Selon le FMI, le taux d’inflation en Arabie saoudite demeurera inchangé en 2023 malgré les défis mondiaux

La croissance du secteur non pétrolier est considérée comme cruciale pour l’avenir du Royaume, qui poursuit actuellement son parcours de diversification économique. (Photo, Shutterstock)
La croissance du secteur non pétrolier est considérée comme cruciale pour l’avenir du Royaume, qui poursuit actuellement son parcours de diversification économique. (Photo, Shutterstock)
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Publié le Jeudi 08 juin 2023

Selon le FMI, le taux d’inflation en Arabie saoudite demeurera inchangé en 2023 malgré les défis mondiaux

  • Le FMI note que l’Arabie saoudite a connu des progrès remarquables en matière de numérisation, d’environnement réglementaire et commercial et de participation des femmes au marché du travail
  • Le FMI a également salué les efforts de l’Arabie saoudite pour atteindre l’objectif zéro émission nette, tout en félicitant le pays pour ses diverses initiatives en matière de durabilité

RIYAD: Grâce à une monnaie forte et à un plafond sur les prix de l’essence, le Fonds monétaire international (FMI) a maintenu ses prévisions en matière d’inflation pour l’Arabie saoudite inchangées à 2,8% en 2023.

Le secteur non pétrolier du Royaume devrait rester solide et croître en moyenne de 5% cette année, note le prêteur basé à Washington.

La croissance du secteur non pétrolier est considérée comme cruciale pour l’avenir du Royaume, qui poursuit actuellement son parcours de diversification économique.

En mai, les perspectives économiques régionales du FMI pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale ont également abondé dans le même sens. Le rapport stipule que les possibilités d’une hausse de l’inflation globale et sous-jacente dans les pays exportateurs de pétrole restent faibles.

«L’inflation globale et sous-jacente dans de nombreux pays exportateurs de pétrole comme Bahreïn, l’Irak, le Koweït, Oman, le Qatar et l’Arabie saoudite restent relativement plus faibles qu’ailleurs, car les subventions et les plafonds sur certains produits, le renforcement du dollar américain auquel bon nombre des pays fixent leur monnaie et la part limitée des aliments dans le panier de l’indice des prix à la consommation a contribué à compenser les pressions inflationnistes importées», soutient le FMI dans le rapport.

La mission du FMI dans le Royaume salue également les efforts du gouvernement saoudien pour découpler les dépenses des fluctuations des prix du pétrole «en appliquant une règle budgétaire de manière décisive».

En avril, le FMI a également révisé ses prévisions de croissance économique pour l’Arabie saoudite cette année de 0,5% à 3,1%, par rapport à sa précédente prévision de 2,6% en janvier.

Le fonds a cependant abaissé sa projection pour le Royaume de quelque 0,3% à 3,1% en 2024, contre 3,4% en janvier.

La mission du FMI, dont la visite en Arabie saoudite a pris fin, a également salué les réformes structurelles en cours au sein du Royaume, conformément à l’initiative Vision 2030.

Le FMI note que l’Arabie saoudite a connu des progrès remarquables en matière de numérisation, d’environnement réglementaire et commercial et de participation des femmes au marché du travail.

Selon le prêteur, l’Arabie saoudite est l’économie à la croissance la plus rapide parmi les pays du Groupe des vingt (G20). Il souligne par ailleurs que le Royaume a fait des progrès remarquables dans la réduction du taux de chômage.

Plus tôt en mars, l’Autorité générale des statistiques (Gastat) d’Arabie saoudite a révélé que le taux de chômage des Saoudiens était tombé à son plus bas niveau depuis le début du recensement en 1991.

Selon le rapport, le chômage est tombé à 8% au quatrième trimestre de 2022, contre 9,9% au cours des trois mois précédents.

Le FMI a également salué les efforts de l’Arabie saoudite pour atteindre l’objectif zéro émission nette, tout en félicitant le pays pour ses diverses initiatives en matière de durabilité, notamment l’utilisation accrue des énergies renouvelables, l’adoption de la technologie de capture et de stockage du carbone, ainsi que le plan ambitieux pour devenir le plus grand exportateur d’hydrogène au monde.

Dans le même temps, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a revu à la hausse la croissance du produit intérieur brut (PIB) de l’Arabie saoudite à 2,9% en 2023, par rapport à sa prévision initiale de 2,6% en mars.

Plus tôt en mai, un rapport publié par la Gastat suggérait que le taux d’inflation de l’Arabie saoudite était resté inchangé à 2,7% en avril par rapport à mars 2023.

En octobre 2022, le FMI notait que l’Arabie saoudite resterait l’économie à la croissance la plus rapide parmi les pays du G20, malgré les turbulences causées par la hausse de l’inflation et la flambée des taux d’intérêt.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.