Pas le moment d'oublier le Soudan du Sud, met en garde l'ONU

Après avoir obtenu son indépendance du Soudan en 2011, le Soudan du Sud a sombré dans une guerre civile qui a fait près de 400.000 morts (Photo, AFP).
Après avoir obtenu son indépendance du Soudan en 2011, le Soudan du Sud a sombré dans une guerre civile qui a fait près de 400.000 morts (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 21 juin 2023

Pas le moment d'oublier le Soudan du Sud, met en garde l'ONU

  • Les tensions demeurent et les violentes armées locales continuent d'ensanglanter le plus jeune pays de la planète.
  • «Ce n'est pas le moment de quitter des yeux le Soudan du Sud»

NATIONS UNIES: La guerre au Soudan, qui a montré "la rapidité avec laquelle les avancées durement gagnées vers la paix peuvent s'effacer", ne doit pas détourner l'attention des risques qui pèsent sur le Soudan du Sud, a mis en garde mardi l'émissaire de l'ONU dans ce pays.

Après avoir obtenu son indépendance du Soudan en 2011, le Soudan du Sud a sombré dans une guerre civile qui a fait près de 400.000 morts et des millions de déplacés entre 2013 et 2018. Un accord de paix signé en 2018 a prévu le principe d'un partage du pouvoir entre les rivaux Salva Kiir et Riek Machar au sein d'un gouvernement d'union nationale.

Mais les tensions demeurent et les violentes armées locales continuent d'ensanglanter le plus jeune pays de la planète.

Et les combats chez son voisin depuis deux mois ont "des conséquences" sur "de nombreux fronts", notamment économique et sécuritaire, a souligné devant le Conseil de sécurité Nicholas Haysom, patron de la mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss).

"Depuis mi-avril, plus de 117.000 femmes, enfants et hommes ont traversé la frontière du Soudan vers le Soudan du Sud", dont 93% sont des réfugiés sud-soudanais revenant dans leur pays, a-t-il noté, soulignant que "les capacités" du gouvernement et des humanitaires "sont sous pression, avec des ressources locales limitées et un goulot d'étranglement" dans les villes frontalières.

"Les impacts économiques du conflit assombrissent une situation déjà fragile", a-t-il insisté, évoquant l'interruption d'importations du Soudan.

Ressources limitées 

"Sur le plan politique, le conflit au Soudan réduit l'ampleur de l'attention --tant nationale qu'internationale-- indispensable sur le Soudan du Sud en cette période critique de la transition", a-t-il ajouté, appelant à ce que le processus de paix au Soudan du Sud ne paie pas le prix de l'implication du président Kiir dans les efforts de paix chez son voisin.

"Ce n'est pas le moment de quitter des yeux le Soudan du Sud. Ce que nous avons appris du Soudan est la rapidité avec laquelle les avancées durement gagnées vers la paix peuvent s'effacer", a-t-il prévenu, évoquant les risques d'exacerbation "d'éléments déclencheurs et moteurs de conflits".

Dans un contexte de "compétition pour des ressources limitées dans les zones des nouveaux déplacements", l'émissaire onusien a en particulier décrit une "escalade des tensions entre les communautés, souvent avec une connotation ethnique, dans un environnement marqué par les difficultés économiques, des tensions communautaires pré-existantes et la présence d'armes".


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".