Affaire Amira Bouraoui: Des ONG appellent à la libération des personnes arrêtés après sa fuite

Amira Bouraoui est accueillie par ses proches à sa sortie de prison le 2 juillet 2020, devant la prison de Kolea près de la ville de Tipasa, à 70 km à l'ouest de la capitale Alger (Photo, AFP).
Amira Bouraoui est accueillie par ses proches à sa sortie de prison le 2 juillet 2020, devant la prison de Kolea près de la ville de Tipasa, à 70 km à l'ouest de la capitale Alger (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 28 juin 2023

Affaire Amira Bouraoui: Des ONG appellent à la libération des personnes arrêtés après sa fuite

  • Human Rights Watch, l'Institut du Caire pour les études sur les Droits de l'Homme et EuroMed Rights ont appelé ce mardi les autorités algériennes à libérer plusieurs personnes arrêtés après la fuite de l’activiste Amira Bouraoui
  • Mustapha Bendjama (journaliste), Raouf Farrah (chercheur), ainsi qu’un agent de la police aux frontières et un chauffeur de taxi figurent parmi les personnes arrêtées dans le cadre de cette affaire

ALGER: Human Rights Watch, l'Institut du Caire pour les études sur les Droits de l'Homme et EuroMed Rights ont appelé ce mardi les autorités algériennes à libérer plusieurs personnes arrêtés après la fuite de l’activiste Amira Bouraoui. 

L’activiste franco-algérienne – sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire algérien depuis 2021 – avait quitté l'Algérie février dernier pour rejoindre la Tunisie. Après l’intervention des services consulaires français, elle a finalement pu rejoindre la France où elle vit actuellement.

À son arrivée en Tunisie, Bouraoui avait été brièvement arrêté et interrogé par les autorités tunisiennes alors que les autorités algériennes demandaient son extradition. Son départ vers la France avait provoqué une énième crise diplomatique entre l’Algérie et la France – les autorités algériennes accusant la France de l’avoir exfiltré.

Mustapha Bendjama (journaliste), Raouf Farrah (chercheur), ainsi qu’un agent de la police aux frontières et un chauffeur de taxi figurent parmi les personnes arrêtées dans le cadre de cette affaire. Des membres de la famille d'Amira Bouraoui ont également été arrêtés puis placés sous contrôle judiciaire, dont la mère de l'activiste. Les autorités leur reprochent d’avoir aidé Bouraoui à fuir le pays.

«Frénésie vindictive»

Pour Eric Goldstein, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch, «les autorités algériennes ne se contentent pas de punir quiconque elles soupçonnent d’avoir aidé Amira Bouraoui à quitter le pays pour échapper à des persécutions politiques. Elles se servent désormais de cette affaire pour étendre leur répression».

Amna Guellali, directrice de recherches à l’Institut du Caire pour les études sur les Droits de l’Homme a pour sa part estimé que «la frénésie vindicative que les autorités algériennes ont déchaîné après le départ de Bouraoui démontre bien leur volonté délibérée de garder les activistes sous leur férule et de mettre leurs vies en suspens».

Wadih Al Asmar, président d’EuroMed Rights a quant à lui affirmé que «bien qu’imposer des restrictions de déplacement à une personne sur laquelle pèsent des chefs d’accusation criminels légitimes puisse parfois être nécessaire et proportionnel, il n’est pas légitime pour les autorités d’imposer de telles mesures en conséquence directe de la criminalisation d’une expression politique pacifique». 

«Elles devraient remettre en liberté toutes les personnes qui ont été arrêtées dans cette affaire et qui font face à des accusations motivées par des considérations politiques», a encore estimé le président d’EuroMed Rights.

Amira Bouraoui a été condamnée à quatre ans de prison en 2021 pour «offense à l’Islam» et «atteinte à la personne du président de la République».


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.