Émeutes: le Tour de France «en contact constant avec les services de l'État», selon son directeur

Le coureur français de l'équipe Groupama-FDJ, Thibaut Pinot, roule vers la ligne d'arrivée lors de la 7e étape de la 109e édition du Tour de France cycliste, le 8 juillet 2022. (Photo Marco BERTORELLO / AFP)
Le coureur français de l'équipe Groupama-FDJ, Thibaut Pinot, roule vers la ligne d'arrivée lors de la 7e étape de la 109e édition du Tour de France cycliste, le 8 juillet 2022. (Photo Marco BERTORELLO / AFP)
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Publié le Vendredi 30 juin 2023

Émeutes: le Tour de France «en contact constant avec les services de l'État», selon son directeur

  • Après deux premières étapes dans le Pays basque espagnol, le Tour de France doit revenir sur le territoire français lundi, avec une arrivée prévue à Bayonne
  • Interrogé pour savoir si les émeutes en France pouvaient mettre en péril ce dispositif, M. Prudhomme a déclaré: «on suit avec attention l'évolution»

BILBAO, Espagne : Le patron du Tour de France, Christian Prudhomme, a déclaré vendredi être «en lien constant avec les services de l'État» au sujet des violences qui touchent depuis trois jours de nombreuses villes de France.

«Nous sommes en lien constant avec les services de l'État, comme chaque année, et on suit la situation avec une grande attention», a-t-il indiqué à la veille du départ de la Grande Boucle à Bilbao.

Après deux premières étapes dans le Pays basque espagnol, le Tour de France doit revenir sur le territoire français lundi, avec une arrivée prévue à Bayonne.

Quelque 28.000 gendarmes, policiers et pompiers sont mobilisés cette année encore pour garantir la sécurité sur le Tour de France.

Interrogé pour savoir si les émeutes en France pouvaient mettre en péril ce dispositif, M. Prudhomme a déclaré: «on suit avec attention l'évolution. La situation d'aujourd'hui n'est pas celle d'hier et ne sera pas forcément celle de demain.»

Sécurité des coureurs du Tour de France: des matelas dans la descente du col de la Loze

Le Tour de France va par ailleurs installer des matelas de protection dans la descente du col de la Loze lors de la 17e étape, a indiqué vendredi son patron, Christian Prudhomme, alors que le cyclisme cherche à améliorer la sécurité des coureurs après la mort de Gino Mäder.

Cette décision a été prise bien avant la chute du coureur suisse dans une descente de col du Tour de Suisse mi-juin. Mais elle prend une signification particulière depuis ce «drame qu'on ne veut surtout pas revivre», a souligné M. Prudhomme à Bilbao, à la veille du départ de la 110e édition.

La mesure s'inscrit aussi dans l'initiative de l'Union cycliste internationale (UCI) qui a présenté vendredi une nouvelle commission appelée SAFER, destinée à améliorer la sécurité des coureurs, alors que les accidents sont de plus en plus nombreux dans le cyclisme.

«La sécurité des coureurs est une quête perpétuelle», a indiqué M. Prudhomme à quelques journalistes, dont l'AFP.

Sur le Tour 2023, les organisateurs vont donc installer des matelas de 30 mètres de large, utilisés pour les Championnats du monde de ski à Courchevel et Méribel en février, «pour que si un coureur tombe à cet endroit, il ne dévale pas» dans le vide.

Le patron du Tour a par ailleurs insisté sur le travail des collectivités pour remettre en état les routes, citant en exemple le département de Haute-Savoie qui a «refait 130 kilomètres de route, dont deux kilomètres et demie de la descente de Joux-Plane».

«Les réfections de route ne sont évidemment pas uniquement faites pour le Tour, mais le Tour est un accélérateur de travaux», a-t-il ajouté.

«Sur les arrivées en descente, l'état de la route est déterminant pour la sécurité. Ensuite ça dépend essentiellement des risques que les coureurs sont prêts à prendre», avait déclaré le vainqueur sortant du Tour de France jeudi.

- Hommage à Gino Mäder -

Un nouveau système de fléchage, testé dans le récent Critérium du Dauphiné, sera également mis en place pour signaler davantage encore les dangers, en plus des bornes sonores et lumineuses déjà en vigueur depuis quelques années.

«On est de plus en plus attentif mais on n'aura jamais une solution à 100%. Le cyclisme est un sport magnifique mais cruel», a cependant rappelé M. Prudhomme.

La course va rendre hommage à Gino Mäder en retirant le dossard numéro 61 cette année. L'Espagnol Mikel Landa, le leader de l'équipe Bahrain à laquelle appartenait le coureur suisse, s'élancera donc avec le dossard numéro 62 samedi.

«La mort d'un coureur cycliste est un drame absolu, a souligné M. Prudhomme. Gino rêvait de participer au Tour de France. Donc on a eu cette idée qu'on a proposée à son équipe qui l'a elle-même proposée à la famille. Ils ont dit immédiatement oui.»

L'UCI a lancé en parallèle sa nouvelle commission SAFER qui doit devenir à terme une fondation et qui ne sera pleinement fonctionnelle qu'en 2025.

«On voit de plus en plus d'accidents et notre but est de rendre notre sport plus sûr», a déclaré le président de l'UCI David Lappartient lors d'un conférence de presse.


Voyage artistique au cœur de Riyad : entre récit, image et mélodies de Zeina Abi Rached

Zeina Abi Rached, Artiste franco libanaise (Photo Fournie)
Zeina Abi Rached, Artiste franco libanaise (Photo Fournie)
Stéphane Tsapis, compositeur et pianiste (Photo Fournie)
Stéphane Tsapis, compositeur et pianiste (Photo Fournie)
Centre Fanaa Al Awwal, Riyad 2024 (Photo Fournie)
Centre Fanaa Al Awwal, Riyad 2024 (Photo Fournie)
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  • Le centre Fanaa Al Awwal a organisé, en collaboration avec l’ambassade de France en Arabie saoudite et l’Alliance française de Riyad, une soirée culturelle
  • L'artiste franco-libanaise Zeina Abi Rached, autrice, dessinatrice, illustratrice et romancière, y a présenté son célèbre roman « Le piano oriental », inspiré de l'histoire de son arrière-grand-père,

RIYAD : Dans le cadre des événements de la Semaine musicale de Riyad et pour célébrer son deuxième anniversaire, le centre Fanaa Al Awwal a organisé, en collaboration avec l’ambassade de France en Arabie saoudite et l’Alliance française de Riyad, une soirée culturelle le 9 décembre.  

L'artiste franco-libanaise Zeina Abi Rached, autrice, dessinatrice, illustratrice et romancière, y a présenté son célèbre roman « Le piano oriental », inspiré de l'histoire de son arrière-grand-père, l'inventeur de cet instrument de musique dans les années 1950 qui pouvait jouer des airs venus d'Orient.

Avec passion et subtilité, elle a mêlé narration, illustration et mélodies orientales et occidentales, exécutées par Stéphane Tsapis, compositeur et pianiste, pour raconter la vie de son grand-père qu'elle n'a d'ailleurs jamais connu, mais dont elle a su faire connaître le talent.

Stéphane Tsapis a réalisé l'album « Mataroa » comme une vitrine de la parole, notamment la voix de son propre père racontant l'exil forcé des Grecs dû à la guerre civile.

Avec son album « Le Tsapis Volant », l'objectif était de mélanger la voix particulière du piano oriental, un instrument de musique singulier produisant un son unique, avec des voix féminines d'origines diverses.

Zeina a déclaré à Arab News : « j'ai toujours lu des bandes dessinées quand j'étais enfant. Je me souviens que dans la bibliothèque familiale, il y avait des bandes dessinées, c'était quelque chose de très courant.

J’ai ressenti une urgence très forte d'écrire et de dessiner au début des années 2000, alors que j'avais 19 ou 20 ans, au moment de la reconstruction de Beyrouth, la ville telle que je la connaissais jusque-là, c'est-à-dire une ville en guerre, qui était en train de se modifier et de changer. J'ai ressenti le besoin de garder une trace de ce changement. C'est ainsi que l'écriture et le dessin sont arrivés dans ma vie. » 

Au cœur de cette soirée culturelle du 9 décembre, le centre Fanna Al Awwal a vibré au rythme des notes et des mots, célébrant le talent exceptionnel de Zina Abi Rached. Cette artiste franco-libanaise a su captiver le public en tissant un lien entre le passé et le présent à travers son œuvre, « Le piano oriental ». Inspirée par l'héritage de son arrière-grand-père, l'inventeur du piano oriental, Zeina a partagé une histoire riche en émotions, où chaque note jouée par Stephan Tsapis au piano résonnait comme un écho de souvenirs lointains.

Zeina a confié à Arab News : « Pour le Piano Oriental », le personnage principal est mon arrière-grand-père Abdallah, qui devient Abdallah Camandja, mais qui s'appelait Abdallah Chahine. Je ne l'ai pas connu mais on m'en a beaucoup. Tout au long de mon enfance, on m'a dit : « C'est le piano de Camandja », mon arrière-grand-père.  Il y avait donc comme un mythe autour de ce piano. L’évocation de son nom et de son piano était entourée d'un halo de mystère. »  

En général, les personnages de mes bandes dessinées sont des membres de ma famille ou des amis. J'ai récolté des histoires auprès des uns et des autres, des voisins, de la famille.de toutes les personnes qui m'entouraient à l'époque. »

Zeina, véritable alchimiste des arts, a mêlé narration, illustration et musique de manière habile, créant une atmosphère envoûtante. Ses mots, empreints de passion, ont donné vie à un personnage qu'elle n'a jamais connu, mais dont l'héritage continue de l'inspirer. La fusion des mélodies orientales et occidentales, orchestrée avec brio, a permis au public de ressentir l'âme de son grand-père et d'apprécier la beauté de ses créations.

En général, les personnages de mes bandes dessinées sont des membres de ma famille ou des amis (Photo Fournie)
En général, les personnages de mes bandes dessinées sont des membres de ma famille ou des amis. (Photo Fournie) 

Son talent ne se limite pas à sa capacité à raconter une histoire, mais réside également dans sa capacité à transcender les époques et à toucher les cœurs. Au cours de cette soirée, Zeina Abi Rached a non seulement honoré la mémoire de son grand-père, mais elle a également rappelé à tous l'importance de l'art comme moyen d'expression et de connexion, unissant les générations à travers la magie des récits et des mélodies.

Zeina a affirmé : « L'art et surtout la bande dessinée, m'a beaucoup servie, par exemple pour parler de choses difficiles, comme le souvenir de la guerre par exemple. C'est une manière de synthétiser le tout. Le message peut être très puissant et peut se passer de mots, une image peut parfois l'exprimer beaucoup mieux qu'un long discours. C'est ainsi que l'on provoque une sensation, une émotion. Et c'est probablement grâce à cela que l'on comprend mieux et que l'on parvient à s'approprier certaines notions qui ne sont pas évidentes. »

Au cours de cette soirée mémorable, Zina Abi Rached a su plonger le public dans une atmosphère féerique, où le noir et blanc des images évoquait la nostalgie de son enfance au Liban. Chaque mot prononcé, chaque illustration présentée, ouvrait une fenêtre sur un passé vibrant, où les souvenirs se mêlaient aux rêves d’un pays en quête de renaissance.

La dualité entre le noir et blanc, couleurs de son enfance au Liban, et les couleurs éclatantes du pays était palpable, illustrant un contraste poignant entre la beauté des souvenirs et la réalité d’un pays en reconstruction.
La dualité entre le noir et blanc, couleurs de son enfance au Liban, et les couleurs éclatantes du pays était palpable, illustrant un contraste poignant entre la beauté des souvenirs et la réalité d’un pays en reconstruction.

La dualité entre le noir et blanc, couleurs de son enfance au Liban, et les couleurs éclatantes du pays était palpable, illustrant un contraste poignant entre la beauté des souvenirs et la réalité d’un pays en reconstruction. En quittant le Liban, Zina n’a pas seulement laissé derrière elle un lieu, mais aussi une partie de son identité, un héritage culturel qu’elle s’efforce de préserver et de partager à travers son art.

Son récit résonnait avec la mélancolie de ceux qui ont dû s’éloigner de leur terre natale, mais aussi avec l’espoir d’un avenir meilleur. À travers son talent, elle a su faire briller la lumière sur des histoires oubliées, rendant hommage à un Liban qui, malgré les épreuves, continue de vivre dans le cœur de ses originaires.

Zeina Abi Rached n’a pas seulement raconté son histoire, mais elle a également créé un pont entre les générations et les cultures, unissant le passé et le présent dans une danse harmonieuse de souvenirs et de musique.

 

 


Andrew Garfield et Benedict Cumberbatch foulent le tapis rouge du RSIFF avant la projection émouvante de «We Live in Time»

Adam Ackland, directeur général du RSIFF, Shivani Pandya Malhotra, Mohammed Al Turki, Andrew Garfield, Jomana R. Alrashid et Benedict Cumberbatch assistent à la projection de gala "We Live in Time" lors du Festival international du film de la mer Rouge 2024, le 9 décembre 2024 à Djeddah, en Arabie saoudite.
Adam Ackland, directeur général du RSIFF, Shivani Pandya Malhotra, Mohammed Al Turki, Andrew Garfield, Jomana R. Alrashid et Benedict Cumberbatch assistent à la projection de gala "We Live in Time" lors du Festival international du film de la mer Rouge 2024, le 9 décembre 2024 à Djeddah, en Arabie saoudite.
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  • L'acteur anglo-américain Andrew Garfield a foulé le tapis rouge du Festival international du film de la mer Rouge à Djeddah lundi soir
  • Bien qu'il n'ait pas été rejoint par sa co-star Pugh, Garfield a assisté à la projection aux côtés des producteurs du film, Adam Ackland et Benedict Cumberbatch

DJEDDAH: L'acteur anglo-américain Andrew Garfield a foulé le tapis rouge du Festival international du film de la mer Rouge à Djeddah lundi soir, alors que son dernier film, "We Live in Time", était projeté en avant-première dans la région MENA dans le cadre d'une projection de gala.

Bien qu'il n'ait pas été rejoint par sa co-star Pugh, Garfield a assisté à la projection aux côtés des producteurs du film, Adam Ackland et Benedict Cumberbatch.

Lors de la projection, les producteurs et la star Garfield se sont brièvement adressés au public pour présenter le drame romantique.

À propos des performances de Pugh et Garfield dans le film, la star britannique Cumberbatch a déclaré: "Ils sont déjà au sommet de leur art. Ils sont les meilleurs de notre génération", avant d'ajouter: "Je suis jaloux de ne pas jouer dans le film".

Andrew Garfield s'est adressé au public lors de la projection en arabe. (Getty Images)

Andrew Garfield a commencé par saluer le public en arabe, en disant "Assalamu alaikum (que la paix soit avec vous)".

Il a ensuite remercié le festival d'avoir fait venir le film en Arabie saoudite. "Je suis tellement reconnaissant d'être accueilli ici comme si c'était ma deuxième maison", a ajouté Garfield, qui a également participé au festival l'année dernière.

"We Live in Time" est un drame romantique qui se déroule à Londres et qui suit un chef cuisinier prometteur (Pugh) et une jeune divorcée (Garfield) à travers une décennie, alors qu'ils voient leur vie changer à jamais à la suite d'une rencontre fortuite. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Dubaï: Anthony Touma chante Noël 2024

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  • Connu pour avoir atteint la demi-finale de The Voice France et gagné Dancing with the Stars, la voix unique d'Anthony est remplie d'émotions et se marie parfaitement avec le son de Noël.
  • Anthony partagera la scène avec certains des meilleurs musiciens de la ville !

DUBAI: La saison festive est lancée! Anthony Touma chantera des chansons et des mélodies de Noël intemporelles, créant une atmosphère réconfortante pour les amis et les familles.

Egalement au programme: des performances d'invités surprises qui élèveront l'expérience musicale et vous divertiront tout au long de la nuit.

Connu pour avoir atteint la demi-finale de The Voice France et gagné Dancing with the Stars, la voix unique d'Anthony est remplie d'émotions et se marie parfaitement avec l'atmosphère de Noël.

Anthony partagera la scène avec certains des meilleurs musiciens de la ville ! Une formation qui promet d'apporter l'esprit de Noël au Théâtre Zabeel, qu'il s'agisse d'un « Silent Night » ou d'une chanson gospel qui fera lever la foule !