Le rêve d’Al-Ittihad devient réalité avec la signature de Benzema

L’attaquant français Karim Benzema. (@SPL_EN)
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Publié le Vendredi 09 juin 2023

Le rêve d’Al-Ittihad devient réalité avec la signature de Benzema

  • Le club de Djeddah renforce son effectif en recrutant le joueur français, quelques jours après avoir remporté sa première Saudi Pro League en quatorze ans
  • Il a contacté Ronaldo pour lui demander ce qu’il pensait de la vie dans le pays, sur le terrain et en dehors. La réponse était certainement positive

Quelle semaine incroyable pour les supporters d’Al-Ittihad! Quelques jours après que l’équipe a remporté sa première Saudi Pro League depuis 2009, l’attaquant français Karim Benzema, ex-joueur du Real Madrid, a confirmé qu’il rejoignait le club de Djeddah.

C’est un nouveau rêve qui se réalise pour les supporters d’Al-Ittihad et une perspective effrayante pour ses rivaux. L’équipe s’est montrée implacable lors de cette saison victorieuse. Non seulement elle possédait la défense la plus hermétique, avec seulement 13 buts encaissés en 30 matchs, mais elle disposait également d’une force de frappe dévastatrice.

Abderrazak Hamdallah a été le meilleur buteur, marquant 21 buts, et les Brésiliens Romarinho et Igor Coronado se sont eux aussi démarqués. L’entraîneur Nuno Santo dispose déjà d’un grand nombre de talents.

Aujourd’hui, Benzema est l’un des attaquants les plus redoutés au monde, même à l’âge de 35 ans. Il n’est peut-être pas à l’apogée de sa carrière, mais il a encore beaucoup à offrir, surtout avec son statut de Ballon d’Or.

Il a reçu ce prix individuel très convoité – décerné au meilleur joueur du monde – en octobre 2022, après que ses exploits ont permis au Real Madrid de remonter la pente plus d’une fois et de devenir champion d’Europe, l’attaquant français terminant meilleur buteur de la Ligue des champions avec 15 buts. C’était la cinquième fois qu’il remportait le plus grand prix de football interclubs.

«Si vous ne pouvez pas apprécier la grandeur de Benzema, alors vous ne comprenez rien au football», a déclaré Zinedine Zidane (qui pourrait devenir entraîneur en Arabie saoudite), et rares sont ceux qui ne sont pas d’accord avec cette affirmation.

Le nombre de médailles remportées par Benzema en Ligue des champions est égal à celui de Cristiano Ronaldo. La présence de son ancien coéquipier madrilène en Arabie saoudite a fait une différence sur le plan personnel. En effet, il a contacté Ronaldo pour lui demander ce qu’il pensait de la vie dans le pays, sur le terrain et en dehors. La réponse était certainement positive.

L’arrivée de Ronaldo à Riyad a donné lieu à une réaction en chaîne dans le monde entier, avec une augmentation considérable de l’intérêt pour la Saudi Pro League. Ronaldo a signé avec Al-Nassr en décembre, ce qui a soudainement placé l’Arabie saoudite sur le radar de nombreux grands noms du football mondial. Il a été le premier, mais d’autres allaient forcément suivre.

La seule question était de savoir s’ils seraient des joueurs de haut niveau. On peut affirmer que Benzema fait partie de cette catégorie. Le Ballon d’Or étant la première recrue importante de l’été, il s’agit peut-être d’un signe précurseur.

Les rivaux au titre doivent accepter le défi d’Al-Ittihad. Si les champions renforcent leur effectif à ce point et si tôt, les autres clubs devront faire de même. Cependant, bien qu’Al-Nassr possède Ronaldo, le club n’a pas réussi à s’imposer à la fin et n’a pas d’entraîneur principal actuellement. Cela va bientôt changer et, compte tenu de la stature du capitaine, le nouvel entraîneur devra bénéficier d’une excellente réputation.

Al-Hilal a terminé troisième et est également à la recherche d’un entraîneur pour remplacer Ramon Diaz. Après avoir été exclu des deux dernières fenêtres de transfert, le club va se montrer très actif. Lionel Messi fait l’objet de ses convoitises, tout comme Sergio Busquets et d’autres joueurs.

Al-Shabab va ensuite investir pour tenter de progresser au-delà de la quatrième place, avant même qu’Al-Ahli, l’autre grand club de Djeddah, qui a rebondi après sa surprenante relégation, ne se mette à faire étalage de sa force.

Tous savent désormais à quoi s’en tenir. Karim Benzema vient de rendre la meilleure équipe d’Arabie saoudite encore meilleure, ce qui annonce un été sensationnel.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


A Tripoli, la Syrie et la Libye officialisent leur rapprochement diplomatique

 Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.  (AFP)
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne. (AFP)
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  • "Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne"
  • Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi

TRIPOLI: Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.

"Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne", a déclaré le ministre syrien, qui a tenu des discussions avec son homologue libyen par intérim Taher El-Baour et a été reçu par le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, chef du gouvernement libyen reconnu par l'ONU.

Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi.

"Cette ambassade assurera le suivi administratif des Syriens qui se sont réfugiés en Libye pendant les années de guerre, à une époque où il n'y avait plus de représentation diplomatique, Tripoli ayant rompu ses relations avec l'ancien régime", a ajouté M. Chaibani.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, la communauté syrienne en Libye est estimée à environ 200.000 personnes.

"Nous avons également convenu de renforcer la coordination sécuritaire pour lutter contre l'immigration clandestine, ainsi que contre les stupéfiants et les organisations terroristes", a-t-il poursuivi.

Durant les dernières années du conflit en Syrie (2011-2024), la Libye est devenue un terrain d'affrontement entre des forces loyales à Bachar al-Assad et des factions de l'opposition et islamistes syriennes.

Des mercenaires issus des deux camps y ont combattu pour le compte de leurs parrains russes et turcs respectifs, qui soutenaient des camps opposés dans le conflit libyen.

A la mi-août 2025, une délégation dépêchée par Damas avait rouvert l'ambassade de Syrie à Tripoli, fermée depuis 2012, sans toutefois reprendre immédiatement la fourniture de services consulaires.


Les Emirats arabes unis disent avoir fait face à un drone venant d'Iran

Une vue de Dubaï. (AFP)
Une vue de Dubaï. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales
  • Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales, après que Téhéran a dit avoir attaqué une base américaine dans le pays du Golfe.

Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X.

 


Premier échange de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran en un mois

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  • Alors que le conflit vient de passer le cap des six mois, ces attaques tranchent avec les déclarations récentes de l'administration de Donald Trump qui a affirmé privilégier la pression économique sur la République islamique
  • "Les forces américaines ont frappé deux lanceurs iraniens sur l'île de Larak", située dans le stratégique détroit d'Ormuz, a déclaré le porte-parole du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), Tim Hawkins

TEHERAN: L'Iran a affirmé lundi avoir attaqué des cibles militaires américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis en réponse à des bombardements menés par les Etats-Unis, un premier échange de frappes depuis un mois qui fragilise plusieurs semaines d'accalmie dans la guerre au Moyen-Orient.

Alors que le conflit vient de passer le cap des six mois, ces attaques tranchent avec les déclarations récentes de l'administration de Donald Trump qui a affirmé privilégier la pression économique sur la République islamique.

"Les forces américaines ont frappé deux lanceurs iraniens sur l'île de Larak", située dans le stratégique détroit d'Ormuz, a déclaré le porte-parole du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), Tim Hawkins, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Ces attaques ont été lancées après que des "forces des Gardiens de la Révolution islamique ont été observées en train de se préparer à lancer des roquettes chargées de mines marines dans le détroit d'Ormuz", a-t-il indiqué.

L'attaque a fait deux morts et deux blessés, selon l'agence iranienne de presse Tasnim.

En représailles, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir attaqué, avec des missiles balistiques et des drones, des installations de l'armée américaine sur deux bases aériennes en Jordanie.

Ils ont ensuite indiqué avoir ciblé une base aux Emirats arabes unis où les Etats-Unis disposeraient de troupes et d'hélicoptères. Ils ont ajouté avoir abattu un drone américain MQ-9 Reaper, qui peut être utilisé pour la surveillance comme pour l'attaque, dans le détroit d'Ormuz.

L'armée jordanienne a précisé avoir abattu huit missiles ayant pénétré son espace aérien, sans en préciser l'origine. L'armée américaine n'a pas commenté ces attaques.

Pétrole en hausse 

Les hostilités avaient perdu en intensité ce dernier mois, même si des échanges de tirs sporadiques s'étaient poursuivis dans la région, surtout dans et autour du détroit d'Ormuz.

Ce stratégique passage maritime par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux est au coeur du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran verrouillant son passage.

En réponse, les Etats-Unis conduisent un blocus des ports iraniens et se disent être prêts "à protéger la libre circulation des échanges commerciaux sur cette voie navigable essentielle", le Centcom affirmant dimanche avoir "achevé le déminage des voies de navigation internationales".

Après l'annonce des nouvelles frappes américaines, les cours de l'or noir sont repartis en hausse lundi, le baril de Brent, référence internationale, dépassant le seuil symbolique des 90 dollars.

La guerre a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui a riposté en visant notamment les pays du Golfe alliés de Washington. Elle a ébralé l'économie mondiale.

En avril, un cessez-le-feu avait mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses, et un protocole d'accord visant à mettre fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

"Agression" 

"Nous ne cherchons pas la guerre", a assuré le président iranien Massoud Pezeshkian. "Cependant, face à toute agression, nous ne resterons jamais les bras croisés", a-t-il ajouté, cité par les médias d'Etat iraniens avant de s'envoler pour le Kirghizstan.

Il doit y participer à un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), où sont attendus également les président chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine, ainsi que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif dont le pays joue le rôle de médiateur dans la guerre au Moyen-Orient.

Face à un conflit impopulaire aux Etats-Unis, et à l'approche des élections de mi-mandat, l'administration Trump privilégie désormais la "guerre économique" contre l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a présenté lundi dernier un nouveau train de sanctions dites "secondaires", touchant non pas l'Iran directement mais ses partenaires commerciaux, sur l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.

M. Bessent dirigera lundi et mardi aux Etats-Unis une réunion de ses homologues des pays du G20, dont fait partie la Chine, partenaire économique majeur de Téhéran.

Pékin a déjà assuré vouloir défendre "fermement" ses intérêts et sa coopération avec l'Iran.