Vision Golfe: «Les pays du Golfe offrent de nombreuses opportunités pour les entreprises françaises»

Le ministre saoudien de l'Industrie et des Ressources minérales, Bandar Alkhorayef, s'est joint à Magali Cesana, Jasem Albudaiwi, Anne Gueguen et d'autres pour une discussion animée par le rédacteur en chef d'Arab News, Faisal J. Abbas (Photo, AN).
Le ministre saoudien de l'Industrie et des Ressources minérales, Bandar Alkhorayef, s'est joint à Magali Cesana, Jasem Albudaiwi, Anne Gueguen et d'autres pour une discussion animée par le rédacteur en chef d'Arab News, Faisal J. Abbas (Photo, AN).
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Publié le Jeudi 15 mai 2025

Vision Golfe: «Les pays du Golfe offrent de nombreuses opportunités pour les entreprises françaises»

  • Le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, souligne les relations étroites entre la France et les pays du Golfe dans son discours d'ouverture de l'événement organisé à Paris
  • Le ministre saoudien de l'Industrie et des Ressources minérales, Bandar Ibrahim Alkhorayef, a déclaré : «Il est clair aujourd'hui que nous avons de belles histoires à raconter»

PARIS: En inaugurant l'événement Vision Golfe à Paris mardi, Bruno Le Maire, ministre français de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, a déclaré que la conférence d'affaires représentait «le témoignage le plus frappant de la relation entre la France et les pays du Golfe».

L'événement inaugural de deux jours vise à présenter les possibilités de partenariats commerciaux entre la nation européenne et ses partenaires dans la région du Conseil de coopération du Golfe. Plus de 700 personnes ont participé à la première journée, dont 350 du Golfe.

En invitant des experts économiques de premier plan, des ministres, des directeurs de petites entreprises, des représentants de start-ups et des cadres supérieurs, l'événement a offert une plate-forme pour la promotion de la coopération dans un large éventail de secteurs, allant du commerce, du sport et de la culture à l’énergie et à l'environnement.

Compte tenu des menaces que le changement climatique fait peser sur la santé, le bien-être et la stabilité économique. Les pays du Golfe ont un rôle essentiel à jouer dans la transition vers l'énergie verte, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la conservation de l'eau, a déclaré Le Maire aux délégués.

Comme il l'a souligné, en reconnaissance de ces défis et de la nécessité de mobiliser les ressources nécessaires pour les relever, un État du Golfe, les Émirats arabes unis, a été choisi pour accueillir la conférence des Nations unies sur le changement climatique, la COP28, en novembre de cette année.

Bruno Le Maire, ministre français de l'Économie, des Finances et du Redressement, Bandar ben Ibrahim Alkhorayef, ministre saoudien de l'Industrie et des Ressources minérales, et Laurent Saint-Martin, directeur général de Business France (Photo, AN).

Les relations entre la France et le CCG ont été marquées par d'importants développements politiques, économiques et culturels au cours des dernières années.

Opportunités d’affaires

Au cours d'une table ronde sur la géopolitique et les nouvelles dynamiques commerciales à une époque d'incertitude et de défis mondiaux, animée par Faisal J. Abbas, rédacteur en chef d'Arab News, Laurent Saint-Martin, directeur général de Business France, a souligné la valeur potentielle de la collaboration avec les pays du Golfe.

«Dans un monde en proie aux crises de toutes sortes, les pays du Golfe offrent de nombreuses opportunités pour nos entreprises en termes d'exportations, et pour nos régions en termes d'investissements potentiels», a indiqué Saint-Martin au public.

«Pour nos exportateurs, les opportunités d'affaires sont extrêmement nombreuses dans tous les secteurs d'activité : les produits alimentaires, les équipements et solutions pour l'industrie agroalimentaire, les équipements et solutions pour l'élevage ou l'aquaculture, l’agritech et la foodtech, l’industrie aérospatiale, l’environnement et les villes durables, le transport et la mobilité, la sécurité et la défense, la transition énergétique, les hydrocarbures, l’intelligence artificielle, la fintech, la retail tech, les industries culturelles et créatives, les jeux vidéo et les métavers, la santé, le mode de vie, les sports  la décoration, la mode et l’habillement et le tourisme.

«En termes d'attractivité, les capacités très importantes d'investissements publics et privés, associées aux «visions» – les plans nationaux de développement, de modernisation et d'investissement élaborés par la plupart de ces pays – offrent de belles perspectives de partenariats.»

Quelques chiffres

- 0,7% Croissance du PIB de la France prévue pour 2023, puis 1,4% en 2024. (La commission européenne)

- 2,5% Croissance attendue du CCG en 2023, puis 3,2% en 2024. (La Banque mondiale)

La France est une destination d'investissement privilégiée pour les pays du CCG, et ce depuis des décennies – en raison de sa situation géographique stratégique et de son importance pour l'UE, ainsi que de ses infrastructures de pointe, de ses services publics de qualité, de sa main-d'œuvre qualifiée et de son économie diversifiée – avec des acteurs actifs allant de grandes multinationales à des start-ups de haute technologie.

En 2021, les investissements des pays du CCG en France ont atteint 16 milliards d'euros dans divers secteurs, notamment l'immobilier, les produits de luxe et les infrastructures. Les exportations françaises vers le CCG ont été évaluées à 16,5 milliards de dollars (1 dollar américain = 0,93 euro) en 2022, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis constituant les plus grands marchés d'une région qui connaît une croissance considérable de ses échanges commerciaux. 

Croissance durable

Saint-Martin a déclaré vouloir mettre en œuvre une stratégie ambitieuse qui contribue à l'élargissement de l'économie française en soutenant le développement international des exportateurs et en attirant des investissements étrangers susceptibles de créer des emplois en France.

«La France n'a jamais été aussi attractive», a-t-il souligné. «Pour la quatrième année consécutive, nous occupons la première place du classement EY (Ernst and Young) des pays les plus attractifs d'Europe. Comme vous le savez, la dernière édition du Sommet Choose France, en mai dernier, a battu tous les records, avec 13 milliards d'euros d'investissements annoncés et plus de 8 000 emplois créés dans toute la France.

«L'ambition portée par France 2030 est devenue une référence pour les investisseurs du monde entier», a ajouté Saint-Martin en exhortant les «amis du Golfe» à saisir cette opportunité.

La croissance durable est un thème récurrent dans les politiques de développement des États du Golfe. L'investissement de l'Arabie saoudite dans l'hydrogène vert, par exemple, a donné le ton dans la région pour la transition vers l'énergie propre.

«Entre ma première visite à Davos en tant que ministre en 2020 et ma dernière visite à Davos en 2023, la discussion a changé», a déclaré aux délégués, Bandar Ibrahim Alkhorayef, le ministre saoudien de l'Industrie et des Ressources minérales.

«En 2020, les gens accusaient l'Arabie saoudite de trop parler et de ne pas tenir ses promesses. Il est clair aujourd'hui que nous avons de belles histoires à raconter», a-t-il ajouté.

Bruno Le Maire, ministre français de l'Économie, des Finances et du Redressement (Photo, AN).

En effet, le CCG n'est plus un simple fournisseur de ressources naturelles, mais participe également à l'effort mondial visant à relever le défi climatique et à proposer des solutions grâce à des partenariats plus nombreux et plus efficaces, a précisé Alkhorayef.

Comme les pays du Golfe, la France, en tant que pays et membre de l'UE, s'est engagée à construire des partenariats «stratégiques et globaux», a déclaré Anne Gueguen, directrice du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord au ministère français des Affaires étrangères.

Face aux défis mondiaux et systémiques, la France et les pays du CCG poursuivent des politiques similaires axées sur la durabilité, en plus des questions économiques, politiques et géopolitiques. Étant donné que de nombreuses menaces et crises sont interconnectées et de portée mondiale, les traiter de manière isolée ne permet pas de trouver des solutions, a-t-elle expliqué.

«Nous avons un besoin urgent de réinjecter l'esprit de coopération et de partenariat au centre de nos stratégies, et c'est ce que nous voulons faire avec le CCG», a révélé Gueguen. «Nous entretenons des relations globales avec chaque État membre du CCG, en élaborant des plans d'action.»

Les entreprises et institutions françaises sont fortement impliquées dans les affaires et le développement du Golfe, de l'agriculture et des industries agro-alimentaires à l'énergie, de la préservation des sites du patrimoine culturel et du tourisme à l'industrie minière.

Selon Alkhorayef, la stratégie industrielle de l’Arabie saoudite vise à promouvoir la résilience dans les domaines de la sécurité alimentaire, des produits pharmaceutiques et de matériel militaire.

Elle vise également à créer plus de valeur dans le développement des opérations minières et le traitement des matières premières, tout en se tournant vers les industries du futur, positionnant l'Arabie saoudite à l'avant-garde de la fabrication avancée et de l'automatisation. La France s'avère déjà être un partenaire solide dans le développement de ces secteurs, a-t-il mentionné.

Panel Géopolitique des ressources en 2023 : Quelles réponses communes aux défis mondiaux ? Dans le cadre de Vision Golfe et en présence du ministre français de l'Économie, des Finances et du Redressement, Bruno Le Maire, du ministre saoudien de l'Industrie et des Ressources minérales, Bandar ben Ibrahim Alkhorayef, et de Faisal Abbas, rédacteur en chef d'Arab News (Photo, AN).

«Dans le secteur pharmaceutique, il existe aujourd'hui une grande collaboration avec les entreprises françaises», a affirmé Alkhorayef. «L'automatisation et la fabrication avancée, l'avenir de notre industrie, reposeront en grande partie sur la technologie, l'intelligence artificielle, l'impression 3D et la fabrication additive.

«Il y a un réel intérêt de la part des différents partenaires à avoir une vision positive du pays et de la manière dont il peut être non seulement un marché fort, mais aussi une ouverture sur d'autres marchés. L'Arabie saoudite est en train de devenir une puissance industrielle. Mais nous la voyons aussi devenir une solide plate-forme logistique pour différents acteurs.

«Nous recherchons des entreprises susceptibles d'apporter à l'Arabie saoudite la technologie, la recherche et le développement, ainsi que l'innovation.»

Ces collaborations avec des partenaires français ne profiteront pas seulement à l'Arabie saoudite et aux autres États du CCG, ont déclaré les délégués, car d'autres pays du Moyen-Orient, comme l'Irak, pourraient également bénéficier de partenariats dans les domaines du commerce et de la sécurité.

«Le sommet de Djeddah a présenté de sérieux indicateurs de positivité dans la région», a souligné Albudaiwi, citant en exemple un accord récent visant à connecter le réseau électrique de l'Irak à celui du CCG.

«L'intégration au réseau électrique du CCG est un signe majeur de coopération, et il existe également une coopération bilatérale en matière d'électricité avec d'autres pays», a-t-il ajouté.

Les entreprises françaises bénéficient déjà des initiatives lancées par le gouvernement saoudien en matière d'énergies renouvelables, de tourisme, de gestion des déchets et d'autres domaines de développement, mis en œuvre dans le cadre de la Vision 2030, le programme de réformes sociales et de diversification économique de l’Arabie saoudite.

Magali Cesana, responsable des affaires bilatérales au Trésor français, a déclaré que le développement de ces partenariats reflétait la perception positive de la France par les investisseurs du Golfe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le président turc discutent de la sécurité régionale et des attaques en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
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  • Les deux dirigeants abordent la sécurité régionale et la situation en mer Rouge, Ankara condamnant les attaques des Houthis contre les navires

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu lundi un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan afin d’évoquer les relations entre les deux pays et les récents développements régionaux, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Au cours de l’appel, les deux dirigeants ont passé en revue les liens entre l’Arabie saoudite et la Turquie et examiné les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, a ajouté la SPA.

Ils ont également discuté de l’évolution de la situation régionale, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, ainsi que de la sécurité en mer Rouge.

Le président Erdogan a réaffirmé la condamnation de la Turquie des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge, et a exprimé le plein soutien de son pays à l’Arabie saoudite.

Le dirigeant turc a également salué la mise en place de la coalition multinationale de défense maritime dirigée par le Royaume, exprimant l’espoir qu’elle réussira à protéger la navigation internationale et à atteindre ses objectifs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump annonce une reprise des négociations lundi avec l'Iran

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Donald Trump a annoncé une reprise des négociations lundi avec l'Iran, après avoir suspendu les bombardements américains sur la République islamique et fait état de progrès diplomatiques en vue de rouvrir le détroit d'Ormuz.

La signature mi-juin d'un protocole d'accord n'a débouché pour l'instant sur aucune percée diplomatique majeure en vue d'arriver à la fin d'un conflit qui, depuis plus de cinq mois, a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.

Après avoir menacé l'Iran d'une nouvelle attaque majeure, le président américain a annoncé samedi soir y renoncer et a laissé entendre que des progrès avaient été réalisés sur le plan diplomatique.

"Bien sûr qu'ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l'ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme", a-t-il déclaré dimanche soir dans son avion présidentiel.

"Ce que l'on fait maintenant, c'est parler avec eux sous la forme d'une négociation", a ajouté M. Trump, précisant simplement que ces discussions devaient commencer lundi après-midi, sans autre détail.

Ni Téhéran ni les pays médiateurs du conflit n'ont confirmé la tenue de ces discussions, mais la République islamique s'était dite dimanche proche d'un accord avec Oman sur le détroit d'Ormuz.

 

- Chute du pétrole -

 

Crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, le détroit d'Ormuz est de nouveau verrouillé par la République islamique depuis la reprise début juillet des affrontements avec les Etats-Unis, provoquant de fortes perturbations de l'économie mondiale.

L'Iran, qui ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre, n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes et entend garder le contrôle du détroit, également situé dans les eaux omanaises.

En juin, la mise en place d'une route omanaise avait suscité la colère des autorités iraniennes mais un compromis semble se dessiner si l'on en croit Téhéran, Mascate n'ayant pas réagi dans l'immédiat.

"Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties - ni la route nord, ni la route sud -, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, à la télévision d'Etat.

Ces apparentes avancées ont été suivies d'une chute des prix du pétrole à la réouverture du marché lundi matin, le baril de Brent, référence du marché mondial, reculant de près de 5% pour s'échanger autour de 84 dollars. Il avait brièvement dépassé les 100 dollars fin juillet.

En attendant un possible accord, la situation dans le détroit d'Ormuz reste tendue: une explosion près d'un pétrolier y a été rapportée dans la nuit de dimanche à lundi par l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

 

- Volte-face -

 

Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine, le président américain a menacé à plusieurs reprises de bombarder massivement l'Iran, avant de faire volte-face.

Donald Trump, à la peine pour trouver une issue à un conflit très impopulaire parmi ses électeurs, a conditionné la suspension des frappes américaines à la conclusion rapide d'un accord avec Téhéran, en particulier sur Ormuz.

Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end: CBS News avait notamment mentionné la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et des centrales électriques, menées par les Etats-Unis mais aussi Israël, ce qui aurait été une première depuis deux mois.

Donald Trump a dit avoir renoncé à une nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui selon lui "pensent qu'on a un accord": "Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l'Iran".

Le président américain a affirmé que la demande provenait de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et de l'Iran lui-même.

D'après l'agence de presse officielle saoudienne, il avait eu une conversation téléphonique avec le prince héritier Mohamed ben Salmane, un allié clef dans la région, qui l'a appelé à "privilégier le dialogue afin de réduire les tensions".

La guerre s'est étendue récemment, avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l'Iran, ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume.


L'armée israélienne annonce avoir tué plusieurs membres du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
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  • L'armée israélienne affirme avoir tué plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, où un soldat israélien a également été blessé
  • Malgré le cessez-le-feu, les tensions persistent, le Hezbollah rejetant l'accord-cadre tandis que Beyrouth dénonce la poursuite des opérations israéliennes

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé samedi avoir tué plusieurs combattants du mouvement pro-iranien Hezbollah dans le sud du Liban et indiqué qu'un soldat israélien avait été blessé malgré le cessez-le-feu.

L'armée a affirmé avoir identifié dans la nuit plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban.

"Après leur identification, les soldats ont frappé les terroristes et les ont éliminés afin d'écarter la menace", a indiqué l'armée dans un communiqué.

Elle avait précédemment annoncé qu'un soldat avait été blessé dans un "affrontement rapproché" avec le Hezbollah, et a confirmé dans son second communiqué que le soldat avait été "modérement" blessé.

Il a été évacué vers un hôpital, selon les communiqués militaires.

Le Hezbollah pro-iranien n'a revendiqué aucune attaque depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu avec Israël le 20 juin.

Contacté par l'AFP à Beyrouth, le mouvement chiite libanais n'a pas fait de commentaire.

Un accord-cadre parrainé par les Etats-Unis, signé fin juin par le Liban et Israël, vise à mettre un terme aux hostilités. Il prévoit le désarmement du Hezbollah par l'armée libanaise ainsi que le retrait de l'armée israélienne de "zones pilotes", où les forces libanaises seront ensuite déployées.

Le Hezbollah a rejeté à plusieurs reprises cet accord et refuse de déposer les armes, tandis qu'aucun calendrier n'a été fixé pour le retrait complet d'Israël.

L'accord est intervenu plus de trois mois après que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en tirant des roquettes sur Israël, le 2 mars, en soutien à Téhéran, déclenchant d'importantes frappes aériennes israéliennes et une offensive terrestre.

Si les violences ont diminué depuis la signature, en juin, d'un accord préliminaire entre les Etats-Unis et l'Iran ainsi que de l'accord entre le Liban et Israël, Beyrouth continue de signaler des frappes israéliennes sporadiques et des tirs d'artillerie dans le sud du pays.

L'armée libanaise a récemment condamné la poursuite des activités militaires israéliennes qui, selon elle, empêchent son déploiement complet conformément à l'accord-cadre.