Les Égyptiens bravent la hausse des prix pour savourer l'esprit de l'Aïd

Des enfants jouent avec des ballons après la prière de l'Aïd al-Adha dans la mosquée d'Al-Azhar au Caire, en avril 2022. (Reuters/File)
Des enfants jouent avec des ballons après la prière de l'Aïd al-Adha dans la mosquée d'Al-Azhar au Caire, en avril 2022. (Reuters/File)
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Publié le Jeudi 29 juin 2023

Les Égyptiens bravent la hausse des prix pour savourer l'esprit de l'Aïd

  • L'Égypte, comme le reste du monde, a été frappée par une vague de hausses de prix ces derniers mois en raison de l'inflation galopante
  • Pour ne pas perdre de vue les coûts, de nombreuses familles ont été obligées de renoncer à leurs traditions favorites, même pendant l'Aïd al-Adha

LE CAIRE: Le comptable égyptien Youssef Abdel Hamid regrette de ne pas avoir pu faire son sacrifice habituel de l'Aïd cette année.

Dans un contexte de hausse de l'inflation et de dévaluation de la monnaie locale, M. Hamid fait partie de ceux qui ont lésiné sur les produits de première nécessité.

L'Égypte, comme le reste du monde, a été frappée par une vague de hausses de prix ces derniers mois en raison de l'inflation galopante.

Le pouvoir d'achat de la population a été touché, et nombreux sont ceux qui ont du mal à s’en sortir, en particulier les 30% de la population qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.

En raison des contraintes budgétaires, de nombreuses familles ont été obligées de renoncer à leurs traditions favorites, même pendant l'Aïd al-Adha – une période connue pour ses dépenses caritatives et ses réceptions avec menus impressionnants à l’appui.

«Le prix des moutons, des veaux et des vaches a considérablement augmenté par rapport à l'année dernière et je ne peux plus me permettre de dépenser autant d'argent», déclare Youssef Abdel Hamid à Arab News.

«À la place, je me contente de faire des dons à diverses organisations caritatives», ajoute-t-il.

Les moutons coûtent actuellement entre 4 000 et 7 000 livres égyptiennes (EGP; 1 livre égyptienne = 0,030 euro), tandis qu'un veau local coûte près de 40 000 EGP et un veau importé 25 000 EGP.

La chute de la livre a rendu encore plus difficile l'équilibre du budget des ménages.

«Certains services locaux d'achat immédiat et de paiement différé proposent des paiements échelonnés en échange de sacrifices, mais cela n'a aucun sens d'accumuler encore plus de dettes. Les œuvres caritatives ne devraient pas vous endetter», souligne M. Hamid.

La hausse des prix et l'inflation ont également incité les gens à réduire leurs dépenses en nourriture et loisirs.

«Au lieu de notre festin habituel de l'Aïd, nous organisons quelque chose de beaucoup plus intime», indique Amani Farid, une femme au foyer.

«Nous ne recevrons pas toute la famille pour le déjeuner. Au lieu de cela, ils viendront plus tard dans la journée et nous leur servirons du thé et des gâteaux», ajoute-t-elle, précisant qu'il n'y avait ni honte ni embarras dans cette situation.

«Nous sommes tous logés à la même enseigne; nous avons tous été affectés de la même manière par l'augmentation des prix.»

«J'avais toujours établi un budget mensuel pour les dépenses du ménage, mais cette fois-ci, les choses sont différentes: le budget est beaucoup plus serré et il n'y a pas de marge de manœuvre.»

Cependant, si les Égyptiens sont connus pour quelque chose, c'est pour leur volonté de tirer le meilleur parti d'une mauvaise situation.

Ils jouent de la musique dans la rue, gonflent des ballons, projettent des films et des pièces de théâtre classiques qui leur rappellent le bon vieux temps – et, soudain, la beauté de l'Aïd revient, prouvant que l'important n'est pas de savoir combien on a ou combien on dépense, mais de savoir de qui on est entouré et à quel point on rit.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.