Biens mal acquis libanais: la justice française confirme les saisies du patrimoine Salamé

Le gouverneur de la banque centrale du Liban, Riad Salameh, accorde une interview à l'AFP dans son bureau à Beyrouth, le 20 décembre 2021. (AFP).
Le gouverneur de la banque centrale du Liban, Riad Salameh, accorde une interview à l'AFP dans son bureau à Beyrouth, le 20 décembre 2021. (AFP).
Short Url
Publié le Mardi 04 juillet 2023

Biens mal acquis libanais: la justice française confirme les saisies du patrimoine Salamé

  • La chambre de l'instruction a confirmé la validité de ces saisies opérées sur le patrimoine immobilier et bancaire en Europe de celui qui dirige la BDL depuis 1993
  • Le camp du gouverneur contestait toute une série de saisies opérées par la France et dont la valeur se chiffre en dizaines de millions d'euros

PARIS : La cour d'appel de Paris a confirmé mardi les saisies opérées sur le patrimoine attribué au tout-puissant gouverneur de la Banque du Liban (BDL) Riad Salamé et soupçonné d'avoir été frauduleusement acquis, a appris l'AFP de sources proches du dossier.

Selon ces sources, la chambre de l'instruction a confirmé la validité de ces saisies opérées sur le patrimoine immobilier et bancaire en Europe de celui qui dirige la BDL depuis 1993.

Le camp du gouverneur contestait toute une série de saisies opérées par la France et dont la valeur se chiffre en dizaines de millions d'euros: appartements dans le XVIe arrondissement parisien ou sur les Champs-Elysées, au Royaume-Uni, en Belgique, comptes bancaires...

Ce patrimoine aurait été acquis via un montage financier complexe et un détournement massif de fonds publics, qui fait l'objet de plusieurs enquêtes européennes et d'une enquête au Liban.

"Alors que les recours avaient été annoncés à grand bruit, cette confirmation effrite un peu plus la défense du clan Salamé, tout en consolidant une procédure déjà très lourde. La procédure marque une avancée certaine", ont réagi Me William Bourdon et Vincent Brengarth, avocats de l'association Sherpa et du Collectif des victimes des pratiques frauduleuses et criminelles au Liban (CPVCL), parties civiles.

L'enjeu était important: dans ses réquisitions, le parquet général de la cour d'appel avait demandé confirmation des saisies, estimant que si elles étaient annulées, cela priverait la France, en cas d'éventuelle condamnation un jour, de "toute perspective de confiscation" des biens.

"C'est le nerf de la guerre", avait commenté un protagoniste du dossier à l'AFP. "C'est la principale action concrète possible dans ce dossier", avait ajouté une source proche du dossier.

Après sa non-parution à une convocation de la justice française le 16 mai, Riad Salamé fait en effet l'objet depuis le même jour d'un mandat d'arrêt international émis par la juge d'instruction financière chargée de ce dossier.

Mais le Liban refuse d'extrader ses ressortissants et les juge sur son sol s'ils sont condamnés à l'étranger, ce qui rend peu probable la perspective d'un procès en France avec l'intéressé.

Le gouverneur, qui est très lié à la classe politique, continue d'assumer ses fonctions à la tête de la BDL et a évoqué en mai des accusations "infondées". Son mandat s'achève en juillet.

L'information judiciaire française a été ouverte en juillet 2021.


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Short Url
  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
Short Url
  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
Short Url
  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com