Les Emirats soutiennent les tractations saoudiennes pour résoudre la crise du Golfe

Dr Anwar Gargash, ministre d'État aux Affaires étrangères. (AFP)
Dr Anwar Gargash, ministre d'État aux Affaires étrangères. (AFP)
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Publié le Mardi 08 décembre 2020

Les Emirats soutiennent les tractations saoudiennes pour résoudre la crise du Golfe

  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, avait déclaré samedi à l'AFP que son pays était «en pleine coordination» avec ses alliés dans des négociations visant à aboutir à «un accord final» de résolution de la crise 
  • «Les Emirats soutiennent l'action menée par l'Arabie saoudite au nom des quatre pays», a tweeté le ministre d'Etat aux Affaires étrangères, Anwar Gargash

DUBAI : Les Emirats arabes unis ont affirmé mardi leur «soutien» aux tractations en cours menées par l'Arabie saoudite pour mettre fin au conflit diplomatique qui oppose depuis trois ans les deux pays du Golfe à leur voisin, le Qatar.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, avait déclaré samedi à l'AFP que son pays était «en pleine coordination» avec ses alliés dans des négociations visant à aboutir à «un accord final» de résolution de la crise du Golfe.

En 2017, l'Arabie saoudite et ses alliés, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte, ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu'ils accusent de soutenir les mouvements islamistes, ce que Doha nie, et de semer la zizanie dans la région avec ses médias critiques.

«Les Emirats soutiennent l'action menée par l'Arabie saoudite au nom des quatre pays», a tweeté le ministre d'Etat aux Affaires étrangères, Anwar Gargash.

Le pays «salue» également la médiation du Koweït et des Etats-Unis dans ce dossier, «pour renforcer la solidarité dans le Golfe arabe», a-t-il ajouté.

Cette déclaration intervient alors que les Emirats sont considérés par les observateurs comme les plus hostiles au Qatar, en raison de la proximité de Doha avec les Frères musulmans.

L'Egypte a elle aussi salué les efforts en cours et la médiation koweïtienne pour résoudre la crise.

«Nous espérons que ces efforts louables aboutiront à une solution globale qui s'attaquera à toutes les causes de la crise», a déclaré sur Facebook le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Hafez.

Washington espère un rapprochement du quatuor avec le Qatar, tous des partenaires stratégiques, notamment pour renforcer un Golfe arabe uni face à l'adversaire iranien.

Le Qatar, l'Arabie saoudite, Oman et le Koweït avaient fait état la semaine dernière de progrès dans la résolution de cette guerre diplomatique.

«Il est temps que ce conflit soit résolu», avait déclaré le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo lors d'une conférence sur la sécurité régionale organisée par Bahreïn.

Le boycott économique et le froid diplomatique de trois ans a lourdement affecté le Qatar mais aussi l'unité au sein du Conseil de coopération du Golfe.

Les quatre pays anti-Qatar ont fermé frontières comme ports et interdit d'accès les avions qataris à leur espace aérien.

 

 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.