesse.

Alors qu’elle travaillait dans la communication, Katia Barek, 42 ans, a pris la décision d'ouvrir en 2021, en plein centre de Paris, Majouja, une cantine algérienne qui sert uniquement le midi, pour faire découvrir "la cuisine de (son) enfance".

"Je fais partie d’une génération qui a un peu eu honte de sa cuisine, parce qu’on disait +ça sent les épices+, etc. Mais aujourd’hui, je suis fière de m'être réappropriée ma culture, de vendre dans le IXe arrondissement les sfenj (beignets) que ma mère cuisinait les dimanches après-midi", se félicite Katia Barek, dont le restaurant porte le surnom donné à sa mère.

"Notre cuisine fait partie de notre patrimoine, c’est un héritage qu’on nous a légué dans nos familles, c’est important de la mettre en valeur", renchérit Mustapha Khalis, 52 ans, qui a fondé la cantine Gamila en 2020, un restaurant marocain présent dans trois arrondissements.

Si les restaurants maghrébins sont "depuis la fin du XIXe siècle" implantés dans la capitale française, l'arrivée de nouvelles tables attirant principalement une clientèle de bureau est assez récente, affirme à l'AFP Patrick Rambourg, historien spécialiste de la gastronomie.

«Phénomène nouveau»

"On assiste depuis quelques années à un phénomène nouveau, porté par une nouvelle génération de restaurateurs qui reprend en main cette gastronomie maghrébine en la faisant découvrir à une clientèle qui ne la voyait qu’à travers le couscous", analyse-t-il.

"Évidemment, à la carte, on va avoir l’incontournable couscous", confirme Katia Barek, "mais on va aussi avoir des plats traditionnels moins connus comme +rechta+ (pâtes traditionnelles), et même des plats qu’on revisite, comme les +mhadjeb+ (galettes) qu’on farcit avec des épinards et de la feta".

Ouverte en 2018, la cantine Tounsia, située dans le Xe arrondissement, permet elle aussi de déguster "une cuisine qui est avant tout familiale", précise la fondatrice Siwar Damak, 34 ans. Et extrêmement variée. Des grillades de dorade aux sandwichs de la street food tunisienne, en passant par le surprenant couscous au poulpe – emblématique de Sfax, ville portuaire de l’est tunisien dont la fondatrice est originaire -, le restaurant met à l’honneur la "spécificité des plats tunisiens".

"Ma mère a personnellement formé le cuisinier pour que le couscous au poulpe du restaurant soit exactement le même que celui de la maison", insiste-t-elle.

Sur Instagram 

"On souhaite permettre à nos clients de ressentir des odeurs, des saveurs de chez eux", souligne encore Katia Barek, dont le restaurant est décoré avec des "clins d'oeil à (ses) racines", comme les tamis à couscous de sa mère.

"Je ne veux pas non plus tomber dans le folklore", avance la fondatrice de Majouja, "comme l’image qu’on a de ce qu’on appelait les +restos orientaux+, avec les +youyous+ en versant le thé et tout ce genre de choses".

Définissant son restaurant comme "tradi et trendy", elle assure une forte présence sur les réseaux sociaux et compte plus de 45 000 abonnés sur Instagram.

Ambition partagée par Mustapha Khalis, lui aussi très actif en ligne. Il souhaite faire de la cantine Gamila "davantage une destination qu’un simple restaurant", en y mettant en avant l’artisanat marocain lors d’expositions qui y sont organisées.

"Même si le métier de restaurateur est difficile, il y a de la place" pour créer encore d'autres tables, affirme Mustapha Khalis. "On a une cuisine très riche et très variée, c’est à nous de la mettre en valeur en allant au-delà des grands classiques que tout le monde connaît".


L’UNESCO inscrit six sites de la région MENA sur la Liste du patrimoine mondial

Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
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  • Une procédure d’urgence qui reflète l’impact des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises

DUBAÏ : Du premier site naturel des Émirats arabes unis inscrit au patrimoine mondial aux sites historiques de Palestine et du Liban, six nouveaux sites du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les nouveaux sites inscrits sont : Wadi Wurayah à Fujaïrah, la réserve marine d’Aqaba en Jordanie, le château d’Alamut et les fortifications associées en Iran, le village tunisien de Sidi Bou Saïd, les châteaux du Mont Amel au Liban et Sebastia en Palestine.

Le comité a également approuvé l’inscription du paysage migratoire de Boma-Badingilo, au Soudan du Sud, selon une procédure d’urgence, tout comme les châteaux du Mont Amel et Sebastia.

L’UNESCO a indiqué que cette procédure d’urgence reflétait l’impact croissant des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises, qui mettent gravement en péril le patrimoine culturel et naturel. Les trois sites ont ainsi été ajoutés à la Liste du patrimoine mondial en péril.

Par ailleurs, le comité a inscrit trois sites déjà classés sur la Liste du patrimoine mondial en péril, estimant que les valeurs pour lesquelles ils avaient été reconnus étaient désormais menacées. Il s’agit de l’ancienne cité de Chersonèse taurique et sa chôra en Ukraine, du centre historique de Paramaribo au Suriname et de Tyr, au Liban. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le Showmatch de la EWC 2026: Karim Benzema écrase Amin à travers l’écran

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  • Avant même de poser les mains sur la manette, Karim Benzema affichait une sérénité totale, fidèle à son statut de compétiteur
  • « Ça va, je me débrouille bien. On va voir, mais j'ai un bon coéquipier, donc ça va le faire. Je crois en ses capacités. Évidemment, les gens qui ont du talent, ils en ont de la tête jusqu'au bout des pieds. C'est partout. »

PARIS: Dans une ambiance survoltée, l'arène du Hall 1 du Parc des expositions de Paris a accueilli le Showmatch EA SPORTS FC, l'un des temps forts de l'Esports World Cup 2026.

Sur scène, deux figures françaises majeures se sont affrontées dans un duel aussi symbolique que spectaculaire : Karim Benzema, Ballon d'Or 2022, et Amine, star incontournable du streaming francophone.

Plus qu'un simple match, l'événement a incarné la fusion, désormais évidente, entre football, esport et culture digitale.

D'un côté, Karim Benzema était associé à Bruce Grannec, légende du jeu vidéo de football. De l'autre, Amine était épaulé par Brak, autre pilier de la scène EA SPORTS FC, dans une atmosphère électrique, portée par les commentaires d'Omar Da Fonseca et l'animation de Loupiote.

Avant même de poser les mains sur la manette, Karim Benzema affichait une sérénité totale, fidèle à son statut de compétiteur.

« Ça va, je me débrouille bien. On va voir, mais j'ai un bon coéquipier, donc ça va le faire. Je crois en ses capacités. Évidemment, les gens qui ont du talent, ils en ont de la tête jusqu'au bout des pieds. C'est partout. »

Une déclaration révélatrice de la confiance du champion français envers Bruce Grannec, véritable référence mondiale sur EA SPORTS FC.

En face, Amine incarnait une autre forme de pression, celle d'une génération de créateurs capables de mobiliser des millions de fans autour du football et du divertissement.

Le Showmatch est devenu un rendez-vous mondial. Depuis trois ans, il s'est imposé comme l'un des moments les plus attendus de l'Esports World Cup.

L'alchimie entre Benzema et Grannec

Neymar Jr., Ronaldo Nazário, Kaká ou encore Msdossary s'y sont déjà illustrés. En 2026, c'est la France qui est à l'honneur, avec Paris comme décor pour ce choc des cultures.

Sur scène, l'alchimie entre Benzema et Grannec a rapidement fait la différence. Grâce à leur maîtrise du jeu et de la technique, alliée à un sang-froid remarquable, le duo a pris le contrôle total de la rencontre, étouffant progressivement ses adversaires pour s'imposer sur le score sans appel de 4 à 0.

Après le match, Karim Benzema a tenu à saluer l'événement et le public, dans un moment empreint d'émotion.

« Je ne voyais pas ça comme ça, en fait. Déjà, merci à toutes les personnes qui sont venues, à celles qui sont présentes et à tous ceux qui ont organisé cet événement. Ça fait plaisir de jouer devant autant de monde. Merci à tous. »

L'ancien attaquant du Real Madrid insiste : « C'était un grand moment, avec de la passion, du plaisir et de très belles sensations. Il y a des gagnants et des perdants, mais l'essentiel, c'est d'avoir partagé ce moment ensemble. »

Fair-play malgré la défaite, Amine n'a pas cherché d'excuses. Fidèle à son image, il a salué la supériorité de ses adversaires avec humour et respect.

« On a quand même pris beaucoup de plaisir. On a passé un très bon moment. Ils étaient simplement meilleurs que nous : une meilleure vision du football, un meilleur gameplay. C'est tout. Bravo à eux. Merci pour le privilège, on a vraiment vécu un beau moment, et merci à tous ceux qui sont venus nous soutenir. »

Une réaction qui illustre parfaitement l'esprit du Showmatch : un esprit de compétition, mais surtout de partage.

Pour Mike McCabe, directeur général adjoint de la Fondation Esports, ce type de rencontre dépasse largement le cadre du jeu.

Karim Benzema, Ballon d'Or et quintuple vainqueur de la Ligue des champions, et Amine, créateur suivi par des millions de fans, incarnent deux formes de leadership moderne : celui du terrain et celui du numérique.

Organisée du 6 juillet au 23 août, l'Esports World Cup 2026 réunit plus de 2 000 joueurs, 200 clubs et 100 pays pour 25 tournois et une dotation de 75 millions de dollars. Un événement titanesque qui confirme l'essor mondial de l'esport.

Au-delà du score, cette soirée parisienne restera comme un moment charnière, un instant où les frontières entre sport traditionnel, gaming et création de contenu se sont définitivement effacées.

Dans une salle en fusion, Benzema, Amine, Grannec et Brak ont souligné une évidence : qu'il soit joué sur gazon ou sur console, le football reste avant tout une histoire de passion, d'émotion et de partage.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com